Commémoration de la Shoah – Lutte contre le racisme à Genève

Jean-Michel Gaussot, Yvonne Cossu, Barbara Brix, Ulrich Gantz au Collège Calvin

Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’holocauste du samedi 27 janvier 2018

Jean-Michel Gaussot, Yvonne Cossu, Barbara Brix, Ulrich Gantz au Collège Calvin

Face à la disparition des derniers témoins directs de la Shoah se pose aujourd’hui la question de la transmission et de la préservation de la Mémoire: afin de maintenir vivant le souvenir de l’horreu, la CICAD a organisé mardi 23 janvier une rencontre avec des descendants de résistants et de nazis. Pour en savoir plus. Ce projet novateur: 2e génération s’est tenu à l’aube de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’holocauste

Film no Asylum projection Genève

Paula Fouce et Eva Schloss, invitées par le Ciné-Onu

qui a lieu samedi 27 janvier (date de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau par les Soviétiques le 27 janvier 1945). Suivi dimanche 28 janvier au Ciné-ONU: No Asylum: The Untold Chapter of Anne Frank’s Story au Cinéma Cinerama Empire, rue de Carouge, Genève. La récente découverte des lettres d’Otto Frank, le père d’Anne Frank, révèle le combat de la famille pour fuir les nazis. Entrée libre. La projection a été suivie d’une discussion avec Eva Schloss, rescapée de l’Holocauste et belle-fille d’Otto Frank, en présence de Paula Fouce, réalisatrice du film.


2e génération : enfants de résistants déportés et de responsables nazis témoignent mardi 23 janvier 2015

Barbara Brix

Face à la disparition des derniers témoins directs de la Shoah se pose aujourd’hui la question de la transmission et de la préservation de la Mémoire. En vue d’y répondre, la CICAD a organisé mardi 23 janvier une rencontre avec des descendants de résistants et de nazis afin de maintenir vivant le souvenir de l’horreur. Ensemble, descendants de victimes et de bourreaux, ont choisi de s’unir pour témoigner. Le projet 2e génération un projet novateur. Il s’est tenu à l’aube de la journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’holocauste le dimanche 28 janvier.

Un récit unique de Barbara Brix, fille d’un médecin aux ordres de la « Einsatzgruppe C » et officier en Ukraine entre 1941 et 1943 en présence de deux enfants de résistants français, Yvonne Cossu et Jean-Michel Gaussot, rencontrés au Mémorial de Neuengamme près d’Hambourg. Des parcours de vie que tout oppose mais qui aujourd’hui s’unissent pour témoigner de ce que fut la Shoah.

discussion à Payot, en présence d’Alain Bruno Lévy, Président de la CICAD

La journée s’est déroulée le matin au Collège Calvin suivi d’un échange avec l’auditoire présent et l’après-midi, séance de dédicaces et discussion avec les quatre intervenants: Barbara Brix, Yvonne Cossu, Jean-Michel Gaussot  et Ulrich Gantz, fils du Dr. Helmut Gantz, officier SS à la librairie Payot, ouvert au public.

Un projet initié par la CICAD, consciente que les derniers rescapés de la Shoah ne pourront bientôt plus témoigner. C’est à la deuxième génération à présent de devenir porteur de la mémoire de celles et ceux qui furent exterminés par millions. Une discussion entre deux paroles qui permet d’analyser les mécanismes du déni mais aussi de la recomposition de la mémoire.


La CICAD a organisé son second dîner citoyen le 2 février 2017 au Pavillon Sicli à Genève.

Guy Parmelin, Conseiller fédéralet Alain Bruno Levy, président de la CICAD

CICAD: Diner citoyen avec Nathalie Barthoulot, Jacqueline de Quattro, Pierre Maudet

Guy Parmelin, Conseiller fédéralet Alain Bruno Levy, président de la CICAD

Guy Parmelin, Conseiller fédéral, Chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports a répondu à l’invitation de CICAD, Coordination intercommunautaire contre l’Antisémitisme et la Diffamation, sous la présidence d’Alain Bruno Levy et Johanne Gurfinkiel, Secrétaire général.

Les Conseils d’Etat romands: Nathalie Barthoulot (JU) et Jacqueline de Quattro (VD) ainsi que Pierre Maudet (GE), Jean-Nathanaël Karakash (NE) et Maurice Ropraz (FR) a ont débattu autour d’une table ronde au cours de laquelle l’éducation, la justice ou encore la sécurité ont été abordés.

Le même jour, le CICAD a publié son rapport annuel d’analyse de l’antisémitisme en Suisse romande. Une occasion d’aborder ces questions et recommandations.

