Le Musée juif de Suisse à Bâle, Vesalgasse, près du Spalentor est ouvert lundi à dimanche, de 11h à 17h. Les pierres tombales indiquent le long de l’entrée proviennent du cimetière juif de Bâle, témoignant d’une communauté médiévale en Suisse. À partir du début du 13è siècle sont conservées de nombreuses autres pierres tombales qui témoignent d’une vie communautaire active. L’oeuvre monumental de Frank Stella :Jeziory décore la façade, + d’infos
La ménorah (le chandelier juif), un etrog (cédrat) et un loulav (palme) sont gravés sur cette bague provenant de la colonie romaine de Augusta Raurica, près de Bâle. Rome était connue pour sa diversité religieuse. Découverte en 2001, cette bague constitue le plus ancien témoignage juif sur le territoire de la Suisse actuelle. Le splendide rouleau de Torah provient du Caire datant du 13e/14e siècle. À cette époque, la ville était un carrefour du commerce juif dans la région méditerranéenne, dont le réseau commercial s’étendait de Samarcande, Séville, Marseille et Rouen jusqu’à Kiev. Le théologien bâlois August Johann – Buxtorf acquit ce rouleau vers 1720, – probablement à Marseille. En 1746, il le remit à l’Université de Bâle.
Les tefillin, petites boîtes cubiques en cuir noir contenant des parchemins avec des versets bibliques sont portées par les hommes juifs pendant les prières.
Le shofar, une corne de bélier est utilisé pour annoncer des événements importants, notamment à Rosh Hashanah (le Nouvel An juif) et Yom Kippour
L’exposition permanente s’étend sur deux étages et retrace l’histoire du judaïsme en Suisse depuis l’Antiquité romaine jusqu’à nos jours. Le chapitre «Culte» met en lumière la cohésion des communautés juives. A découvrir en ouvrant les tiroirs sous le rouleau de Torah au deuxième étage les coutumes et fêtes qui rythme l’année judaïque.
ménorah, lion et Jad, doigt pour lire la torah
Dans le chapitre «Culture», des thèmes tels que l’origine, l’autodétermination et la survie racontent une histoire à la fois unique et universelle. Les relations avec l’environnement non juif ont été marquées par la lutte pour l’égalité des droits, le développement des communautés urbaines, l’antisémitisme et l’affirmation de soi.
Le Premier congrès sioniste fut organisé en 1897 à Bâle, réuni et présidé par Theodor Herzl, le fondateur du sionisme moderne. – Le timbre juif était une lettre majuscule « J » rouge discriminatoire que les autorités nazies apposaient à partir de 1938 sur les passeports des Juifs allemands afin de les identifier comme Juifs et de leur compliquer l’entrée dans des pays comme la Suisse.
Frank Stella et les synagogues en bois détruites.
L’artiste américain Frank Stella (1936–2024) a créé une série de collages, de maquettes et de reliefs monumentaux assemblés sous le titre «Polish Village» (1970–1973).
Ces œuvres font référence à plus que 70 villages et villes de l’Europe de l’Est qui abritaient autrefois de magnifiques synagogues en bois. Les communautés juives se réunirent et prièrent dans ces synagogues du 17e/18e au 20e siècle. Presque toutes ont été détruites: lors de pogroms, par des incendies, pendant la Première Guerre mondiale et ensuite définitivement par les nazis.
