Festival Filmar en América Latina à Genève

Festival filmar en américa latine 2019 Genève présentation maison du Grütli
Diego Gradis, Catherine, Schämperli, Jean-Pierre Gontard, Vania Aillon, Luisa Ballin

FILMAR, l’un des seul festival qui s’autofinance à hauteur de 25% grâce à la vente de billets. Vitrine importante du cinéma d’auteur qui résiste à la déferlante des productions hollywoodiennes en Amérique latine, cette plus importante manifestation culturelle de Suisse dédiée à l’Amérique latine est dirigée par la cinéaste genevoise d’origine chilienne Vania Aillon qui nous a présenté le programme devant l’affiche de cette 21e édition jeudi 31 octobre à Fonction Cinéma, Maison des Arts du Grütli, en présence de Jean-Pierre Gontard, président et Luisa Ballin (photo en haut, en présence de Diego Gradis, Co-fondateur et Président de l’ONG Traditions pour DemainCatherine Schämperli, Secrétaire générale de la Fédération genevoise de coopération).

FILMAR en América Latina, 21e Festival du 15 novembre au 1er décembre 2019 à Genève

filmar en América Latina 2019 Genève Palmarès

Jayro Bustamente, Prix du public

La 21e édition du Festival FILMAR en América Latina s’est clôturé à l’Auditorium Arditi dimanche 1er décembre après 15 jours par la consécration d’abord du long-métrage de fiction La Llorona en présence du cinéaste guatémaltèque primé Jayro Bustamante, Prix du Public FOCUS SUD, co-financé par la Fédération Genevoise de Coopération et par HelvetasGuatemala. Un général à la retraite poursuivi pour génocide est acquitté après son procès pour prétendu vice de forme. Rentré chez lui, il entend des pleurs la nuit. Alma, une jeune Amérindienne, entre au service de la famille du général, sur fond de manifestations. Qui est-elle? Le fantôme de la Llorona, pleureuse de légende qui cherche ses enfants noyés par les militaires? Ou est-elle venue punir celui que la justice n’a pas condamné? Jayro Bustamante,  cinéaste engagé pour la cause des peuples autochtones, a étudié la communication à l’Université de San Carlos de Guatemala, le cinéma au Conservatoire libre du cinéma français (Paris) et au Centre expérimental de cinématographie (Rome). Après des expériences dans la publicité, son premier long-métrage Ixcanul, remporte l’Ours d’argent de la Biennale de 2015 et représente le Guatemala aux Oscars et Golden Globes en 2016.

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Prix Jury des Jeunes

Le Prix du Jury des Jeunes OPERA PRIMA, cofinancé par Terre des Hommes Suisse, Eirene Suisse et Swissaid Genève a été attribué au film Los días de la ballena, de Catalina Arroyave Restrepo. Une quinzaine de collégiens de l’Ecole Internationale de Genève sous la houlette du cinéaste colombien Jorge Cadena, ont ainsi distingué la première œuvre cinématographique de huit talents émergeants. Dans un message vidéo, la réalisatrice colombienne a remercié le Jury des Jeunes. « C’est une grande joie que ce prix nous ait été donné par un jury jeune car cela en dit long sur les jeunesses actuelles qui sont unies malgré le fait qu’elles vivent dans des contextes différents, dans des pays différents, dans des situations différentes, mais cela nous concerne de la même manière. Cela résonne avec ce qui se passe actuellement en Amérique latine. Nous sommes en train de vivre un réveil de nombreuses personnes qui sortent demander que nos conditions de vie soient plus dignes, plus justes. Cette joie s’ajoute à ce moment historique dans lequel, l’Amérique latine est unie, portant un cri pour que nos peuples vivent mieux. Merci au Jury, au festival pour encourager cette rencontre, cet espace. Longue vie au ciné, à FILMAR, à tous ces espaces qui nous permettent de dialoguer et partager nos réalités ».

Ces deux films seront projetés le dimanche 15 décembre 2019 aux Cinémas du Grütli, Genève.

Le voyage extraordinaire de Celeste García, signé Arturo Infante (Cuba), a mis fin à cette 21e édition.

