Cinémathèque Suisse à Lausanne

affiche Erni inauguration Cinémathèque suisse Lausanne
première affiche: Inauguration Cinémathèque suisse Lausanne en 1950, par Hans Erni

Maison du cinéma au Capitole: ouverture prévue en 2023

Le chantier de rénovation et d’agrandissement du bâtiment historique du cinéma Capitole – plus grand cinéma de Suisse encore en activité – a démarré ce début de mois de février 2021. Les travaux mené par la Ville de Lausanne et la Fondation Capitole, permettront notamment la réalisation d’une deuxième salle de projection en sous-sol, ainsi que la restauration des éléments patrimoniaux. La transformation en Maison du cinéma, dont la réalisation est confiée au bureau Architecum, permettra d’accueillir l’intégralité de l’activité publique de la Cinémathèque suisse, avec de nouveaux espaces (médiathèque, boutique spécialisée, café) et un accès facilité à l’une de plus importantes collections au monde consacrée au cinéma. L’ouverture au public est prévue en 2023.

La Cinémathèque suisse vous propose deux films en VOD « video on demand »

En mars 2021, deux longs métrages qui sentent bon l’été vous sont proposés en VOD: Entre dos aguas d’Isaki Lacuesta et Adieu Philippine de Jacques Rozier, ainsi que de nombreux courts qui reflètent le génie helvétique, entre humour et nostalgie. Après La leyenda del tiempo en ligne le mois dernier, retrouvez Isra et Cheíto dans Entre dos aguas (2018) d’Isaki Lacuesta. Tourné douze ans plus tard avec les mêmes protagonistes, ce deuxième opus continue de jouer avec la frontière entre fiction et documentaire. Un conte social, poétique et cruel, avec pour décor la baie de Cadix en Andalousie. Direction cette fois la Méditerranée avec Adieu Philippine de Jacques Rozier, tourné tout en légèreté en 1960 sur fond de guerre d’Algérie. Un film devenu culte, « le plus nouvelle vague de la Nouvelle Vague » selon les Cahiers du Cinéma, qui a retrouvé toute sa fraîcheur grâce à la restauration conjointe de la Cinémathèque française et de la Cinémathèque suisse, et qui augure une belle rétrospective. Si ces deux films sont à découvrir jusqu’au 31 mars, d’autres perles rares sont disponibles en tout temps sur notre plateforme Vimeo, qui comprend près de 20 courts métrages restaurés et numérisés par nos soins, en collaboration avec des laboratoires indépendants et avec le soutien de Memoriav. Des trésors de nos collections – films d’animation, réclames et sujets d’actualités – miroirs d’un pays multilingue, tiraillé entre mythes et innovations: la Suisse.. En savoir plus.

70 ans de l’inauguration de la Cinémathèque suisse

La Cinémathèque suisse a mis en place plusieurs mesures sanitaires. Les sièges sont désormais numérotés et la capacité des salles diminue de 50%. La réservation en ligne est vivement recommandée afin de limiter l’affluence aux caisses.

L’actualité des événements cinématographique du bassin lémanique, ICI.

Il y a 70 ans, du 30 octobre au 4 novembre 1950, la Cinémathèque suisse inaugurait officiellement sa naissance qui remonte à 1948. Parmi les trois affiches conçues pour annoncer ces évènements, celle de Hans Erni retient l’attention. Alors âgé de 41 ans, il est déjà un artiste reconnu. La création de cette affiche qui annonce l’inauguration, amène ses membres fondateurs à réfléchir sur la symbolique visuelle d’une cinémathèque. Dans ses fonds d’archives papier, la Cinémathèque suisse conserve la trace de l’organisation de ces festivités. Deux lettres sont particulièrement intéressantes. Il s’agit de courriers que Hans Erni adresse à Albert Mermoud, membre fondateur de l’institution, qui est en contact avec l’artiste pour la réalisation de l’affiche. La tâche semble ardue. Le 5 septembre 1950, l’artiste écrit « Je m’arrache les cheveux pour l’affiche Cinémathèque ». Deux jours plus tard, il propose deux esquisses dessinées directement dans sa lettre. Son idée, écrit-il en allemand, est de réunir la fabrication du film, la caméra, la prise de vue et le spectateur.

