Vevey, ville d’images – Festival Images Vevey, biennale d’arts visuels

Festival Images Vevey 2018, Jardin du Rivage
Jeff Bridges: Lebowski et other Big Stories, Jardin du Rivage, 2018

Plus importante biennale d’arts visuels de Suisse, le Festival Images transforme tous les deux ans la ville de Vevey en une véritable ville d’images grâce à ses installations monumentales disposées dans l’espace public. Un concept inédit d’expositions de photographie en plein air, dans les rues et les parcs de Vevey, dans des lieux insolites en intérieur ainsi que des collaborations avec ceux qui font de Vevey une ville d’images à l’année. Les Autorités politiques ont créé ce concept dans les années 90 afin de sortir d’une crise économique majeure dans le domaine industriel  et pour mettre en lumière le nombre important d’entreprises et d’institutions liées à l’image. Le Festival Images a la particularité de penser ses expositions sur mesure afin de trouver une adéquation entre l’oeuvre présentée et le lieu d’exposition, qu’il s’agisse des murs d’un musée, d’une ancienne prison, de façades monumentales ou d’une cabine téléphonique désaffectée. Vevey qui vu naître le Musée suisse de l’appareil photographique et la ville d’accueil de l’une des plus anciennes écoles de photographie d’Europe s’est autoproclamée Vevey, ville d’images.

Images Vevey, Biennale des arts visuels du 5 au 27 septembre 2020 au Centre Ville de Vevey

Exposition de photographie inédites en plein air, sur les façades, le lac, dans les parc et lieux intérieurs. 59 artistes, 49 projets, 17 pays, 4 weekends, 3 semaines, 1 thème: Unexpected. Le hasard des choses. Tous les jours, 11h à 19h, entrée libre. Visites guidées les week-end et le lundi du Jeûne Fédéral (21 septembre) à 11h et 15h. Visite à vélo tous les vendredis à 18h. Pour en savoir plus.

Uncommon Places de Stephen Shore à la façade Holdigaz.

L’oeuvre de Penelope Umbrico devant l’Alimentarium, Quai Perdonnet: Range of Mount Grammont with Light-Leak Camera App Filters

Jeff Mermelstein: Sidewalk, Place de la gare, Façade BCV

Stephen Shore est l’un des photographes les plus précoces et prolifiques de sa génération. Tout au long de sa carrière, Shore n’a eu de cesse d’expérimenter avec un large éventail de caméras et de supports. Parti sur les traces de Robert Frank et Walker Evans, Stephen Shore photographie en couleur l’Amérique des années 1970 qu’il découvre lors de plusieurs voyages qui lui font traverser le pays. Révélant la beauté dans ce qu’il y a de commun et d’ordinaire, Uncommon Places est une série fondatrice qui a marqué plusieurs générations de photographes. Le regard lucide de Shore ne manque pas d’humour, comme l’atteste l’image d’un paysage obstrué par un panneau publicitaire affichant un panorama montagneux. Alors que les vues frontales de maisons entourées d’un jardin révèlent sa version du rêve américain dans une série de clichés rigoureusement construits. – Qu’il s’agisse du smartphone, de l’ordinateur ou de la télévision, nous passons chaque jour de plus en plus de temps les yeux rivés sur un écran. Ils sont devenus comme un prolongement de nous-mêmes. Avec l’installation Range : of Mount Grammont, Penelope Umbrico matérialise in situ notre rapport à l’écran qui est à la fois un facilitateur et un obstacle à la contemplation. La structure métallique, créée pour le Festival Images Vevey, est composée de 22 panneaux en plexiglas sur lesquels sont imprimés des images du Grammont. Massif montagneux rendu célèbre par le peintre suisse Ferdinand Hodler, il est l’un des points de vue les plus photographiés depuis les quais de Vevey. L’artiste a rephotographié des clichés trouvés sur les réseaux sociaux avec son smartphone. Elle les a ensuite traités avec divers filtres grâce à des applications qui reproduisent artificiellement des « fuites de lumière », light-leaks en anglais. L’installation fait face à la montagne que l’on aperçoit à travers les écrans d’Umbrico, transfigurant l’expérience sublime de ce paysage emblématique de la région. – Tirées de la célèbre série SideWalk du photographe américain Jeff Mermelstein, figure majeure de la street photography, les images exposées au Festival Images renvoient au New York des années 1990. Mermelstein réalise une galerie de portraits et d’événements qui sortent de l’ordinaire, mais qui passeraient presque inaperçus dans cette ville de toutes les excentricités, où plus personne ne s’étonne de rien. À la croisée du photojournalisme et de la photographie voyeuriste, il restitue son atmosphère avec une touche d’humour et dresse le portrait, sur le vif, de ceux·elles qui constituent son ADN. Hilarantes, étranges, fascinantes, ces images expriment de la beauté qui émerge de la banalité et de l’anonymat des grandes métropoles.

Festival Images Vevey, biennale d’arts visuels du 8 au 30 septembre 2018, autour du thème Extravaganza. Hors de l’ordinaire

Festival Images Vevey 2018

Erwin Wurm: Narrow House, Salle del Castillo, 2018

La magnifique Salle del Castillo est le point de départ: en plus des expositions qui y sont présentées, on y trouveégalement le centre d’accueil, la librairie la boutique et un bar. Pour l’édition 2018 à découvrir à l’intérieur la Narrow House, version compressée de la maison d’enfance d’Erwin Wurm: il s’agit d’une maquette à l’échelle d’un pavillon préfabriqué typique des banlieuses autrichiennes, dont la largeur a été réduite à 1,38m. De la même manière, l’intérieur et son mobilier semblent s’être étirés sous l’effet de la pression d’étau. Cette installation répond à l’exposition à la Villa Le Lac Le Corbusier construite par l’architecte suisse pour ses parents, et pour laquelle Erwin Wurm a spécialement conçu des copies de mobilier adapté à l’exécution de ses fameuses One Minute Sculptures.