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Fête d’ouverture le 15 novembre à l’Auditorium Arditi, Genève

Un public curieux et cinéphile a répondu présent aux projections de plus de 80 films, trois tables-rondes, une conférence, une exposition – accueillant un public cosmopolite pour le projections rive droite: au  Nord-Sud, Rue de la Servette pour la deuxième partie du festival, ainsi que des projections pour les scolaires dans les salles partenaires : les Cinémas du Grütli, Fonction: Cinéma,  l’Auditorium de la Fondation Arditi, le Cinélux, le Spoutnik, la Maison de la Paix, l’Université Uni-Bastions, Ciné-Saussure, CinéVersoix, le cinéma Bio (Carouge), l’Espace Palettes (Lancy), la Ferme du Pommier (Grand-Saconnex), la Julienne (Plan-les-Ouates), le Centre des Arts de l’Ecole internationale de Genève, le Cinéma Voltaire (Ferney-Voltaire), le Théâtre du Bordeau (Saint-Genis-Pouilly), le Cinéma Rouge et Noir (St-Julien-en-Genevois) et le Ciné Actuel (Annemasse).

Festival filmar en américa latine 2019 Genève présentation maison du Grütli 25 personnalités invités, dont trois cinéastes incarnant le renouveau et la vitalité du cinéma latino-américain: Jayro Bustamante (Guatemala); Julio Hernández Cordón (Mexique-Guatemala-États-Unis) et Alejandro Moguillansky (Argentine, El Pampero Cine) et l’activiste Mônica Benício, célèbre défenseure des droits humains au Brésil, ainsi que plusieurs cinéastes le Guatemala et le Brésil. Un cycle de films en langues autochtones qui témoignent de la situation actuelle des peuples amérindiens en cette Année internationale des langues autochtones proclamée par les Nations Unies à travers des films venus d’Équateur, du Mexique et du Pérou.  Plus de 80 œuvres cinématographiques, dont 16 films en compétition. La section OPERA PRIMA (Première œuvre) a proposé huit films : Aquì y ahora (de Paz León) ; Baracoa (de Pablo Briones), Cartero (de Emiliano Serra) ; La arrancada (de Aldemar Matías) ; Los días de la ballena (de Catalina Arroyave Restrepo); Perro bomba (de Juan Cáceres) ; Los tiburones (de Lucía Garibaldi) et Jazmines en Lídice (de Rubén Sierra Salles). La section FOCUS SUD a compris huit films en compétition pour le Prix du Public : A Febre (de Maya Da-Rin) ; Blanco en Blanco (de Théo Court) ; By the name of Tania (de Bénédicte Liénard et Mary Jimenez) ; Divino Amor (de Gabriel Mascaro) ; El concursante (de Carlos Osuna) ; La Llorona (de Jayro Bustamante) ; Niña errante (de Rubén Mendoza) et Solo (de Artemio Benki). Le Prix du Public FOCUS SUD est cofinancé par la Fédération genevoise de coopération et Helvetas. La section REGARDS ACTUELS a proposé une sélection du cinéma latino-américain actuel, avec des avant-premières et des films qui ne seront sans doute visibles nulle part ailleurs. HISTOIRES QUEER et AU FRONT a plongé les spectateurs dans des fictions et des documentaires poignants, militants ou inspirants afin de mieux saisir des réalités d’actualité. FILMARCito a séduit les cinéphiles en herbe et leurs accompagnant⋅e⋅s, grâce à des courts-métrages venus d’Argentine, Bolivie, Chili, Colombie, Pérou et Mexique. Trois tables-rondes publiques, la première se penchant sur les Représentations du conflit armé en Colombie; la deuxième a été consacrée à Filmer les femmes: le regard des femmes sur les femmes. La troisième a  faitle lien Entre Cuba et la Suisse: deux approches de la formation au cinéma documentaire, un échange proposé par FILMAR entre des formateurs et cinéastes issus de deux grandes écoles de Suisse et de Cuba: la Haute École d’Art et de Design de Genève (HEAD – Genève) et la Escuela Internacional de Cine y Televisión de San Antonio de los Baños à Cuba (EICTV). Le Brésil des années 1960 a fait l’objet d’une conférence de Lilia Lustosa de Oliveira, spécialiste du Cinema Novo brésilien, en partenariat avec l’Université de Genève, suivie de la projection de Terre em transe, film étendard de Glauber Rocha et du Cinema Novo brésilien, réalisé peu après le coup d’État militaire de 1964. La dernière œuvre du réalisateur chilien Patricio Guzmán, La cordillère des songes, a ouvert le Festival, vendredi 15 novembre à l’Auditorium de la Fondation Arditi, en présence du Président du Conseil d’Etat de Genève Antonio Hodgers.


