Fondation Baur, Musée des Arts d’Extrême-Orient, Genève

Fondation Baur, Musée des Arts d'Extrême Orient Genève

Borobudur, Joyau de l’art bouddhique du 18 avril au 8 juillet 2018 à la Fondation Baur, Musée des Arts d’Extrême-Orient, Genève

Maquette du monument Borobudur, Java

S’imprégner de la poignante lumière du temple de Borobudur, tel est le voyage que propose la Fondation Baur, Musée des Arts d’Extrême-Orient, le temps d’une exposition consacrée à ce chef-d’oeuvre de l’architecture bouddhique. Construit au VIIIe-IXe siècle sur l’île de Java, Borobudur est l’un des édifices religieux les plus célèbres et les plus étudiés au monde, mais il demeure également l’un des plus énigmatiques. Erigé dans une plaine à proximité de l’actuelle ville de Yogyakarta, en Indonésie, Borobudur est le principal monument bouddhique de l’île de Java.

Occupant le sommet d’une colline naturelle, la structure de Borobudur en forme pyramidale avec un soubassement de 123 mètres de diamètre à la base est surmonté de cinq gradins, puis de trois terrasses elliptiques. Un escalier placé au centre de chaque côté permet l’ascension jusqu’au niveau supérieur, couronné d’un grand stoppa. Les galeries autour des quatre niveaux inférieurs sont décorées sur les deux côtés de quelques 1300 panneaux narratifs gravés (représentant un total de 2500 mètres de narration mis bout à bout) et de 1212 panneaux décoratifs.

Exposition Borobudur, joyau de l’art bouddhique

Longtemps dissimulé par la jungle, il ne fut redécouvert par les Européens qu’au XIXe siècle, lorsque son existence fut signalée en 1814 au lieutenant gouverneur-général britannique de l’île, Thomas Stamford Raffles (1781-1826). Ce dernier chargea l’ingénieur néerlandais Hermann Christian Cornelius (1774-1833) de dégager le site, puis publia en 1817, dans son Histoire de Java, la première description en langue occidentale du monument. Dès lors, Borobudur n’a cessé de fasciner un public sensible aux charmes de ses vestiges, évocateurs d’une civilisation antique disparue. Sa structure singulière, sa taille imposante, la finesse de ses bas-reliefs sculptés lui ont assuré à juste titre une place parmi les chefs-d’oeuvre du patrimoine mondial de l’architecture. Cette exposition présente une quarantaine de photographies de grand format des reliefs sculptés du célèbre monument bouddhique de Borobudur, construit au VIIIe-IXe siècle sur l’île de Java.

Laure Schwartz-Arenales, Caroline et Hughes Dubois, Helen Loveday

Réalisées par le photographe Hughes Dubois, la nuit par clair de lune, ces prises de vue très particulières rendent un volume et une présence étonnants aux bas-reliefs. Un travail de mise en lumière la nuit sur le site qui a duré plus de 4 ans. Les photographies sont accompagnées de sculptures en pierre et en bronze, ainsi que de livres, de peintures et d’aquarelles du XIXe siècle, empruntés au Nationaal Museum van Wereldculturen d’Amsterdam, au Linden-Museum de Stuttgart, ainsi qu’à la Bibliothèque de Genève.

En photo la directrice Laure Schwartz-Arenales, les deux photographes Caroline et Hughes Dubois et la commissaire de l’exposition Helen Loveday.

Ouvert de 14h à 18h, jusqu’à 20h les mercredis. Conférences sur inscription à 18h30 à la Fondation Baur, par Helen Loveday: Borobudur: les bas-reliefs sculptés mardi 22 mai et Borobudur: structure et fonction mardi 5 juin.


Archives: les Expositions passées

Le bleu des mers. Dialogues entre la Chine, la Perse et l’Europe du 23 novembre 2017 au 25 février 2018 à la Fondation Baur, Musée des Arts d’Extrême-Orient, Genève

Directeur Fondation Baur, Monique Crick, Laure Schwartz Arenales

En photo Monique Crick depuis 15 ans directrice du musée – on lui doit la reouverture des magnifiques salles japonaises à l’étage, le Pavillon des Donateurs, mais aussi les expositions de céramique contemporaine dans le cadre du Parcours céramique carougeois et Laure Schwartz-Arenales, nouvelle directrice qui entrera en fonction en janvier 2018 – diplomée d’histoire d’art de la Sorbonne, elle revient après 20 ans à Tokyo (professeur à l’Université Ochanomizu).

