Genève, vieille ville, Esplanade Théodelinde : Site archéologique Saint-Antoine (SaSA) scientifique et culturelle

Site archeologique Saint-Antoine SaSA, Genève

Le Site archéologique Saint-Antoine (SaSA) ouvre ses portes au public le 5 septembre 2026 sous l’Esplanade Théodelinde, en vieille ville de Genève

Présentation du Site SaSa à Palexpo pendant Art Genève

Cette nouvelle institution révèle lʼun des ensembles archéologiques les plus exceptionnels découverts à Genève. Vestiges antiques, nécropole médiévale, fortifications de lʼépoque moderne : les traces de plusieurs siècles dʼoccupation humaine se déploient désormais dans un espace conçu pour accueillir aussi bien les spécialistes que les curieuses et curieux. Conçu comme un espace de transmission, le SaSA  entend favoriser les échanges entre chercheurs et chercheuses, institutions patrimoniales, artistes, étudiantes et étudiants, et grand public.

Journée festive ouverte à toutes et tous samedi 5 septembre 2026 

Lʼesplanade Théodelinde sera transformée en un parcours dʼexploration mêlant médiation scientifique, installations artistiques, rencontres, spectacles et moments de convivialité. Tout au long de la journée, le public pourra visiter les vestiges archéologiques, découvrir lʼexposition inaugurale, participer à des ateliers et activités en famille, assister à des conversations croisées entre spécialistes, profiter de performances artistiques et musicales, partager des moments festifs sur lʼesplanade, entrée libre, de 10h à 22h

Rappel du context : En 2010, durant les travaux de réaménagement menés sur l’esplanade Théodelinde en Vieille-Ville des vestiges archéologiques sont découverts. Le Service archéologique du canton de Genève mène alors des fouilles entre 2012 et 2015 qui vont révéler des vestiges inédits, qui témoignent d’une occupation humaine continue et stratifiée de l’Antiquité à l’époque moderne. Au vu de la richesse et de l’importance de ces découvertes, la Ville de Genève décide de les protéger et de les rendre accessibles au public, et organise en 2016, un concours d’architecture pluridisciplinaire pour la mise en valeur du site archéologique et pour son aménagement. C’est le projet architectural « Lanterneaux », conçu par l’Atelier Traces Architectures et ESTAR arquitectos qui est retenu, et dont le point fort est la série de trois éléments-lanterneaux qui révèlent les vestiges depuis l’espace public tout en laissant filtrer la lumière naturelle.

Les fouilles ont mis au jour un ensemble archéologique exceptionnel couvrant près de deux mille ans dʼoccupation humaine. Le parcours de visite permet de découvrir trois grandes séquences historiques :

  • un établissement gallo-romain du Ier siècle
  • une vaste nécropole chrétienne utilisée entre le IIIe et le XIIIe siècle, ainsi quʼune partie de lʼÉglise Saint-Laurent du Ve siècle 
  • les vestiges des fortifications du XVIe siècle et une casemate datant de 1560.

Conçu pour préserver durablement les vestiges archéologiques, le SaSA fait le choix dʼune approche sobre, conciliant conservation du patrimoine et sobriété énergétique. Le site nʼest ni chauffé ni climatisé : son architecture assure naturellement une grande stabilité thermique et hygrométrique, essentielle à la conservation des vestiges. Ces choix peuvent ponctuellement conduire à adapter les horaires de visite en fonction des conditions climatiques. Afin de garantir la préservation du site et une expérience de visite agréable, le SaSA est également fermé chaque année de mi-novembre à mi-janvier. Sa programmation associera expositions temporaires, projets curatoriaux, rencontres, conférences, résidences et collaborations avec des institutions culturelles locales, nationales et internationales, + d’infos.

En partenariat avec le MAMCO une exposition marquera le lancement d’une programmation placée sous le signe du dialogue entre patrimoine et création contemporaine, + d’infos.

Joana Hadjithomas & Khalil Joreige, exposition en collaboration avec le MAMCO du 5 septembre au 15 novembre 2026

Pour son ouverture, le SaSA a invité le MAMCO à concevoir une intervention artistique inédite. Son choix sʼest porté sur le travail de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, dont plusieurs œuvres sont liées à lʼarchéologie. Depuis plus de vingt-cinq ans, ce duo dʼartistes développe une pratique qui associe images, enquêtes et recherches. Réunies ici, les œuvres Palimpsests, Time Capsules et Trilogies nous invitent à regarder sous la surface de nos villes, là où sʼaccumulent des histoires invisibles, nous entraînant dans un vertige temporel. Travaillant avec des archéologues et des géologues, les artistes révèlent un monde enfoui fait de couches, de traces et de transformations qui façonnent notre rapport au temps et à lʼhistoire. Le film Palimpsests déploie un mouvement continu entre vues aériennes et images extrêmement rapprochées. En révélant ce qui échappe au regard ordinaire, il donne à percevoir le temps comme un élément du fantastique. Avec Time Capsules, les artistes composent des sculptures à partir de carottages de chantier – pierres, terres et vestiges archéologiques – faisant apparaître lʼhistoire comme un processus de stratification, de déplacement et dʼactions. Enfin, Trilogies associe photographies, dessins et textes pour faire émerger des récits multiples et parallèles, esquissant une histoire non linéaire. En relation avec lʼarchéologie, ces œuvres mettent au jour des images enfouies et interrogent notre place au sein dʼun cycle ininterrompu de ruptures et de continuités, de catastrophes et de régénérations. En faisant dialoguer mémoire, science et imagination, cette première exposition temporaire du SaSA invite à repenser les liens entre conservation et valorisation du patrimoine. Elle propose dʼexplorer le site comme un espace dʼancrage, de dialogue et dʼexpérimentation, où le territoire devient un lieu partagé entre savoirs, usages et créations contemporaines, + d’infos.