20e Filmar en América Latina du 16 novembre au 2 décembre 2018 à Genève et dans quelques villes en France

le groupe Aymara – Festival filmar en América Latina – Journée de clôture de la 20e édition

Prix Jury des Jeunes pour le film Retablo

Une grande fête festive du 20e anniversaire a clôturé le festival le dimanche 2 décembre 2018 dès l’après-midi à l’Alhambra: au programme ciné-concert familial, initation au Tango Queer et des activités pour enfants, de la musique traditionnelle des Andes « Ruphaÿ » par le groupe Aymara et Son Jarocho, musique traditonnelle de Veracruz, Mexique: Cocoxaco, la projection du film: La reina del miedo de Valeria Bertucelli et Fabiana Tisconia (Argentine, 2018).

Pendant la cérémonie de clôture ont été dévoilés le Prix des Jeunes pour l’Opera Prima, première oeuvre du jeune Alvaro Delgado-Aparicio L. pour son film: Retablo (projeté aux cinémas du Grütli dimanche 9 décembre, 17h15) qui évoque avec beauté et couleur la vie d’une famille vivant dans un village en montagne péruvienne. Noé, un artisan reconnu, enseigne à son fils Secondo, un garçon de 14 ans, à faire les retablos (crèches décoratives) vendues à l’église ou à des familles aisées

Jury des Jeunes, coaché par Jorge Cadena

Prix du Public pour Un Traductor

ainsi que le Prix de Public (projeté aux cinémas du Grütli dimanche 9 décembre, 19h15) qui revient pour cette 20e édition au film cubain: Un traductor de Rodrigo & Sebastián Barriuso: Cuba 1989. Un professeur de littérature russe à l’université de La Havane est détaché à l’hôpital pour une mission spéciale. Sa rencontre avec un jeune patient va transformer sa vie. Sur fond de chute du mur de Berlin, ce sont à la fois ses convictions et sa vie de famille qui s’écroulent. L’histoire vraie d’un […].

Festival Filmar en América Latina Genève

au milieu: Jean-Pierre Gontard, président et Vania Aillon, directrice

La manifestation suisse la plus importante dédiée aux cinématographies latino-américaines a pris ses quarties dans le Grand Genève: du Petit-Lancy, en passant par Carouge, Plan-les-Ouates, Versoix à Ferney-Voltaire, Gex, St-Julien-en-Genevois, Annemassse. Une section spéciale « Retrospective 20ème édition » dans laquelle, le festival est revenu sur ces 20 années de cinéma passées ensemble avec des films qui ont marqué le cinéma d’Amérique latine et l’histoire du festival. Les films présentés montrent la diversité du cinéma latino-américain et seront les témoins et les messagers de sociétés en changement, encore empreintes de cultures et savoirs ancestraux. Venez à la rencontre des 26 invités, réalisateurs, acteurs, producteurs venus d’Europe et d’Amérique latine et à la découverte de 90 oeuvres cinématograhiques, une exposition d’affiches de films et assistez à la table ronde sur les défis de filmer en Amérique latine. Dans la section Focus Sud, 8 films en compétition pour le Prix du Public et 8 premières oeuvres de cinéastes dans la section Opera Prima. Cinq long-métrages culte, grâce à la carte blanche offerte à Eduouard Waintrop, actuel directeur des Cinémas du Grütli. Plus de 70 films: documentaires engagés, oeuvres grand public, fictions d’avant-garde et courts-métrages d’animation dans les sections: Regards Actuels, Au Front, Historias Queer. Pour le jeune public, une programmation leur est destinée dans la section FILMARcito.

Jury des Jeunes 2018


Archives: les Editions passées

19e Filmar en América Latina, le plus grand événement culturel suisse consacré aux cinématographes latino-américaines se déroulera du 17 novembre au 3 décembre 2017 à Genève et dans quelques villes en France.

