Centre d’Art Contemporain Genève BAC

Le Centre d’Art Contemporain Genève

Fondé en 1974, le Centre d’Art Contemporain Genève est un lieu d’exposition, de discussion et de réflexion sur l’art contemporain. En près de cinquante ans d’activité, le Centre a présenté plus de 300 expositions d’artistes nationaux et internationaux, participé à la découverte de talents émergents ou à la redécouverte de figures établies, accueilli des artistes locaux en résidence et organisé de nombreuses activités éducatives et socio-artistiques. Dans ce contexte, il a révélé bon nombre de personnalités de la scène artistique helvétique telles que John M Armleder, Valentin Carron, Raphael Hefti, Sonia Kacem, Mai-Thu Perret, Reto Pulfer, Pipilotti Rist, Ugo Rondinone ou encore Hannah Weinberger.

 Institution pionnière et de référence sur la scène artistique suisse et internationale, le Centre se distingue par une programmation dynamique sous forme d’expositions temporaires, évènements culturels, et activités inclusives aux formats pédagogiques et innovants. Espace de recherche et d’expérimentation, le Centre présente à tous les publics des projets ambitieux, souvent produits pour l’occasion, qui engagent tous les champs de la pratique contemporaine : installation, musique, peinture, performance, photographie, sculpture, danse, dessin ou encore art vidéo avec un programme unique de rencontres et projections au sein de son Cinema Dynamo et la Biennale de l’Image en Mouvement comme point d’orgue. En alternance avec la Biennale de l’Image en Mouvement et dans la continuité de « Versions », manifestation bisannuelle consacrée à l’art numérique, le Centre a inauguré en 2018 une plateforme virtuelle au format radicalement nouveau : le 5e étage. Cet espace se démarque par la diffusion d’oeuvres digitales inédites mais aussi par des contenus de médiation innovants.

Chappatte – Gare aux dessins! du 17 décembre 2021 au 20 février 2022, Le Commun – BAC – Bâtiment d’art contemporain, Rue des Bains, Genève

Lauréat du prix Culture et société de la Ville de Genève en 2015 et du prix de la Fondation pour Genève en 2020, Patrick Chappatte est l’un des dessinateurs genevois les plus populaires. En 2019, le New York Times annonçait la fin de la caricature politique dans ses pages. Le dessinateur de presse Chappatte, directement visé par la mesure, s’est inquiété publiquement de voir s’installer une forme d’auto-censure préventive, à l’heure où certains de ses homologues dans le monde sont en prise directe avec la censure, et que d’autres perdent leur travail. En proposant cette exposition, le MBAL a souhaité prendre part à ce débat. Il y est question d’humour, de pouvoir des images et de liberté de création.

Présentée initialement au Locle en 2020, elle a été repensée – dans sa version genevoise – suite aux événements des années 2020 et 2021, dont la crise du Covid, et enrichie d’une section consacrée au dessinateur Hani Abbas, lauréat du Prix international du dessin de presse 2014 de la Freedom Cartoonists Foundation et de la Ville de Genève.

Dessins de Hani Abbas

Du mardi au dimanche de 11h à 18h. Entrée libre et selon conditions sanitaires en vigueur. Inauguration jeudi 16 décembre à 18h.
Diverses activités de médiations, dont des visites guidées publiques les dimanches 19 décembre, 16 janvier et 6 février à 14h30, et une table ronde le mercredi 2 février à 18h sur le thème Le
wokisme et l’humour (entrée libre, inscription conseillée). + d’infos.

Biennale de l’Image en Mouvement 2021 – BIM’21, 17e édition du 12 novembre 2021 au 30 janvier 2022, Centre d’Art Contemporain, Genève

L’événement s’organisera autour de « l’imaginaire artistique et culturel » du collectif newyorkais DIS et sera conçu comme une « saison pilote » radicale – comme un effort collectif destiné à interrompre les programmes habituels afin de trouver une issue à notre ravageuse tendance d’être centrés sur nous-mêmes et fatalement dirigés par le capitalisme. DIS présentera en avant-première son film Everything But The World qui prendra la forme d’un pilote, celui d’une série consacrée à l’homo sapiens: soit une exposition non linéaire d’histoire naturelle qui nous serait entièrement consacrée. Comme beaucoup d’autres œuvres dans l’exposition, Everything But The World traitera du fossé entre la complexité de l’existence globale de l’humanité et la petitesse de nos vies privées. Le film interrogera notre obsession pour « la fin du monde », tout en concédant l’arrogance avec laquelle nous parlons d’un monde et sa fin. Les autres artistes de l’exposition se fondent de la même manière sur la volonté de changer les consciences et la nécessité de démystifier les grands récits.

