Festival du film vert: le cinéma pour un futur durable

Nicolas Guignard, directeur du Festival du Film Vert

Depuis 2006, le Festival du Film Vert présente des documentaires sur les thèmes de l’environnement, la nature et l’écologie en général.

Le 15ème Festival du Film Vert 2020, le cinéma pour un futur durable du 29 février et jusqu’au 14 avril 2020

Le public genevois a pu admirer le jet d’eau vert ce samedi 7 mars, illuminé à l’occasion de l’ouverture du Festival du Film Vert 2020, dont la 15e édition de ce cinéma pour un futur durable aura du se dérouler dans plus de 80 sites, dont une quinzaine en France jusqu’au 14 avril 2020, notamment à Genève et ses communes du 24 mars au 5 avril. Le Festival du Film Vert annule ou reporte toutes les projections à partir du 13 mars 2020. Dans la mesure du possible, les séances seront reportées à une date qui sera communiquée ultérieurement, lorsque l’épidémie de COVID-19 sera passée. (en photo: Nicolas Guignard, directeur du Film Vert, Domaine de Penthes)

Ouverture du Festival le 7 mars 2020 à Pregny-Chambésy dans le domaine de Penthes qui héberge Millénium est le plus grand sablier d’Europe – clin d’oeil à l’affiche de cette 15e édition du Festival du Film Vert 2020.

Millénium, le sablier, Domaine de Penthes

Prix Tournesol 2020

Le prix principal du Festival, le Prix Tournesol du Documentaire Vert 2020 a été décerné par un jury international au film Ours, simplement sauvage, de Vincent Munier et Laurent Joffrion (France, 2019). La combinaison du message sur la fragilité de nos écosystèmes et du lien entre l’homme et la nature a séduit le jury. Ce film propose une immersion dans les décors vertigineux de la Cordillère Cantabrique, au Nord de l’Espagne. Il offre une expérience naturaliste inédite à la rencontre de l’ours des falaises. Dans le sillage de cette figure animale, emblématique et récurrente, nous découvrons des milieux naturels aux vibrations primitives, où faune et flore sont les témoins d’une nature préservée. Sur les pentes de ce massif vivent aussi le Loup gris, la Loutre d’Europe, le Vautour fauve ou la Mésange noire. Tous contribuent à restituer cette impression d’écrin originel dans lequel l’Homme a aussi sa place. Le propos du film repose sur les discours croisés de quatre personnages, français et espagnols, ayant une vision intime du monde sauvage. Il nous questionne sur notre rapport à la nature et sur l’idée d’une possible harmonie.

A gauche: Jury international décernant le Prix Tournesol 2020

Projection en avant-première la version française (sous-titrée) du film Honeyland, de Ljubo Stefanov et Tamara Kotevska (Macédoine, 2019) qui raconte la vie étonnante de Hatidze, une macédonienne d’une cinquantaine d’années, qui vit du miel qu’elle récolte dans les collines.

Deux films nominés pour le Prix Tournesol en présence de leur réalisateurs: Main basse sur l’eau, de Jérôme Fritel, France, 2019 qui a reçu le Prix du Coup de Coeur du jury qui a apprécié le travail de recherche par Jérôme Fritel, qui avait déjà gagné le PrixTournesol en 2014 pour Goldman Sachs et qui a rappelé les enjeux vitaux autour de l’eau, qui se fait rare par endroit. Les expériences de privatisation de l’eau, passées ou en cours, se terminent toujours de la même façon : un retour en arrière, mais la finance veut faire de l’eau le successeur du pétrole.

Photo: Présentation par Jérôme Fritel

La face cachée du cacao, de Paul Moreira, France, 2019 qui dévoile les condition de production de cacao en Cote d’Ivoire : déforestation, travail des enfants venus du Burkina Faso voisin, poussées par la faim et la sécheresse.

Photo: Paul Moreira au Café du Domaine de Penthes.