Jury des Jeunes pour Opera Prima

Claudia Huaiquimilla et Andrew Bargsted Elgueda en direct du Chili

Plus de 80 films dont seize films en compétition pour le Prix du Public et le Prix du Jury des Jeunes dans les sections: Coup de Coeur, Opera Prima, Regards actuels, Rétrospective, Ciné-Musique (inspiré par les musiques de cinq pays: Brésil, Colombie, Chili, Hondura et Mexique), acte de résistance, témoignages engagés dans les sections Au Front et A Revoir. Une vingtaine de cinéastes invités, une grande rétrospective consacrée au réalisateur chilien Patricio Guzman. Des documentaires d’anthologie et deux long-métrages: La batalla de Chile I, II et III (1975) Salvador Allende (2004) et Nostalgie de la lumière (2010) Le bouton de nacre (2015) de ce maestro de la mémoire et de l’image ont été projetés au festival.

Prix du Public, co-financé par la Federation genevoise de coopération et de Helvetas

Le festival s’est clôturé ce dimanche 3 décembre à l’Auditorium de la Fondation Arditi à Genève avec la remise du prix Jury des Jeunes qui a récompensé l’Opera Prima, sélectionnée parmi huit premières oeuvres de jeunes talents émergeant cette année d’Argentine, du Brésil, du Chili, de Colombie, du Venezuela, du Costa Rica et du Mexique et qui a été attribué à la réalisatrice Claudia Huaiquimilla pour Mala junta/Bad influence (Chili, 2016), un film qui thématise l’adolescence, le combat des indigènes Mapuches et l’éducation. C’est le délit de trop pour Tano. Le jeune de 15 ans est envoyé chez son père, dans la campagne chilienne. Il y fait la connaissance de Cheo, un ado indigène avec lequel il se liera d’amitié. Au contact l’un de l’autre, ils dépasseront leurs peurs et leurs frustrations et s’ouvriront au monde.

Le Prix du Public – co-financé par la Fédération genevoise de coopération (regroupant une soixantaine d’associations actives à Genève dans la solidarité internationale, la coopération au développement) et Helvetas (suivi de projets de développement dans le Sud) a récompensé dans la section Coups de Coeur

Vania Aillon, directrice du festival

le documentaire à Jericó, el infinito vuelo de los días / Jericó, le vol infini des jours (Colombie, France, 2016) réalisé par le Cubain Ernesto Daranas. Le film narre le quotidien d’un enfant de onze ans. Ce dernier, élevé par sa mère célibataire et perdue dans les drogues, doit faire face seul aux aléas de l’existence.

FILMARcito a proposé des courts-métrages Au fil de l’eau pour le jeune public. Un hommage a été rendu à Violeta Parra, auteure, compositrice, interprète, peintre et brodeuse chilienne avec deux films et le spectacle de musique, chant et danses, intitulé Gracias a la vida crée par l’association Artisticamente. L’exposition, intitulée Chez les Kunas toutes les femmes sont artistes autour de la mola: corsage emblématique porté par les femmes du peuple kuna du Panama du 17 novembre au 3 décembre à la Maison des Arts du Grütli, 16h à 23h durant le festival sera accompagné de la projection du film: Molakana – Coudre le monde de Michel Perrin, 2003 jeudi 30 novembre, 17h30 à l’auditorium du MEG, Musée d’ethnographie de Genève.  

Jean-Pierre Gontard et Vania Aillon

En photo le fondateur du festival Jean-Pierre Gontard et la directrice du festival Vania Aillon (d’origine chilienne) lors de la présentation du festival.

Gracias a la Vida, hommage musical à Violeta Parra et ses liens privilégiés avec Genève et la Suisse, au fil des textes et chansons de Violota Parra, interprétées par des artistes d’exception, ainsi que des danses chiliennes par la groupe genevois TABARE a eu lieu vendredi 24 novembre à l’Aula Frank Martin, Genève, précédée d’une table ronde avec la participation d’experts et amis ayant partagé le temps passé par Violetta à Genève et à Lausanne de 1953 à 1965. Dans le cadre du centenaire de la naissance de cette chanteuse, poétesse, compositrice et peintre chilienne. Elle vécut à Genève de 1963 à 1965 avec l’anthropologue et musicie suisse Gilbert Favre. En 1964 le Musée du Louvre expose ses tableaux, tapisseries et sculptures.