Plutôt que de se construire autour d’un thème imposé par les commissaires, la Biennale de l’Image en Mouvement de Genève développe son identité de biennale en produisant des œuvres inédites et originales créées par un petit nombre d’artistes: Emily Allan & Leah Hennessey, Theo Anthony, Riccardo Benassi, Will Benedict & Steffen Jørgensen, Hannah Black & Juliana Huxtable & And Or Forever, DIS, Giulia Essyad, Simon Fujiwara, GRAU, Mandy Harris Williams, Camille Henrot, Sabrina Röthlisberger Belkacem, Akeem Smith et TELFAR. + d’infos.

Archives: les Expositions passées

René Gröbli: Icones et Inédits 75 ans de photographie du 25 septembre au 10 octobre 2021, Bâtiment d’art contemporain (BAC), Le Commun, Genève

L’association Lumen propose des clichés emblématiques de René Gröbli, photographe suisse de réputation mondiale dont le travail depuis soixante ans est expérimental, poétique et innovant. Magnifique expositon sur deux étages, René Gröbli comme photojournaliste en Egypte, des photos de son mariage qui avaient fait scandale à l’époque et son expérimention avec la photo couleur à l’étage, des portraits et des villes comme New York. Dans le cadre de la Biennale No’Photo. +d’infos.

Lemaniana. Reflets d’autres scènes – une exposition collective consacrant la diversité de la production artistique contemporaine sur le bassin lémanique du 24 mars au 15 août 2021 au Centre d’Art Contemporain, Rue des Vieux-Grenadiers, Genève

Fruit d’un appel à projets initié à l’automne 2020, Lemaniana propose de porter un regard nouveau sur l’art produit aujourd’hui dans la région. Ce projet a pour ambition de se libérer des protocoles d’invitation aux artistes, inévitablement influencés par des codes et jugements de valeurs issus d’une vision curatoriale unique. L’appel à projets s’est donc appuyé sur une conception ouverte du territoire, dans le but de rassembler des artistes aux parcours distincts – lié·e·s provisoirement ou durablement à la région transfrontalière du bassin lémanique – et ce, quels que soient leur formation ou leur parcours. L’exposition permet ainsi de naviguer entre l’univers de nombreux artistes et de multiples pratiques, soulignant des connexions inédites et ouvrant notre regard à de nouvelles interprétations du monde. Un monde profondément bouleversé par les évènements récents.

2e étage:

L’actualité – que l’on parle de racisme, de pouvoirs politiques divergents, d’identité de genre ou encore de la pandémie et du confinement – imprègne l’ensemble de l’exposition de différentes façons et donne au projet un caractère véritablement contemporain, dans lequel chacun peut se refléter. Dans son ensemble, c’est une nouvelle scène artistique particulièrement dynamique et à l’écoute du monde contemporain qui émerge. Intergénérationnelle et internationale, Lemaniana prend la forme d’un carrefour de création et d’idées qui semble en totale harmonie avec les enjeux les plus importants de notre époque. Les œuvres d’artistes émergent·e·s dialoguent ici avec celles de profils établis, ou encore avec le travail de personnalités méconnues ayant pourtant dédié leur vie à leur pratique artistique. Loin d’apporter une simple réflexion sur les transformations socio-politiques et culturelles actuelles, les artistes présenté·e·s assument et incarnent le changement. Leur pratique, souvent aux croisements entre art et politique, forge les sensibilités de demain.