Johanne Gurfinkiel, Secrétaire général de la CICAD

Dîner citoyen au Pavillon Sicli, Genève

Même si la Suisse est plutôt épargnée face aux actes violents à l’encontre des juifs qu’ont connus d’autres pays européens, le nombre d’actes antisémites recensés en Suisse romande reste à un niveau élevé. La persistance de la menace djihadiste reste une préoccupation concrète pour les communautés juives, notamment après de récents développements en Suisse. Par ailleurs, les groupes d’extrême
droite dont les activités se sont accrues, ont profité de la montée des populismes et de la banalisation de l’extrémisme en Europe. Des groupes dont l’obsession antisémite reste un moteur idéologique. Ainsi, l’année 2016 est marquée par un antisémitisme qui prend racine dans des idéologies antisémites profondes et des concepts éculés. Parmi les 153 actes antisémites recensés cette année, 42% ont trait à un « complot juif mondial » (22% du total des actes en 2015), 20% concernent des théories négationnistes et 22% les théories antisémites «classiques». Par ailleurs, une forte hausse du nombre d’actes antisémites sur les réseaux sociaux est observée en 2016 par rapport à l’année 2015. Dans leur grande majorité (68%), ces propos antisémites sont diffusés par des groupes romands d extrême droite. Des recommandations émises par la CICAD apporteront des avancées utiles face à ces problématiques: la mise en place d une étude afin de mettre en évidence la présence des préjugés racistes et antisémites dans les établissements scolaires, une surveillance et une modération plus rigoureuses des réseaux sociaux, des commentaires et blogs hébergés dans certains médias, la modification de l’article 261bis du Code Pénal afin de reconnaître la qualité de partie pour les organisations et ainsi faciliter l’action contre les contrevenants à la norme pénale contre le racisme. Plus d’informations sur le site de la CICAD, rubrique Antisémitisme/rapports antisémitisme.


Depuis 2005 l’ONU dédie la journée du 27 janvier à la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité.

Journée à la mémoire de l'Holocauste

Me Alain Bruno Lévy, président de la CICAD

Journée à la mémoire de l'Holocauste

Charles Beer, conseiller d’Etat genevois

A ce sujet la CICAD, Coordination Intercommunautaire Contre l’Antisémitisme et la Diffamation, a organisé une soirée exceptionnelle intitulée Ressentir l’indicible en présence du conseiller d’Etat Charles Beer, de président de la CICAD, Me Alain Bruno Lévy.

Plus de 500 personnes ont assisté à des témoignages de survivants sous forme de film: Des récits contre l’oubli, mémoires croisées, des rescapés témoignent (Ruth Fayon, Otto Klein, David Planer, Léon Reich, Noëlle Rouget, Lazlo Somogyi) et à une exposition: Ressentir l’indicible, organisée sur une base thématique et sensorielle autour des cinq sens. Elle sera présentée jusqu’au 2 février à près de 1400 élèves et enseignants de Suisse romande ces prochains jours.
Je trouve fort intéressant le travail effectué toute l’année par la CICAD en nous informant des actes contre l’antisémitisme au monde. Vous pouvez recevoir gracieusement ses informations en vous inscrivant sur leur site.


Mémoire de la Shoah Genève Place Nations 2009

Bernard-Henri Lévy et Elie Wiesel, prix Nobel de la Paix

Commémoration de la Yom Hashoah (Shoah, Holocauste) à la Place des Nations en avril 2009

Sous un temps clément s’est déroulé hier, 20 avril, une soirée toute en émotion, la commémoration de la Yom Hashoah (Shoah, Holocauste). La date a été choisi en fonction du calendrier juif, comme chaque année depuis 1959, par chaque communauté juive à travers le monde. Plus de 3000 personnes juives et non-juives ont assisté à la cérémonie qui s’est déroulée à la Place des Nations, face au bâtiment des Nations Unis où se tenait le même jour la Conférence des Nations Unis d’examen de Durban, consacrée à la lutte contre le racisme.

Mémoire Shoah Place des Nations 2009

Ruth Favon, rescapée de la Shoah et Manuel Tornare, maire de Genève

Cette cérémonie, à laquelle sont associés des survivants et des représentants d’autres groupes persécutés par les nazis, réunit des délégations de divers communautés religieuse et des autorités politiques. Dans un exposé émouvant, Elie Wiesel, prix Nobel de la Paix et survivant de la Shoah (retraçant entre autre le manque d’information de la population juive, notamment en Hongrie entre 1939/45 et l’incompréhension du fait que les alliés ne bombardaient pas les lignes de chemin de fers menant à la mort).

L’allocution de clôture a été prononcée par Bernard-Henri Lévy, défenseur de l’éthique et de la justice, engagé en permanence pour attirer l’attention de l’opinion mondiale sur les violations les plus graves des droits de l’homme.

Mémoire Shoah Place des Nations 2009

Allumage de la Flamme par des rescapés et des représenants de minorités victimes de la Shoah

Mémoire Shoah Place des Nations 2009

Les rabbins de différents cultes du judaïsme à Genève

Allumage de la Flamme de la Mémoire par des rescapés et des représenants de minorités victimes de la Shoah, des Justes parmi les Nations et des héros juifs de la Résistance, symbolisant la transmission du flambeau de la mémoire de la génération qui a vécu la Shoah aux futures générations. Manuel Tornare, maire de Genève en photo avec Ruth Favon, rescapée de la Shoah et témoin auprès des jeunes dans les écoles et collèges du canton de Genève.