Marcela Said, réalisatrice chilienne

En 1965 Violeta Parra retourna au Chili et mit fin à ses jours le 5 février 1967.

Le film d’une autre chilienne, le long-métrage de Marcela Said Los Perros/Mariana, lauréat du prix Horizontes Latinos au récent festival du film San Sebastian, a ouvert cette 19e édition du Filmar, en présence de la réalisatrice, le 17 novembre à l‘Auditorium Ardidi, Genève. Le film sera à l’affiche du mercredi 29 novembre au 19 décembre aux Cinémas du Grütli.

Mariana, 42 ans, erre entre sa galerie d’art, son père riche, son mari autoritaire et un incessant sentiment d’insatisfaction. Elle cherche à éprouver des émotions auprès de son chien, des chevaux… de son prof d’équitation. Mais lui, qui est-il? Est- ce dangereux de remuer la boue dans un pays à l’histoire récente sanglante? Un film profondément humain, qui pose une question: peut-on aimer un monstre?

Le public a été au rendez-vous et a pu rencontrer 19 invités au total pendant les 15 jours du festival. L’année prochaine en 2018, le festival célébrera son 20e anniversaire.

Festival cinéma latine américaines Genève


Le 18e édition du Festival Filmar en América Latina, seul festival suisse consacré au cinéma latino continue du 18 novembre au 4 décembre 2016 à Genève et Annemasse

Filmar en America Latina festival Genève

Jury des Jeunes

Palmarès ce dimanche 4 décembre à l’Auditorium de la Fondation Arditi
Le Prix du Jury des Jeunes, cofinancé par Terre des Hommes Suisse, Eirene Suisse et la Centrale Sanitaire Suisse Romande (CSSR) récompensant la meilleure Opera Prima (parmi 8 premières oeuvres de jeunes talents) revient au cinéaste argentin Francisco Varone pour son long-métrage Camino a La Paz. Un road-movie séduisant, doucement humoristique et profondément empathique. Si vous l avez manqué, le film sera projeté à nouveau le dimanche 18 décembre à 19h15 aux Cinémas du Grütli (salle Simon). Le Prix Public, cofinancé par la Fédération Genevoise de Coopération et Helvetas revient au documentaire uruguayen El mundo de Carolina de la cinéaste Mariana Viñoles. Un documentaire qui invite à la rencontre de Carolina, une jeune femme trisomique, et qui émeut par son humanité et son regard sensible. Le film sera projeté à nouveau le dimanche 18 décembre à 17h aux Cinémas du Grütli (salle Langlois). Après six éditions, dont quatre à la direction, Sara Cereghetti laisse la place à la nouvelle directrice, Vania Aillon, Chilienne et Suisse, diplômée de la Haute Ecole d art et de design de Genève (HEAD) qui avait déjà travaillé au festival et y avait présenté un des ses films tournée au Vénézuela. Mais avant une 19ème édition aura lieu du 17 novembre au 3 décembre 2017, le festival continue sa programmation ce lundi 5 et mardi 6 décembre au Cinéma BIO de Carouge avec 7 films.

Filmar en America Latina festival Genève

Prix du Public

Sara Cereghetti, Vania Aillon, Jean-Pierre Gontard

80 oeuvres cinématographiques, dont Coups de Coeur: 8 films en compétition pour le Prix du Public, Opera Prima: 8 films en compétition pour le Prix du Jury des Jeunes, Immersion: hommage à la vie et à la carrière de célèbres écrivains latinoaméricains (Garcia Marquez, Jodorowsky, Neruda, Coehlo et Piglia), des Humeurs et des Envies, Au Front, Dédicace, art-images: adaptations cinématographiques d oeuvres littéraires, à revoir. Portraits/Retratos offrira une vingtaine de documentaires retraçant des récits de vie, des reconstructions
fictionnelles, une diversité de personnages, d’histoires, de trajectoires, tout comme des pays et d’époques. Photo à gauche: Sara Cereghetti, 4e et dernière édition comme directrice, en compagnie du président et fondateur du Festival FILMAR en América Latina Jean-Pierre Gontard et Sami Kanaan, Conseiller administratif en charge du Département de la culture et du sport lors de la cérémonie d’ouverture du vendredi 18 novembre avec la projection du film: Neruda, de Pablo Lorrain (Chili, France, Espagne, Argentine, 2016) à l’Auditorium de la Fondation Arditi.

