MAH Genève : Musée Rath

Le Musée Rath, au public en 1826 grâce à la générosité des sœurs Rath, il fut le premier musée des beaux-arts de Suisse, conçu dès son origine comme «un temple des muses» pour accueillir et exposer des œuvres. Il se trouve sur la Place de Neuve, aux côtés du Grand Théâtre et du Conservatoire de musique.

Archives – expositions passées

Fred Boissonnas. Une odyssée photographique, dès le 25 septembre au 28 mars 2021, au Musée Rath, Place de Neuve, Genève

Cette exposition est consacrée à l’œuvre du représentant le plus fécond de la « dynastie Boissonnas », Fred Boissonnas (1858 -1946). Elle met en valeur un pan de sa carrière à la fois méconnu et crucial : ses voyages en Méditerranée qu’il parcourt durant les trois premières décennies du XXe siècle à la recherche de la lumière, de la Grande Grèce et de l’Égypte indépendante, des lieux homériques et des paysages bibliques. Grâce à de multiples collaborations, il crée un œuvre prônant la subjectivité de l’acte photographique et la capacité du médium à connecter le visible et l’invisible, la géographie physique et la poésie, la démarche scientifique et l’imagination. Il propose ainsi une interprétation nouvelle des paysages et de l’histoire du monde. 

De 11h à 18h, fermé le lundi

Yves Marin, directeur, Sami Kanaan, Conseiller administratif

L’exposition est consacrée cette année à un sujet original et inédit: la notion de silence en art. Silences mêle les genres, les motifs et les époques, des natures mortes aux grands espaces, de la scène de genre à la scène religieuse, en passant par l’autoportrait mélancolique. Elle propose une expérience de différentes formes du silence, envisagé non seulement comme absence de son ou de parole, mais aussi comme un état, une présence au monde, dont certaines oeuvres nous offrent une forme condensée.

Silencieux, les arts plastiques le sont par essence, comme le rappelle l’expression « poésie muette », employée dès l’Antiquité pour désigner la peinture. Mais toute oeuvre d’art est -elle pour autant silencieuse ? Il est des peintures bavardes, criardes même, et d’autres qui se tiennent « coites ». Certaines incitent à l’intériorité de la prière, d’autres ouvrent à la contemplation de l’infini; certaines nous laissent interdits ou dans l’effroi, d’autres, énigmatiques et secrètes, semblent une matérialisation de l’ineffable. Plus.

Hodler//Parallélisme du 20 avril au 19 août 2018 au Musée Rath, Genève

organisée en collaboration avec le Kunstmuseum de Berne Hodler//Parallélisme y est exposé du 14 septembre 2018 au 13 janvier 2019

Musée Rath, Place de Neuve, Genève

Ferdinand Hodler s’est éteint le 19 mai 1918 dans son appartement du quai du Mont-Blanc, à Genève. Pour marquer cette année de centenaire, le Musée d’art et d’histoire s’est associé au Kunstmuseum Bern pour proposer une exposition qui aborde la carrière du peintre d’un point de vue inédit : le parallélisme. Théorie développée par le peintre à la fin des années 1890, le parallélisme s’infiltre dans tous les pans de son oeuvre, des portraits aux paysages en passant par ses peintures d’histoire.

Jean-Yves Marin, directeur du Musée d’Art et d’histoire, Genève, Sami Kanaan, Conseiller administratif, Nina Zimmer, directrice du Kustmuseum Berne, Laurence Madeline, conservatrice en chef du patrimoine, Genève.

Scandale provoqué en 1891 par le retrait de La Nuit de l’Exposition municipale des beaux-arts par les autorités genevoises qui le jugent obscène. Le tableau remporte un grand succès au Salon du Champ-de-Mars à Paris. Le peintre se représente, au centre de la toile, tourmenté par la terrifiante figure de la mort.

Une sélection d’une centaine de tableaux (pour les 100 ans du peintre), réunis grâce la générosité d’institutions publiques et privées, ainsi que de collectionneurs en Suisse et en Europe. Ni rétrospective, ni parcours thématique, l’exposition suit les grandes lignes du discours de Hodler, qu’il s’agisse du sentiment de grande unité et de régularité que l’artiste percevait dans la nature, de l’évidente symétrie qu’il identifiait dans le corps humain ou encore du rythme et de la logique qu’il affectionnait dans l’architecture dont il reprend les codes pour composer ses oeuvres monumentales.

Ferdinand Hodler: La Nuit, 1889-1890, Huile sur toile, Kunstmuseum Bern (©Kunstmuseum Bern)

Le parcours suit 4 sections: Le parallélisme de la nature: les oeuvres démontrent le saisissement que Hodler ressent face à la logique qu’il perçoit dans la nature et dans la figure humaine. Section 2: Trois principes de construction qui dominent tour à tour les oeuvres de Hodler : l’horizontalité, la verticalité et l’opposition symétrique. Section 3: Parallélisme des toiles qui se répondent: La Nuit (1889-1890, Kunstmuseum, Berne) en regard de La Vérité (1903, Kunsthaus, Zurich), révélant ainsi la correspondance entre ses figures qui passent d’une émotion à une autre. Section 4: L’essentiel: le parallélisme impose également une répétition des oeuvres. Tel motif, un massif montagneux, un morceau de lac est repris, soit la même année, avec de menues variantes, soit encore quelques années plus tard dans le même souci de perfectionner une même vision.

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