Lemaniana est une proposition d’Andrea Bellini avec la collaboration de Mohamed Almusibli, Jill Gasparina et Stéphanie Moisdon. Après avoir parcouru 829 dossiers, leur choix s’est porté sur 58 artistes, duos et collectifs, âgés entre 22 et 87 ans, et issus de 20 nationalités différentes.

photo: Brumisateur en céramique émaillée, plombérie, Lou Masduraud

L’exposition se déploie sur l’ensemble des espaces du Centre d’Art Contemporain Genève. Elle comprend la diffusion d’œuvres audio-visuelles dans son Cinema Dynamo, ainsi qu’un programme de performances sélectionnées en collaboration avec l’Arsenic – Centre d’art scénique contemporain, et son directeur Patrick de Rham, dans le but d’être présentées à Lausanne cet automne.

Cinema Dynamo: Une série d’oeuvres audio-visuelles est présentée en boucle dans le Cinéma Dynamo. Cette sélection sera complétée par des soirées rétrospectives, en présence des artistes, afin de découvrir leurs univers artistiques. Voir plus.

Nocturnes en présence d’artistes

Dans le but de faciliter l’accès au public, le Centre élargit ses horaires les jeudis jusqu’à 21h. Les artistes seront présents de 18h à 21h, et pourront répondre à vos questions concernant leurs œuvres exposées pour Lemaniana. L’accès à l’exposition est gratuit jusqu’au 15 août 2021 y compris pour les nocturnes.
6 mai (Nuit des Bains) : Lou Masduraud et Jessy Razafimandimby
17 juin : Aurélie Blanchette Dubois et Lauren Huret

Du mardi au dimanche de 11h – 18h. Entrée libre.

Exposition: Bourses de la Ville de Genève pour la jeune création contemporaine du 18 septembre au 11 octobre 2020 au Centre d’Art Contemporain, Rue des Vieux-Grenadiers, Genève

Bourse Ville de Genève pour la jeune création contemporaine 2020: Sébastian Gross et Laurence Rasti

Fonds Berthoud, Lissignol-Chevalier et Galland 

Depuis 1955, la Ville de Genève attribue ces bourses destinées à soutenir la jeune création contemporaine et offre ainsi aux lauréat-e-s l’opportunité de développer une recherche personnelle ou de poursuivre des études, par exemple à l’étranger. Deux bourses: une bourse pour les arts appliqués et l’autre pour les arts plastiques sont octroyées sur les Fonds Berthoud, Lissignol-Chevalier et Galland. La proclamation du 17 septembre remis trois autres bourses dans le domaine des arts visuels : la Bourse pour un projet de médiation en art contemporain, la Bourse pour artiste de plus de 35 ans et la Bourse pour la réalisation d’un projet photographique à caractère documentaire.

La Bourse Ville de Genève scindée en deux a été attribuée à : Sébastian Gross (1989*) Les membres du jury ont été impressionnés par l’investissement et le travail de production de l’artiste qui s’est positionné en réel chef d’orchestre. Le projet a été apprécié pour son angle d’approche du phénomène du « broutage » (arnaques en ligne) et des inégalités encore présentes entre l’Afrique et l’Occident. Le spectateur est invité à s’impliquer dans le dispositif et ainsi à éveiller sa curiosité sur les disparités Nord-Sud. La qualité des films a été également soulignée par le jury à l’unanimité et Laurence Rasti (1990*) Ce travail photographique met sur le même plan de grands sujets qui se croisent : le combat de deux femmes dont le corps se transforme. Deux projets, nés chacun de leur côté, que Laurence Rasti a su faire dialoguer qui ont ainsi pu se rejoindre grâce au medium photographie. Cela met également en avant la question de la représentation du genre féminin qui ne se limite pas à une seule définition. Son travail intelligent, touchant et articulé avec finesse a été salué par le jury. Le troisième lauréat est Nicolas Cilins (1985*) dont la pertinence de l’installation a été salué et qui arrive en même temps à être très enjouée et pleine de légèreté tout en dénonçant une situation géopolitique sensible. Cette ambivalence confère à l’artiste une position singulière dans son approche du documentaire. L’artiste a d’autant plusréalisé un tour de force que son travail d’archives a été effectué en pleine période de confinement à Paris.