Filmar en America Latina festival Genève

Sami Kanaan, Sara Cereghetti, Jean-Pierre Gontard

Les productions de jeunes cinéastes engagés ont investit un grand nombre de salles dans de nombreux quartiers, en développant une programmation pour les jeunes et en instaurant des collaborations avec des institutions culturelles, comme c’est le cas cette année avec le Musée d’ethnographie: La section Dédicaces a été vouée aux esprits de la forêt, en écho à l’exposition Amazonie. Le chamane et la pensée de la forêt, présenté au MEG jusqu’au 8 janvier 2017. Une exposition photographique à la Maison des Arts du Grütli de Rene Torres: La paix c’est pour quand a thématisé à l’aube du processus de paix, comment les Colombiens partagent leur perception de la paix et de la guerre. Des rencontres et discussions autour de Historias Queer avec les associations LGBTIQ genevoises, en partenariat avec le pôle Egalité-Diversité du Service Agenda 21, Ville durable de la Ville de Genève. Dans la catégorie Immersion: Portraits/Retratos, vingt-trois longs-métrages ont dressé des portraits, pour une plongée dans le film biographique dans une multitude de traitement cinématographiques: biopics, anti-biopics, autofictions, biographies fictionnelles, documentaires créatifs, récits de vie. L’invité d’honneur 2016 était la littérature, un écrivain imaginaire au coeur d’un scénario, des adaptations cinématographiques de romans latino-américains récents et aussi un essai inspiré et à la recherche de Borges par Cristiano Burlan (Em Busca de Borges/Looking for Borges, Brésil, 2016), tourné dans les rues de Genève. Projection des Joyaux de Festivals: quatre films qui ont séduit à Cannes, Berlin, Saint Sébastien, Venise: Aquarius de Kleber Mendonca, Brésil, 2016, El rey del Once, de Daniel Burman, Argentine, 2016, El Amparo, de Rober Calzadilla, Venezuela, Colombie, El Cristo ciego, de Christopher Murray, Chili, France, 2016. 16 films se sont articulé autour des liens familiaux, leurs affects, leurs conflits et parfois leurs secrets – narrations imaginées ou documentaires. La catégorie Au Front a donné de l’espace à des films engagés et militants. FILMARcito, le festival des petits continue a proposé des films venus des quatre coins du continent.


17e édition de Filmar en América Latina du 13 au 29 novembre à Genève

Pablo Martinez Pessi

La 17e édition du Filmar en América Latina – la plus grande manifestation cinématographique de Suisse dédiée à l’Amérique latine – s est terminé par la remise du prix du public récompensant dans la section Coups de Coeur d’une valeur de CHF 4000.- (doublé par rapport à l anneé, en réuniant fiction et documentaire dans une seule section et cofinancé par la Fédération Genevoise de Coopération et Helvetas) le film uruguayen Tus padres volveran/Tes parents reviendront de Pablo Martinez Pessi. Ce documentaire, tourné en 2014, relate un événement poignant qui a eu lieu en 1983 lorsque cent cinquante-quatre enfants vivants en Europe ont pris un vol pour l’Uruguay, sous l impulsion du gouvernement espagnol. Tous fils et filles d exilés politiques uruguayens, ces enfants furent envoyés par leurs parents découvrir leur pays natal, leur famille et leur culture d origine. Le jury des jeunes a récompensé le film de fiction Guarani du jeune réalisateur argentin Luis Zoraquin (co-production argentino- paraguayenne) dans la section Opera Prima. Cette oeuvre poétique narre la vie d Atilio et de sa petitefille. Ils habitent près du fleuve et le plus grand désir d’Atilio est d’avoir un petit-fils à qui transmettre les secrets de la pêche ainsi que sa langue et sa culture guaraní. La mère de la fillette est partie pour la ville. Un jour, Atilio et sa petite-fille entreprennent le voyage pour la retrouver. Cette traversée leur fera comprendre l’importance des traditions et de la famille.

