Images de femmes, le chic français 1900-1950. Collections du musée Nicéphore Niepce du 28 octobre 2017 au 21 janvier 2018 au Palais Lumière, Evian

Palais Lumière à Evian

Images de femmes, le chic français 1900-1950. Collections du musée Nicéphore Niepce du 28 octobre 2017 au 21 janvier 2018 au Palais Lumière, Evian

Marc Francin, Magali Modaffar, Francois Cheval, William Saade, Sylvain Besson, Martine Plante-Moral

Exposition temporaire Palais Lumière EvianA travers plus de 300 oeuvres (magazines, photographies, dessins,…), l’exposition au Palais Lumière porte son regard sur l’histoire de la photographie de mode au début du 20ème siècle en France. Une évolution étroitement liée à celle de la place de la femme dans la société. Les débuts de la photographie de mode sont timides et peu audacieux. De nombreux magazines diffusent la mode au début du XX ème siècle mais le dessin y occupe une place prépondérante. Si dans les médias, la place de la photographie de mode connaît un essor similaire à celui de la photographie en général, jusque dans les années 1920 les contraintes liées aux techniques d’impression ne favorisent pas sonutilisation.

Les photographes travaillent en studio, les modèles restent statiques et les mises en pages sont rigides et peu inventives. Cette manière de mettre en scène la mode et le vêtement est évidemment à mettre en correspondance avec le statut de la femme dans la société. Dans les années 1920-30, une « Nouvelle Vision » s’impose. Des photographes comme Jean Moral, Maurice Tabard, André Steiner, pratiquent une photographie résolument moderne et différente. Pendant l’entre-deux guerre, la photographie et les magazines accompagnent et soutiennent l’émancipation des femmes. Les photographes multiplient les expérimentations formelles, inventent des angles de prises de vue spectaculaires, proposent des cadrages audacieux et des sujets modernes ; ils offrent une nouvelle image de la femme, une «vision» enfin libérée. Véritables touche-à-tout, ces photographes, recrutés par le monde de la mode, mettent leur savoir-faire éprouvé au service des magazines et contribuent à diffuser l’image d’une féminité moderne, chic, dynamique et urbaine. Les séances enfin libérées des studios, et réalisées dans les rues de Paris participent pleinement à la reconnaissance de Paris comme capitale de la mode. A ne pas manquer la projection des trois documentaires en boucle qui illustrent à merveille l’évolution de la libération de la femme au niveau vestimentaire dans le documentaire Paul Poiret, le Roi de la mode: du corset en passant par le style Art déco de Paul Poiret à la mode garçonne de Choco Chanel et Documentaires INA: Erté, Mademoiselle Chanel, Christina Dior et le documentaire Diana Vreeland, l’Oeil doit vagabonder (magazine Harper’s Bazaar, rédactrice en chef du Vogue américain).

Ouvert tous les jours 10h-19h (lundi 14h-19h). Conférence Jean Moral, photographe pour Harper’s Bazar vendredi 1er décembre à 19h15, Auditorium du Palais Lumière, entrée libre. Concert le chic français en musique dimanche 3 décembre par l’association Terres musicales à 17h.


Des expositions passées:

Raoul Dufy, le bonheur de vivre du 11 février au 5 juin 2017 au Palais Lumière, Evian

Palais Lumière Dufy bonheur vivreCette magnifique exposition au Palais Lumière, Evian est consacrée à l’oeuvre décoratif de Raoul Dufy et met en avaleur les fructueuses collaborations avec ce remarquable dessinateur et brillant coloriste avec le couturier Paul Poiret et la maison Bianchini-Férier, pour la création de soieries imprimées de tissus d’ameublement et de
tentures murales et le potier catalan Llorens Artigas et l’architecte Nicoalu Maria Rubio pour la production de céramique et avec Jean Concteau et autres pour la conception de décors et costumes de théâtre.

Evian Palais Lumière DufyL’exposition célèbre l’aisance, la profusion et l’éclat du travail d un artiste épris de nature et de liberté́. Pierre Courthion avait reconnu en lui le « roi de la fantaisie, magicien de la couleur, le décorateur le plus vivant et le plus riche de notre temps ». Celui-ci nous fait partager ainsi le plaisir renouvelé de la peinture et de ses riches applications au domaine de la mode et des arts décoratifs. L’exposition du Palais Lumière réunit quelque 200 oeuvres de Dufy provenant de grandes collections publiques, et privées. Elle met en valeur les fructueuses collaborations développées par l’artiste avec: le couturier Paul Poiret et la maison Bianchini Férier (pour la création de soieries imprimées et de tissus d’ameublement); le potier catalan Josep Llorens Artigas (pour la production de céramiques); Jean Ajalbert, Marie Cuttoli, Jean Lurçat, Louis Carré (pour la confection de tapisseries); Jean Cocteau, Jean Poueigh, René Kerdyk, Armand Salacrou, Jean Anouilh (pour la conception de décors et costumes de théâtre). Après la dispersion des décors éphémères réalisés pour l’exposition de 1925 et l ajournement d’une commande pour le paquebot Normandie (1935), l’Exposition universelle de 1937 consacre le travail de l’artiste. La mise en oeuvre des décors de la Fée électricité, du bar du théâtre de Chaillot et de la singerie du Jardin des Plantes accrédite la place majeure que Pierre Courthion lui avait réservée au panthéon des peintres décorateurs du XXe siècle.