Horaires d’ouverture : du mardi au dimanche de 11h – 18h

Novembre 2019: Nous, saisonniers, saisonnières…Genève 1931-2019 au Commun, Bâtiment d’art contemporain, Genève

L’exposition rend hommage au rôle joué par les travailleurs et les travailleuses immigrées, des dizaines de milliers de saisonniers et de saisonnières qui ont contribué à construire plusieurs «cités-satellites», de grandes infrastructures du canton, d’imposants bâtiments de la Genève internationale et participé à l’expansion de l’hôtellerie-restauration et de l’agriculture genevoises. Associant des approches historique, mémorielle et artistique, l’exposition témoigne des dures conditions de vie et de travail que la Suisse a réservées aux personnes détentrices d’un permis A. Elle ravive les enjeux d’un épisode controversé de l’histoire de ce pays. Appunti del Passaggio (2014-2016) de Maria Lorio et Raphaël Cuomo, film issu de la collection du FMAC, est présenté dans ce cadre. Il reconstruit différents épisodes oubliés de la migration du sud vers le nord de l’Europe dans les années 1960. A partir du récit d’une jeune femme, qui devient progressivement polyphonique, le film revisite différents lieux indiqués par plusieurs protagonistes qui ont vécu cette période historique depuis une position subalterne: villages désertés du sud de l’Italie, zone frontière dans les Alpes, espaces de l’ancien Grenzsanität à Brig. En retraçant leurs trajectoires, le film met en évidence une contre-mémoire de la période du « miracle économique » et expose la logique biopolitique du contrôle des corps des travailleurs immigrés ainsi que les effets du régime des frontières présent dans cette zone frontalière.Initiée par la Ville de Genève (Service Agenda 21 – Ville durable et Service culturel), cette exposition est conçue et réalisée par les Archives contestataires, le Collège du travail et Rosa Brux. Ouvert du mardi au dimanche, de 11h à 18h. Entrée libre. 

Un Archipel des solidarités: GRÈCE 2017 – 2020 du 26 août au 18 octobre 2020, Centre de la photographie, Genève

Une exposition dans le cadre 1000+1, en collaboration avec le Festival du film et forum international sur les droits humains de Genève (FIFDH) et Jean Ziegler, à l’occasion de la sortie de son dernier livre intitulé « Lesbos, la honte de l’Europe« , aux éditions du Seuil. Un Archipel des solidarités est issu d’un travail de terrain mené en Grèce de 2017 à 2020 par la philosophe Christiane Vollaire et le photographe Philippe Bazin. L’exposition montre la continuité d’une violence (politique, policière, migratoire, historique) dont les décisions économiques sont une arme….

Riccardo Benassi: Morestalgia  du 11 octobre au 22 décembre 2019 au Centre d’Art Contemporain, Genève

Centre contemporain Genève Giornata del contemporaine 2019

Morestalgia, installation de Riccardo Benassi (en photo à droite)

Centre contemporain Genève Giornata del contemporaine 2019

Dans le cadre de la XVe Giornata del contemporaneo: L’installation environnementale évolutive Morestalgia de l’artiste Riccardo Benassi (*1982, Italie) consiste en un écran LED traversable enrichit de sons, textes et objets. Présentée en première mondiale à Genève, Morestalgia sera successivement présentée à l’Istituto Italiano di Cultura, Melbourne ; 

au ZKM | Zentrum für Kunst und Medien, Karlsruhe ; à la Live Arts Week, Bologne et au Künstlerhaus Bethanien, Berlin. Le néologisme « morestalgia », inventé par Riccardo Benassi, pense l’évolution de la notion de nostalgie post-internet, en explorant la mémoire et les affects, les migrations et le mal du pays, la phénoménologie et la conception des interfaces ou encore l’histoire et la futurologie. Le travail de Riccardo Benassi se distingue par son approche pluridisciplinaire qui réfléchit à la manière dont les dispositifs technologiques modifient radicalement les structures de vie et du réel, de l’architecture à la politique, en passant par la production culturelle et la consommation. Vernissage jeudi 10 octobre, 18h à 21h. Ouvert mardi au dimanche.

A noter la performance Aria Dean: Production for a Circle jeudi 17 octobre, 19h.

Centre contemporain Genève Giornata del contemporaine 2019
Centre contemporain Genève Giornata del contemporaine 2019

Morestalgia, installation de Riccardo Benassi (verso)