Cinémathèque Suisse Lausanne

Salle d’exposition, Centre de recherche et d’archivage, Penthaz

La Cinémathèque suisse, une des plus importantes cinémathèques du monde par l’étendue, la diversité et la qualité de ses collections. Fondée en 1948, la Cinémathèque suisse est basée sur trois sites distincts: Lausanne (Centre administratif et projections, Penthaz (Centre de recherche et d’archivage) et Zurich (Dokumentationsstelle). Aux côtés des 85000 films de fiction et de documentaires conservés, les fonds de la Cinémathèque suisse réunissent des milliers d’heures de documentaires filmés en tous genres, les archives du Ciné-Journal suisse, ainsi qu des millions d’affiches, photographies, scénarios, dossiers documentaires, livres et périodiques, appareils anciens, décors et cinématographiques. Elle est la seule institution nationale qui recueille et préserve l’essentiel de la production cinématographique et audiovisuelle en Suisse. Outre la conservation et la restauration de ses collections, l’une de ses principales missions consiste à mettre en valeur ce riche patrimoine cinématographique. L’institution propose ainsi chaque mois à Lausanne: Casino de Montbenon des rétrospectives, hommages et cycles thématiques, et organise de nombreux événements en présence des personnalités du cinéma. Fondée en 1948, la Cinémathèque suisse est la seule institution nationale qui recueille et préserve l’essentiel de la production cinématographique et audiovisuelle en Suisse. La cinémathèque a pour mission la conservation, la restauration et la mise en valeur de ses collections qui comprennent films, affiches, affiches, photographies, scénarios, livres, appareils anciens et cinématographiques, autant d’objets qui témoignent de l’histoire du septième art. Ce patrimoine exceptionnel – parmi les plus importants au monde – est aujourd’hui conservé à Penthaz (dans les hauteurs de Lausanne, à proximité la gare de Cossonay-Penthalaz).

Centre de recherche et d’archivage de la Cinémathèque suisse à Penthaz

Cinémathèque Suisse Lausanne

Centre de recherche et d’archivage, Penthaz

En 1988, la Cinémathèque suisse acquiert d’anciens ateliers de reliure à Penthaz. Réaménagés et inaugurés en 1992, ces espaces deviennent le Centre d’archivage de l’institution qui réunit les collections entreposées jusqu’alors dans différents locaux de fortune. Après le rachat du bâtiment existant en 1988 par la Confédération suisse, elle organise un concours d’architecture pour un project – créer des surfaces d’archivage en sous-sol, ainsi que la réhabilitation et l’extension du bâtiment existant – remporté en 2007 par le bureau d’architecture EM2N de Zurich. Afin d’intégrer les nouvelles données de la digitalisation, les travaux se sont retardé et les nouveaux bâtiments ont pu être inaugurés le vendredi 6 septembre 2019, en présence d’Alain Berset, Conseiller fédéral, Chef du Département fédéral de l’intérieur et lors du week-end des portes ouvertes les 7 et 8 septembre.

Centre de recherche et d'archivage, Penthaz 2019

volume à l’est abritant les archives

Près de 3000 personnes se sont rendues à Penthaz pour explorer un bâtiment high-tech et de découvrir une collection exceptionnelle, l’une des dix plus importantes au monde dans le domaine du cinéma. Le nouveau centre comprend deux bâtiments, reliés par un passage souterrain: Le bâtiment principale (ouest) accueille les espaces destinés aux visiteurs, aux chercheurs et aux collaborateurs, tandis que le volume à l’est, construit en sous-sol, abrite les archives analogiques sur trois niveaux, à l’abri de la lumière naturelle et avec des températures de conservation adéquates. Le bâtiment principale – en référence au cinéma: la grande fenêtre de l’espace muséale fait allusion à un écran de cinéma et les salles suspendues dans le hall d’entre et d’exposition suggèrent des effets cinématographiques  – possède un laboratoire destiné à la numérisation des son patrimoine cinématographique, des locaux dédiés à la restauration et au cataloguage des documents, un espace muséal, une salle de cinéma équipé pour tout type de projection analogique et numérique, une bibliothèque-médiathèque, ainsi que des espaces à consultation, de visionnement et de travail, tous connectés aux archives numériques de l’institution.

Cinémathèque Suisse Lausanne restauration de films

Cinémathèque Suisse Lausanne restauration de films Centre de recherche et d'archivage, Penthaz

bobines de 70mm

Le Département Film gère toute la collection film, quelle que soit la nature du support : pellicules (160 millions de mètres), vidéos, fichiers numériques. Chaque année, il reçoit plus de 400 dépôts de matériel analogique et numérique (dépôts officiels des films soutenus par la Confédération, distributeurs, producteurs, institutions culturelles, fondations, particuliers, réalisateurs ou producteurs). Cela représente 3’000 titres de films, plus de 9’000 bobines de pellicule, près de 1’000 supports vidéo de toutes nature et des centaines de fichiers numériques. En matière de sauvegarde, il donne la priorité aux « Helvetica », tout matériel considéré comme faisant partie de l’héritage cinématographique suisse. Le département restaure une quarantaine de courts métrages et six à sept longs métrages par année. Ces films de la collection et les films restaurés permettent à la Cinémathèque suisse d’organiser de nombreuses projections dans ses propres salles. Les collections film sont également consultables sur place. Des extraits ou des images en mouvement sont fournit régulièrement à des réalisateurs et chercheurs, et pour des événements ou des expositions.

