Jet d’eau de Genève

Jet d'eau de Genève, jetée des Eaux-Vives, devant le Mont-Blanc, le Môle, le Petit-Salève

Depuis 1891, les artisans genevois faisaient fonctionner leurs machines grâce à l’énergie fournie par une usine hydraulique située sur le Rhône. Pour évacuer le surplus de pression qui survenait en soirée lors de l’arrêt des activités, on décida de créer une soupape : c’est ainsi qu’est né le Jet d’eau. Afin d’en faire une attraction touristique, le Jet fut alors déplacé au bout de la jetée des Eaux-Vives, au cœur de la rade. Le mécanisme d’une station de pompage projette une colonne d’eau à 140 mètres de hauteur au-dessus de la rade. L’eau est propulsée à une vitesse de 200 km/h et c’est par un processus d’aération de l’eau que le Jet d’eau arbore sa magnifique couleur blanche. Propriété des SIG – Services Industriels de Genève, le Jet d’eau est enclenché manuellement et fonctionne tous les jours sauf en cas de rafales de vent ou de grand froid. Il est illuminé le soir afin de soutenir des causes caritatives, humanitaires ou diplomatiques: illuminations à venir.

A l’arrêt depuis le 20 mars à cause de la pandémie COVID-19, le Jet d’eau a repris du service jeudi 11 juin 2020.

Tatiana Valovay, ONUGE, Tedros Adhanom Ghebreysus, OMS, Christian Brunier, SIG, Antonio Hodger, Conseiller d’Etat

Après 83 jours en arrêt en raison de la pandémie COVID-19 (son exploitation se déroulant dans des endroits très confinés), le jet d’eau a été remis en marche par le Dr Tedros Adhanom Ghebreysus, directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), aux côtés de Mme Tatiana Valovaya, directrice générale de l’Office des Nations Unies à Genève. Un geste symbolique pour marquer l’importance de la coopération internationale dans la lutte contre la pandémie, réalisé à l’invitation d’Antonio Hodgers, président du Conseil d’Etat, et de Christian Brunier directeur général de SIG. La pandémie COVID-19 a contaminé à ce jour six millions de personnes dans le monde provoquant le confinement de quatre milliards de personnes. Si la propagation du virus est en baisse en Europe, elle se poursuit dans d’autres parties du monde, notamment en Amérique latine. L’OMS, établie depuis ses débuts en 1948 à Genève, et qui vient d’être épaulée par une nouvelle Fondation de droit suisse: WHO Foundation, créée en mai 2020, a dévoilé son projet de créer un Musée mondial de la santé à Genève. Président du Conseil d’Etat, Antonio Hodgers a loué l’engagement de l’OMS dans la lutte contre le coronavirus. Il en a profité pour rappeler que des dizaines d’organisations de la Genève internationale œuvrent à la promotion de la santé publique. « Du COVID-19 au changement climatique, les nombreux défis que le monde doit affronter aujourd’hui sont mondiaux et doivent être traités par le biais d’une coopération multilatérale », a affirmé pour sa part la Directrice générale de l’ONU à Genève, Mme Tatiana Valovaya. « C’est ce que l’Organisation des Nations Unies a fait et continue à faire en son 75e anniversaire, alors que nous célébrons ensemble le centenaire du multilatéralisme moderne né ici à Genève ».

Passage du « Savoie« , bateau à aube Belle Epoque des CGN. Tatiana Valovay, directrice générale de l’Office des Nations Unies à Genève, Tedros Adhanom Ghebreysus, directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, Christian Brunier, directeur général de SIG, Mauro Poggia, conseiller d’Etat, Yannick Roulin, ambassadeur, chef de la division Etat hôte de la mission permanente de la Suisse auprès des Nations unies.

Fabrizio von Arx, violoniste virtuose Genevois d’adoption, est venu ponctuer cette cérémonie de quelques notes mélodieuses et joyeuses issues de son extraordinaire Stradivarius tricentenaire « The Angel » ex-Madrileno de 1720« . Il a interprété un extrait de l’Adagio du concerto de Tchaikovsky composé sur les Rives du Lac Léman en 1878 et un extrait de l’Été des Quatre Saisons de Vivaldi. Cet intermède musical a eu une résonance d’autant plus forte que ce Stradivarius désormais genevois a été baptisé dans la Basilique Saint Marc de Venise par le Cardinal Ravasi pour être envoyé en mission comme « Violon de la Paix« .