Archives: les Editions passées

14ème Festival du Film Vert du 1er mars au 15 avril 2019 dans 70 villes de Suisse et de France

Film vert 2019 Zurich Rote Fabrik

Prix Tournesol

Film vert 2019 palmarès Zurich Rote Fabrik

Les prix du Festival ont été décernés le 2 mars 2019 lors de la journée d’ouverture à la Rote Fabrik de Zurich

Le 10ème prix Tournesol revient au film Les rivières volontes, d’Aurélien Francisco Barros, France, 2017 avec des images spectaculaires qui démontre le rôle central des forêts dans la formation des nuagesau à l’exemple de la forêt amazonienne. (en photo en présence du scientifique Gérard Ross, protaginiste du film). Le jury composé de professionnels du cinéma de France et de Suisse a également attribué un coup de coeur « coup de rage » à Vert de Rage: Indonésie, le fleuve victime de la mode, de Martin Boudot, France, 2017 parmi 6 films nominés.

Film vert 2019 palmarès Zurich Rote Fabrik

Georg Klingler, Greenpeace

Film vert 2019 palmarès Zurich Rote Fabrik

Samuel Stefan, Prix FIFEL

Greenpeace récompense Anote’s Ark, du réalisateur suisse Matthieu Rytz (2018) qui montre les premiers effets concrets du réchauffement climatique sur les habitants de certaines îles du Pacifique, l’immersion totale imminente de l’île-nation de Kiribati. Le film sera projeté dans 8 sites du Festival du Film Vert. Le 1er prix FIFEL –  Fondation Internationale du film sur l’énergie – Lausanne récompense le film Energie Pioniere, de Samuel Stefan révélant l’importance des idées novatrices dans le domaine de la transition énergétique; il dévoile la trajectoire d’individus dans leurs efforts et les obstacles inhérents à la mise en place de projets novateurs.

Pas moins de 320 projections auront lieu dans les trois régions lingustiques de Suisse et en France voisine dans 78 sites différents! Près de 70 films différents au sujet du réchauffement climatique, de la disparition de la biodiversité, de la pollution, de l’alimentation ou de questions plus pointues, suivis d’intervention de réalisateurs ou de spécialistes pour échanger avec le public – un lieu de rencontres et de réfléxions, mais aussi un endroit où l’on décide de passer à l’action. Programme.


13ème Festival du Film Vert du 1er mars au 15 avril 2018 dans 60 villes de Suisse et de France

Comme chaque année au printemps depuis 2006, le public de Suisse romande (et un peu au-delà) est invité à découvrir des films documentaires sur la nature, l’environnement et les enjeux écologiques de ces prochaines années. Après l’immense succès de l’édition 2017, avec une fréquentation en hausse de plus de 60 %, les organisateurs sont encore plus motivés et préparent un programme riche en films de qualité, mais prévoient aussi de nombreuses animations : réalisateurs et spécialistes seront présents pour enrichir les discussions qui suivront les projections, dans une ambiance agréable. Cette année, la soirée d’ouverture aura lieu à Monthey, au cinéma Le Kremlin, le samedi 3 mars 2018. Une programmation de documentaires sera proposée toute la journée en présence des réalisateurs et, en fin de journée, la soirée d’ouverture à proprement parler verra notamment la remise des prix du Festival. Le 9ème prix Tournesol sera remis à cette occasion par un jury international composé de professionnels du cinéma et de personnalités venues de France et de Suisse. Ce jury devra choisir parmi les 5 films nominés par le comité de sélection du Festival. Le Prix Greenpeace Suisse 2018 sera également décerné par la porte-parole de cette ONG, partenaire du Festival depuis 2009, et le Prix Fedevaco sera remis pour la troisième année par les représentants de la Fédération vaudoise de coopération. Et pour la première fois, le prix du concours de courts-métrages ouvert au public Green Shorts sera également décerné.

Comme chaque année, le comité de sélection du Festival a retenu un film principal, qui sera projeté pratiquement partout : il s’agit de L’intelligence des arbres. Ce film de Julia Dordel et Guido Tökle (Allemagne, 2017) va changer le regard que l’on peut porter sur le vivant, les arbres et les forêts. En s’appuyant sur de solides bases scientifiques, le spectateur est amené à comprendre à quel point une forêt est un éco-système complexe, vivant et formant un tout. Certaines expériences démontrent même que les arbres peuvent « communiquer » entre eux. Une quarantaine d’autres films traitant de sujets variés autour du développement durable au sens le plus large du terme seront présentés. Le comité de sélection privilégie les films qui sont constructifs, c’est-à-dire qui ne l’accablent pas et lui présentent des solutions. Cette volonté de recherche de solutions et ces réflexions à long terme sur notre avenir sont stimulées également par de nombreuses interventions prévues après les projections – l’une des marques de fabrique du Festival du Film Vert. En effet, la volonté de ce festival est d’être un espace de réflexion et de débat sur notre futur.