Prix des Jeunes

Un événement incontournable qui nous permet de découvrir du cinéma d’autre monde, notamment de l’Amérique Latina unique dans notre région franco-genevois. Ouverture de la 17e édition de Filmar en América Latina ce vendredi 13 novembre devant plus de 400 spectateurs enthousiastes à l’Auditorium de la Fondation de Genève. En plus de la présentation de cette quinzaine, du film guatémaltèque Ixanul/Volcan, Guatemala, 2015 (projeté le 27 novembre au CinéVersoix), nous avons eu droit à un échantillon des films des réalisateurs centraméricaine à retrouver dans la catégorie une immersion de Panama à Tijuana: (25 longs-métrages et 4 courts métrages en total) en présence des invités Marie José Alvarez, co-fondatrice de l’Institut de Cinéma nicaraguayen, fondatrice de sa maison de production, Luna Films – son road movie Lubaraun, al encuentro de…sera projeté en présence d’Alejo Cristostomo, cinéaste de parents chiliens, né au Guatemala – son film: Nina y Laura qui représentent les quatre films costaricains en compagnie de Kattia Gonzales Zuniga, productrice et actrice en collaboration – dont le court-métrage Viaje en présence de la mexicaine Juliana Fanjul (master en réalisation entre l’ECAL à Lausanne et la HEAD à Genève) – son film: Muchachas a été projeté lundi 23 et mercredi 25 novembre au Cinélux, en collaboration avec Les Créatives.

De Panama à Tijuana

Embarquez en voyage de Panama à Tijuana, avec la projection de fictions et de documentaires latino-américains actuels, dont une quinzaine en avant-première, sélectionnés ou récompensés par les plus grands festivals de cinéma internationaux. Un voyage au coeur de la création cinématographique latino-américaine, qu’elle soit portée par de jeunes cinéastes ou déjà inscrite dans le patrimoine: Argentine, Brésil, Chili, Colombie, Cuba, Guatemala, Mexique, Venezuela, République Dominicaine et Uruguay. Une vingtaine d’invités: María José Alvarez (Nicaragua), Pablo Agüero (Argentine), Maite Alberdi (Chili), Cristiano Burlan (Brésil), Alejo Crisóstomo (Guatemala, Chili), Juliana Fanjul (Mexique, Suisse), Jorge Flores Velasco (Equateur), Héctor Gálvez (Pérou), Kattia González (Costa Rica), Heidi Hassan (Cuba, Suisse), Carlos Lascano (Argentine), Marcela Lizcano (Colombie), Luján Loioco (Argentine), Juan José Lozano (Colombie, Suisse), Tomás Navas Curie (Cuba Suisse), Enrica Pérez (Pérou), Haliam Pérez (Cuba), Anwar Safa (Mexique), Marcia Tambutti (Chili), Ricardo Torres (Colombie Suisse), Jacques Toulemonde (Colombie France), Carlos Tribiño (Colombie), et Luis Zorraquín (Argentine). Dans Coup de Coeur, le festival a invité à découvrir les huits films en compétition pour le prix du public. Le jury des jeunes a choisi son lauréat parmi les huit films proposé dans Opera Prima, l’espace pour les nouveaux talents. Les festival a mis également à l’honneur de jeunes talents déjà primés, tels que Israel Cardenas et Maria Amelia Guzman, ainsi que les premiers longs-métrages de Juliana Fanjul, Jairo Bustamante (Prix Alfred Bauer à la Berlinade 2015) et César Acevedo (Caméra d’or du Festival de Cannes 2015). Des Humeurs et des Envies nous ont permis de nous envoler avec des regards croisés sur l’actualité des cinématographiques du territoire latino-américain. Les films dont l‘engagement et la radicalité sont la force la plus manifeste sont réunis dans Au Front.