Cinémathèque Suisse Lausanne restauration de films Centre de recherche et d'archivage, Penthaz

Département Non-Film

Compactus: affiches Claude Autat Lara

Le Département Non-Film conserve des archives institutionnelles, fonds privés, livres, scénarios, périodiques, dossiers documentaires, photographies et affiches, dossiers de presse, matériel promotionnel, dessins et tableaux, appareils cinématographiques et autres objets tels que décors, costumes, trophées. Chaque année, le département reçoit ou acquiert environ 20 fonds d’archives, 2’500 livres, DVD et périodiques, 10’000 photos, affiches et documents. Il dépouille également près de 10’000 articles de presse, numérise et conditionne 10’000 pages, restaure plus de 300 photos, affiches, gravures, plaques de verre et autochromes, et accueille près de 200 lecteurs. Il conserve entre autres le magnifique fonds des affiches du réalisateur français Claude Autant-Lara. Afin de s’adapter à la production et conservation des supports numériques, le Centre s’est équipée en 2012 de deux librairies de stockage sur bande LTO (Linear Tape-Open), installées dans des locaux sécurisés au sous-sol du bâtiment est, ainsi que des scanners image et son, salles d’étalonnage, studio son, nodal vidéo…permettant de numériser en très haute qualité les films, dont certains peuvent parfois être en danger. (contact)


Projection du film de Louis Bélanger: Les Mauvaises Herbes (Canada, 2016), en sa présence et celle de Claude Trudelle, délégué général du Québec.

Louis Bélanger

La Cinémathèque Suisse a inauguré ce 31 janvier, le cycle dédié au cinéma québécois contemporain pour ce mois de février 2017

Jacques, un acteur dont la carrière est en déclin et qui accumule d’importantes dettes de jeu, se sauve pour échapper à un dangereux créancier. Pris au beau milieu d une tempête de neige, il est sauvé par Simon qui semble au départ être un bon samaritain. Mais Jacques va être forcé d accepter de travailler sur une plantation de cannabis destinée à des motards. Au fil des jours, les deux hommes finissent par développer une amitié, qui va être perturbée par l’arrivée inopinée de Francesca, une jeune femme délurée…

Six ans après Route 132, Louis Bélanger revient avec une comédie doucement irrévérencieuse qui, sous couvert de légèreté, touche à une multitude de sujets, de la politique à la mort en passant par le respect d autrui et la famille, tout en s appuyant sur une belle histoire d’amitié intergénérationnelle. Le cycle propose une rétrospective d’une vingtaine de films du bouillant cinéma québécois actuel, avec ses figures phares, comme Xavier Dolan ou Denis Villeneuve, et de nombreux autres réalisateurs avec des films des derniers dix années. Il témoigne d une coopéraation intense entre le Québec et la Suisse -il sera d’ailleurs hôte d’honneur cette année au Salon du Livre à Genève en avril.

Dancing Beethoven d’Arantxa Aguirre, en présence de la réalisatrice et de Gil Roman, directeur artistique du Béjart Ballet Lausanne.

La Cinémathèque Suisse a présenté en avant première le 24 janvier 2017 au Capitole à Lausanne: Dancing Beethoven d’Arantxa Aguirre

Arantxa Aguirre, née à Madrid en 1965, a réalisé plusieures films, souvent sur le milieu de la danse, tels que Un ballet para el siglo XXI (2008), An American Swan in Paris (2011) et Après Béjart, le coeur et le courage (2010). Ce nouveau documentaire Dancing Beethoven a été primé récemment au Festival de Valladolid. Quand à Gil Roman, sa fille Malya, comédienne à Paris, sert comme fil conducteur à travers ce magnifique documentaire: Neuf mois durant, le Béjart Ballet Lausanne et le Tokyo Ballet ont préparé un spectacle qui doit être le point d’orgue de la saison. La Neuvième Symphonie de Beethoven, avec la chorégraphie magistrale de Maurice Béjart créée il y a cinquante ans au Cirque Royal à Bruxelles, va en effet être présentée le 8 novembre 2014 au NHK Hall de Tokyo. Et ce, avec la contribution de l’Orchestre Philharmonique d Israël, dirigé par Zubin Mehta et le choeur Ritsuyukai. Avec des images et des plans superbement composés, la cinéaste Arantxa Aguirre filme la genèse de cette oeuvre, mais surtout cette réunion de talents, ces grandes compagnies internationales qui s allient les unes aux autres, avec la précision d’une montre suisse, pour servir l’un des ballets les plus célèbres du XXe siècle.