Journée d’ouverture du 12e Festival du Film Vert ce samedi 4 mars 2017 au Muséum d Histoire Naturelle, Genève qui fête cette année son 50 anniversaire.

Jacques Ayer, directeur du Muséum – Nicoals Guignard, directeur du Festival du Film Vert – Prix Greenpeace Suisse – Guillaume Thebaulty

Le festival proposera 239 projections de documentaires traitant de sujets liés à l’écologie présentés dans plus de 50 villes différentes en Suisse romane, en France mais également en Suisse alémanique jusqu’au 9 avril et devraient attirer plus de 10 000 spectateurs.
FEDEVACO a primé The true cost de Andrew Morgan (2015, USA), un film qui dénonce les conditions de travail de ceux qui fabriquent nos vêtements. Le 8e Prix Tournesol du Documentaire Vert a été attribué à Cargo, la face cachée du fret, de Denis Delestrac, France, 2016: Une enquête dans les coulisses de ce transport maritime, secteur d’activité le plus important et le plus puissant au monde au sein de l’économie globalisée en dévoilant le milieu opaque de ce transport maritimes, ses atteintes à l’environnement et d’importantes pertes fiscales.

Festival du film vert Genève

Jury: Lisa Mazzone, Anna Zangger, Hervé Groscarret, Mathieu Coste

En photo le jury, composé de Lisa Mazzone, conseillère nationale verte genevoise, pour Les Verts, Anna Zangger, avocate, conseillère juridique en matière de protection de la nature et des animaux, Hervé Groscarret, responsable unité Publics et Expositions du Muséum de Genève, Mathieu Coste, co-fondateur du média ChezNous et Antonin Haddad, représentant le Festival Film, Recherche et Développement Durable (FReDD) de Toulouse.

Le Prix Greenpeace Suisse a récompense

Prix Greenpeace Suisse: Guillaume Thébault

Futur d’espoir de Guillaume Thébault

(en photo recevant le prix) un film remarquable issue de son travail de maturité pour l’Ecole Steiner et qui tente de répondre u travers une quinzaine d’interviews à des question liés aux méthodes d’agricultures dites alternatives et s ils peuvent réellement nourrir de manière durable l’humanité. Le Coup de Coeur du festival: Tout s’accélère, un film de Gilles Vernet qui accompagne un ancien trader devenu instituteur sur sa quête: pourquoi nos sociétés recherchent-elles toujours plus de croissance auprès des experts. Le film sera montré dans les différents lieux du festival notamment à Genève du 5 au 9 avril au Muséum, au Cinélux, au Cinéma Bio à Carouge et à la Ferme de la Touvière à Meinier.


6e Festival du Film Vert, le cinéma pour un futur durable du 17 au 28 février 2011 en Suisse Romande

Nicolas Guignard

Dans le cadre du 6e Festival du Film Vert qui a eu lieu du 17 au 28 février dans 17 sites de Suisse romande, le 2ème Prix Tournesol du Documentaire Vert a été remis ce samedi 19 février à Nyon. Parmi les 29 films, cinq ont été nominés pour le Prix Tournesol du Film Vert: Pig Business, de Tracy-Louise Ward (UK), Main basse sur le riz, de Jean Crépu et Jean-Pierre Boris (F), Du poisson dans nos vêtements, de Inge Altemeier et Reinhard Hornung (D), Solutions locales pour un désordre global, de Coline Serreau (F), Mister Carbone, d’Yves Billy (F).

Festival du film vert

Prix Tournesol: Yves Billy

Le jury composé de journalistes et d’écologistes de France, de Belgique et de Suisse a donc choisi d’attribuer le Prix Tournesol du Documentaire Vert à Mister Carbone, en raison de la qualité du traitement d’une question particulièrement complexe: comment réussir à faire descendre le taux de CO2 dans l’air, responsable du réchauffement climatique. Le jury a apprécié que le réalisateur ne se contente pas de lancer quelques pistes déjà entendues partout, mais remette en question intelligemment les modèles économiques qui nous conduisent actuellement à l’impasse. Yves Billy, présent à Nyon, a reçu son prix des mains de Mme Laure Noualhat, qui avait gagné le Prix Greenpeace Suisse l’année dernière et qui représentait le jury.