Inscrite dans le courant d’intérêt qui se développe pour les relations entre l’Extrême-Orient, l’Asie et l’Europe, l’exposition revient sur l’exportation de la porcelaine chinoise bleu et blanc dont le commerce se démocratisa au XVIIe siècle avec la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Ce siècle est connu pour être un véritable Âge d’or aux Pays-Bas. Grâce à sa réussite sur la route des Indes, la jeune République des Provinces Unies devint l’une des puissances commerciales les plus importantes d’Europe. Par sa tolérance de pensée, elle attira également nombre de personnalités, des écrivains, des penseurs, des savants qui créèrent un foyer culturel où purent s’épanouir les arts et les lettres. La bourgeoisie des négociants, enrichie du commerce maritime vers les Indes, fut le principal commanditaire d’œuvres d’art et acheteur de curiosités exotiques. Ce commerce avec l’Orient eut naturellement un effet sur la vie et l’art dans les provinces unies. Les porcelaines chinoises, en particulier, ont exercé une profonde influence sur la culture néerlandaise et l’aménagement des intérieurs. Fondation Baur Expositions temporaire 2017Elles entrèrent également dans les peintures de nature morte ou Vanités, où elles devenaient symbole d’une certaine prospérité. Ces tableaux nous révèlent ainsi l’utilisation de cette précieuse vaisselle et son impact dans la vie quotidienne. Lorsque l’approvisionnement en porcelaines diminua drastiquement en raison des troubles politiques en Chine à la fin de la dynastie Ming (1368-1644), notamment la guerre civile qui sévit dans ce pays entre 1644 et 1647, les céramiques chinoises furent momentanément remplacées par des copies japonaises et perses. Depuis des siècles, la Perse importait en effet cette vaisselle de Chine, vaisselle qui avait inspiré les potiers et les peintres de miniatures. Venez découvrir, au fil des salles, une mise en regard des peintures de natures mortes figurant des porcelaines bleu et blanc – si prisées par une Europe en expansion et en quête d’exotisme – face aux porcelaines qui les ont inspirées, leurs copies en faïence perse et des miniatures du monde de l’Islam avec des représentations de céramiques.

Dans un dialogue transculturel avec les collections de la Fondation Baur et en particulier les céramiques d’exportation de la donation de Thérèse et John-D. Blum reçue en 2002 ainsi que du legs de l’ambassadeur et Mme Charles Müller accepté en 2004, le visiteur pourra admirer de nombreuses et précieuses œuvres provenant de partenaires européens: des peintures des musées des Beaux-Arts de Besançon, Chambéry, Cherbourg, Lille, du musée du Prado à Madrid, du musée Rietberg et du Kunsthaus à Zurich, du MAH et du Cabinet d’arts graphiques et de la Galerie De Jonckheere à Genève, ainsi que des céramiques du musée Ariana à Genève, du Victoria and Albert Museum à Londres, des musées Guimet et des Arts décoratifs à Paris et de collections privées.

Horaires d’ouverture: mardi à dimanche de 14h à 18h, le mercredi 20 septembre jusqu’à 20h.

Visites du mercredi: 13 décembre à 18h30 et du dimanche 3 décembre à 14h30, Visite par Monique Crick, directrice du musée et commissaire de l’exposition mercredi 6 décembre à 14h30, dimanche en famille 10 décembre: visite-atelier Secrets de dragons à 16h. Les Nocturnes du Mercredi 13 décembre à 18h30, visite de l’exposition Le Bleu des Mers, les voyages de la céramique chinoise en Europe et en Iran, à découvrir à travers peintures, porcelaines et miniatures persanes. Ou la globalisation façon XVIIe siècle. Plus.


Yoshikawa Masamichi – Architectures du 6 septembre au 15 octobre 2017 à la Fondation Baur, Musée des Arts d’Extrême-Orient, Genève

Dans le cadre du 15ème Parcours céramique carougeois, la Fondation Baur, musée des arts d’Extrême-Orient, accueille le céramiste de renommée internationale Yoshikawa Masamichi, lauréat de nombreux prix. Diplômé de l’Institut de recherche de l’Ecole des designers du Japon, l’artiste envisageait initialement de devenir décorateur d’intérieur ou architecte.