Le Festival ainsi que l’Espace Images Vevey (anciennement Espace Quai N°1 pour la photographie contemporaine, ouvert toute l’année) sont entièrement gratuits.


Vevey festival Images 2018 Grand Prix et directeur Stoll

Jury et nominés du Grand Prix Images Vevey 2017/2018, en présence de Stefano Stoll, Directeur Images Vevey


Festival Images Vevey 2018

Alain Berset, Président de la Conféreration


Plus importante biennale d’arts visuels de Suisse, le Festival Images Vevey propose tous les deux ans un concept inédit d’expositions de photographie en plein air, dans les rues et les parcs, dans des lieux insolites en intérieur ainsi que des collaborations avec ceux qui font de Vevey une ville d’images à l’année, comme le Centre d’enseigement professionnel de Vevey (CEPV). Entièrement gratuit, le Festival Images est à la fois un véritable musée à ciel ouvert et une plateforme de qualité pour les artistes suisses et internationaux.

Tous les deux ans, ce sont des dizaines de milliers de visiteurs qui découvrent en trois semaines le meilleur de la création photographique contemporaine. Venez découvrir gratuitment plus de soixante projets présentés en intérieur et en extérieur, parfois en format monumental, ainsi que les travaux réalisés grâce au Grand Prix Images Vevey 2017/2018. Ce sont au total 61 projets extravagantes d’artistes de 19 pays.

Festival Images Vevey 2018

Peter Puklus, Grand Prix Images Vevey 2017/2018

Le public a été convié à la Journée d’ouverture ce samedi 8 septembre de 11h à 19h  avec cérémonie d’ouverture: allocutions officielles et remise du Grand Prix Images Vevey au Jardin du Rivage en présence de Monsieur Alain Berset, Président de la Conféderation, suivi d’une soirée festive et dansante jusqu’à 2h: bars, stands, DJs et photobooth original et extravagant par Sébastien Agnetti.

A découvrir Peter Puklus: The Hero Mother – How to Build a House, lauréat du Grand Prix Images Vevey 2017/2018 à la Gare CFF, appartement ouest. Peter Puklus y déconstruit et questionne la dynamique des rôles féminins et masculins préétablis par la société.

Festival Images Vevey La Grenette

Jono Rotman Mongrelism, Prix du Livre Images Vevey, La Grenette

A La Grenette retrouvez Jono Rotman Mongrelism, Prix du Livre Images Vevey, le résultat d’une recherche de près de dix ans autour d’un gang historique de Nouvelle-Zélande: Le Mighty Mongrel Mob. Ses membres, pour la plupart d’origine maori, se réapproprient des symboles nationalistes de l’Empire britannique et du IIIe Reich, de manière à questionner la notion d’identité raciale dans cette ancienne colonie.

Festival Images Vevey 2018

Cairn: The Tale of Adam Earl Gordons

Il réalise près de 200 portraits de ces guerriers aux visages tatoués arborant fièrement leurs emblèmes. Retrouvez Antony Cairns: The Tale of Adam Earl Gordons, Prix Spécial du jury au Théâtre de Verdure, sous-sol. Son travail est basé sur l’histoire vraie d’un dénommé Gordon Earl Adames mystérieusement disparu alors qu’il construisait dans sa cave une machine à remonter le temps au début du XXe siècle, et laissant derrière lui une vingtaine d’albums de textes, diagrammes et photographies. L’exposition qui évoque le lieu de disparition du fantasque chercheur est présentée dans le sous-sol bétonné du Théâtre de Verdure au Jardin du Rivage.

Festival Images Vevey 2018

Philippe Ramette: Promenade irrationnelle, façade Holdigaz

Ce sont au total 61 projets extravagantes d’artistes de 19 pays présentés en intérieur et en extérieur, parfois en format monumental.

Retrouvez en format monumental l’image spectaculaire réalisée en bord de mer: Promenade irrationnelle de Philippe Ramette sur la Façade Holdigaz, Avenue Général Guisan. Depuis 1996, l’artiste réalise en complicité avec le photographe Marc Domage, des performances acrobatiques, sans trucage ni retouche numérique, en mettant son propre corps à l’épreuve. Vêtu d’un costume, il s’intègre de manière surprenante dans le paysage grâce à un harnais qui lui permet de s’affranchir des lois de la gravitation: marchant à la perpendiculaire d’un palmier. Sous la ligne d’horizon, retrouvez quatre photographies d’une série de performances exécutées sous l’eau au fond de la Méditerannée: Exploration rationnelle des fonds sous-marins.

Festival Images Vevey 2018

Philippe Durand: Feu (au lac)

ou Philippe Durand: Feu (au lac) au Quai Maria-Belgia. L’installation jouant sur le pouvoir évocateur des images, réveille la fascination ancestrale des hommes pour le feu. Par le biais de l’imagerie letniculaire, sorte de GIF pré-numérique, l’artiste superpose trois clichés diffrérents restituant le mouvement des flammes qui s’animent au gré du déplacement du spectateur. Dressée dans le Léman, cette image de près de 4 mètre de long met littéralement le feu au lac en clin d’oeil à cette expression typique de la région: « y a pas l’feu au lac« , signifiant qu’il n’y a pas de se presser.

Entrée libre à toutes les expositions.