16e Filmar en América Latina qui s’est tenue à Genève, dans d’autres villes de Suisse romande et en France voisine du 15 au 30 novembre 2014

Sara Cereghetti

Le Festival a décerné son prix pour les fictions samedi et documentaires dimanche. Le palmarès a couronné deux films de fiction et deux documentaires de création. Le Prix du Public – Fiction, d’un montant de CHF 2000.- offert par Helvetas, a plébiscité Conducta, du réalisateur cubain Ernesto Daranas qui raconte la relation entre un élève qui vit seul avec sa mère trop souvent absente et Carmela, l’enseignante charismatique, proche de la retraite. Le Prix du Jury des Jeunes, composé d’étudiantes et d’étudiants de l’Ecolint (Ecole internationale) et des collèges Sismondi, De Saussure et Rousseau, a attribué ses prix à deux films mexicains: au film de fiction, d’un montant de CHF 2000.- offert par Terre des Hommes Suisse, à La tirisia du réalisateur mexicain Jorge Pérez Solano qui raconte l’histoire dune femme confrontée au conflit entre ses propres désirs et les attentes de sa communauté. Le jury des jeunes a décerné pour la première fois le prix pour un Documentaire, de CHF 2’000.- offert par la Fondation Eirene et la Centrale Sanitaire Suisse Romande, à Quebranto du réalisateur mexicain Roberto Fiesco, une fresque biographique d’une grande dame du cinéma mexicain. Le Prix du Public – Documentaire, de CHF 2000.- offert par la Fédération Genevoise de Coopération, est allé à La muerte de Jaime Roldós des réalisateurs équatoriens Manolo Sarmiento et Lisandra Rivera qui revient sur la mort du premier président élu démocratique en Equateur, Jaime Roldos et donne un éclairage des enjeux politiques qui sont emblématiques de ce qui se passe en Amérique latine. En photo la directrice Sara Cereghetti, qui disait satisfait des rencontres, cinématographiques et humaines, et de la réponse d’un public nombreux et curieux. Le festival continue à proposer une riche vitrine du cinéma latino-américain, un panorama du cinéma latino-américain le plus récent avec une centaine de titres, fictions et documentaires. Les projecteurs ont mis à l’honneur cette année le cinéma argentin en suivant ses pas et ses figures à travers le temps: dès les années ’60 jusqu’à nos jours. Des Andes à la Patagonie passent par l’infinie Buenos Aires (Argentine). Au programme également cinéma & musique, littérature, histoire, regards du cinéma suisse sur l’Amérique latine. FilmarCito, le festival des petits a proposé une séance spéciale avec la Lanterne Magique du 4 au 30 novembre avec des films d’Argentine, d’Uruguay, d’Equateur, du Chili, du Mexique ou encore du Cuba à apprécier en famille, en présence d’Alfredo Soderguit, réalisateur de la magnifique fiction animée Anina.


Gérard Perroulaz et Jean-Claude Wicky

Festival Filmar en América Latina à Genève du 5 au 21 novembre 2010: Palmarès

Greenpeace a remis hier le prix pour le meilleur film consacré à l’environnement au réalisateur suisse Jean-Claude Wicky pour son documentaire: Tous les jours la nuit, un film sur les mineurs boliviens. Après une exposition de photographies et la publication d’un livre illustré, Jean-Claude Vicky a réalisé ce film après avoir vécu à plusieurs reprises avec les mineurs boliviens où il a rencontré de nombreuses femmes de mineurs, parfois devenus veuves très jeunes. (photo: le programmateur et directeur du festival: Gérard Perroulaz à gauche, Jean-Claude Wicky à droite).

Jean-Pierre Gontard

Autres films primés: Retratos en un Mar de Mentiras de Carlos Gaviria, un road movie à travers la Colombie et Mi Vida con Carlos de German Berger Hertz, un film retraçant la vie de sa mère, la célèbre juriste chilienne Carmen Hertz, qui a travaillé au Vicariat de la Solidarité pour aider les victimes de la répression de Pinochet.
Filmar en América latina, ce sont une centaine de films latino-américains, dans plusieurs cinémas à Genève et dans d’autres villes suisses: à Lausanne, à Bienne, à Berne. Cette année au programme: Les Caraïbes avec une rencontre autour de la Martinique et une soirée Haïti. La production cinématographique récente de la Colombie (plus de 90 films long métrages ont été produit dans ce pays depuis 2005). Des soirées spéciales Nicaragua, Guatemala, Bolivie, Pérou, Chili, Argentine, Venezuela et Mexique. Des avantpremières en présence des réalisateurs. Le fait que le festival a eu lieu également à Ferney-Voltaire a mis les films sud-américains au contact des distributeurs parisiens. (Photo à droite le président Jean-Pierre Gontard).