Moniqe Crick, directrice du Musée Baur, Yoshikawa Masamichi

Établi à Tokoname, l’un des six plus anciens centres de poterie du Japon, Masamichi eut envie de ressentir physiquement la matière et sa transformation et fait alors le choix de la céramique en vue d’une expression créatrice différente. Travaillant exclusivement la porcelaine, l’artiste développe des oeuvres, parfois imposantes, impliquant l’espace, la couleur ainsi que la texture, qui dégagent à la fois un mélange de tranquillité et de tension. Passionné par la question de la relation entre le volume et le vide, il est reconnu dans le monde entier pour ses formes souvent architecturales revêtues d’une couverte céladon seihakuji fluide et translucide qui glisse sur la matière jusqu’à composer des gouttes ou des flaques glacées. L’artiste aime aussi dessiner sur ou sous ses oeuvres de fines lignes abstraites en bleu de cobalt ou rouge de cuivre qu’il revêt de cette couverte qui lui est si particulière. Les formes de ses pièces (sculptures géométriques et contenants) ou ses compositions ne sont pas nées du hasard. Yoshikawa Masamichi réfléchit longuement à leur conception, à leur sens ; l’acte de créer est pour lui comme un acte de prière. Ses céramiques imprégnées de la spiritualité qui préside à leur réalisation sont plus que des architectures ou des réceptacles. Elles se doivent, selon les mots de l’artiste, « d’être un lieu d’accueil favorable à un esprit, un kami, qui lui appartient »


L’Aventure chinoise. Une famille suisse à la conquête du Céleste empire du 6 avril au 2 juillet 2017 à la Fondation Baur, Musée des Arts d’Extrême-Orient, Genève

Monique Crick, Estelle Niklès van Osselt

Monique Crick, directrice et Estelle Niklès van Osselt, conservatrice

Christiane Perregaux-Loup

Christiane Perregaux-Loup, descendante Loup/Borel

Longtemps conservées au fond d’une malle, des lettres décrivent la fortune, le négoce et les états d’âme d’une famille partie du canton de Neuchâtel au XIXe siècle vendre des montres aux Chinois. Chez un antiquaire de la même région, d’anciens albums constellés de photographies de ces pionniers ont été miraculeusement retrouvés. Ces précieux témoignages enfin réunis permettent de reconstituer l’histoire des Loup de Chine, près d’un siècle de péripéties au sein du Céleste empire, à une époque où les citoyens suisses étaient migrants…Si la saga de ce clan suscite l’intérêt de la Fondation Baur, c’est en premier lieu parce qu’elle est représentative d’une catégorie d’Helvètes qui se sont expatriés dans l’espoir d’améliorer leur existence et au nombre desquels figure Alfred Baur (1865-1951) lui-même. Il rappelle que la Suisse n’a pas toujours été le petit miracle économique que l’on connaît. Le récit de la vie de cette famille trouve aussi sa place au musée Baur parce qu’il décrit le parcours de certains objets conservés dans ses murs.

Aventure Chinoise afficheLa provenance de porcelaines, jades et pierres dures, cloisonnés, textiles, flacons à tabac ou autres se trouve soudain révélée. Acquises au tournant du XXe siècle par l intermédiaire de l’un de ses membres, Gustave Loup (1876-1961), ces antiquités ont été dénichées en Chine, envoyées par bateau, pour finalement arriver en Suisse entre les mains de l’un des plus grands collectionneurs d’art asiatique de l’époque.

Ouvert de mardi à dimanche de 14h à 18h (lundi fermé), jusquà 20h lors des visites commentées publiques: La Montre chinoise dans les collections publiques et privées  à 18h30 mardis 13 juin. Ateliers famille dimanche 11 juin de 16h à 17h30, dès 6 ans, sur inscription: Collectionneur en herbe. Emiko Okamoto et son salon de thé Aux Mille Pins vous proposent des moments savoureux la plupart des dimanches de juin 2017.


Monique Crick, Guillaume Alix

L’Asie rêvée dans les collections Baur & Cartier du 12 novembre 2015 au 14 à la Fondation Baur, le Musée des Arts d’Extrême- Orient, Genève

La Fondation Baur a verni sa nouvelle exposition L’Asie rêvée dans les collections Baur & Cartier à l’occasion du 150e anniversaire de la naissance d’Alfred Baur, en présence de Monique Crick, Directrice du musée, et Guillaume Alix, Directeur Général Cartier Suisse.

Aux XIXe et XXe siècles, on collectionne des curios, ainsi nommés, à juste titre, puisqu’ils suscitent la curiosité. Ces objets exotiques en provenance de Chine ou du Japon, ornés de décors fantaisistes, façonnés dans divers matériaux, dont certains encore méconnus, subjuguent les Occidentaux. Ils provoquent un engouement pour l’Asie, envoûtent les amateurs et influencent profondément les arts graphiques européens. Cette fascinante période suscite les vocations: celle de collectionneur pour Alfred Baur (1865-1951), et celle de créateurs pour Alfred Cartier (1841-1925) et ses trois fils, Louis (1875-1942), Pierre (1878-1964) et Jacques (1884-1941). Si les pièces à façon asiatique du joaillier parisien sont généralement connues, leur contexte historique et culturel lest beaucoup moins. Ainsi, l’idée de confronter ces joyaux aux collections de la Fondation Baur, Musée des arts d’Extrême Orient de Genève, a-t-elle germé.