Palais Lumière, Evian: actualité muséale

Palais Lumière à Evian

Derniers Impressionnistes Le temps de l’intimité du 16 mars au 2 juin 2019 au Palais Lumière, Evian

Exposition temporaire Palais de lumière EvianIl s’agit de la première rétrospective consacrée au courant intimiste de la Belle Epoque. Elle est dédiée à la Société nouvelle de peintres et de sculpteurs, la plus célèbre confrérie d’artistes d’une des périodes les plus riches de l’art Européen. Chaque printemps, à Paris, dans la fameuse galerie Georges Petit, le groupe recueillait les applaudissements de tous. Et pendant un demi-siècle, face à une modernité qui allait peu à peu tout dévorer, ses artistes séduisirent les publics et les professionnels des deux côtés de l’Atlantique. Issus de la glorieuse génération symboliste, ils avaient respiré les mêmes parfums, et plus particulièrement celui de l’impressionnisme. Chacun d’entre eux avait son propre style, mais tous partageaient une vision sentimentale de la nature. C’est ainsi qu’ils furent qualifiés d’intimistes. En respectant la véracité des apparences, en perpétuant les valeurs permanentes de l’art européen, le souci de l’évocation ou de la psychologie, en s’attachant à rendre la poésie, la tendresse de leurs sujets, ils ont réussi à nous parler de nous-mêmes. L’intimisme a été le dernier courant majeur de l’art français à être dévoué à la nature. Les mouvements successifs de l’art contemporain s’en sont depuis écarté. Pour cela, nos artistes furent considérés à la fin de leur carrière comme les derniers représentants de l’impressionnisme. A la suite d’Auguste Rodin, les plus grands sculpteurs intégrèrent la Société nouvelle, mais ce sont principalement les peintres qui assurèrent la notoriété et l’unité du groupe. Seront présentés à l’exposition les peintres Edmond Aman- Jean, Albert Baertsoen, Albert Besnard, Jacques-Emile Blanche, Eugène Carrière, Emile Claus, Charles Cottet, André Dauchez, Georges Desvallières, Henri Duhem, Antonio de La Gandara, Gaston La Touche, Ernest Laurent, Henri Le Sidaner, Henri Martin, René Ménard, René-Xavier Prinet, Jean-François Raffaelli, John Singer Sargent, Lucien Simon, Frits Thaulow et Eugène Vail.

  • Concert: Esquisses printanières dimanche 5 mai 2019 à l’Auditorium du Palais LumièreSihem Laura Thomasson (flûte) et Guillaume Jallut (piano) vous porteront avec les oeuvres de Debussy, Chaminade, Ravel, Fauré, Roussel. (inclus dans le prix une visite de l’exposition pendant les heures d’ouverture).
  • Conférence: vendredi 17 mai Henri Le Sidaner et ses amitiés artistiques, l’oeuvre d’Henri Le Sidaner et ses amitiés parmi les peintres intimistes de la Belle Epoque à 19h15, Auditorium du Palais Lumière. Conférence animée par Yann Farinaux Le Sidaner, commissaire de l’exposition.
  • Visites: dimanche 31 mars, dimanche 28 avril, dimanche 19 mai «Visite insolite» Une médiatrice pose un regard décalé sur les oeuvres clés de l’exposition : visite sensible et amusante.
  • Nocturne samedi 18 mai: Le Palais lumière ouvrira sers portes aux visiteurs noctambules jusqu’à 21h ou 22h. Visite libre de l’exposition de 19h à 22h, dès 19h: Devenez «copiste» le temps d’une soirée: deux chevalets seront tenus à la disposition d’artistes, élèves et amateurs désireux d’apprendre, de s’améliorer, en copiant les oeuvres des impressionnistes présentés. Départ à 19h et 20h au Palais Lumière et départ à 19h30 et 20h30 à la Maison Gribaldi : Accompagné par une médiatrice partez à la rencontre d’une oeuvre choisie et de son artiste. Coup de foudre garanti ! «Speed dating autour d’une oeuvre» sélectionnée par une médiatrice culturelle (15 mn) avec participation du public. 21h : «Musique et art» un piano mis à disposition du public permettra au musicien que vous êtes de s’exprimer à travers les oeuvres.

Ouvert tous les jours 10h-19h (lundi 14h-19h).


Jules Adler, peindre sous la troisième république du 3 mars au 21 mai 2018 au Palais Lumière, Evian

Expositions temporaire 2018 Palais Lumière, EvianPeintre franc-comtois né à Luxeuil, Jules Adler (1865-1952) fait carrière dans la mouvance des artistes naturalistes attachés au quotidien, au monde ouvrier, au travail et à la ruralité. Collections publiques et privées seront réunies afin de proposer un parcours en neuf étapen parcours en 9 étapes: devenir peintre, Luxeuil et la Franche-Comté, les rues de Paris, les gures populaires, la mine, le voyage, la grande guerre, les chemineaux et la peinture d’histoire. En partenariat avec le musée des Beaux-Arts de Dole et le Musée de la Piscine à Roubaix.

Adler, pendant toute la première moitié de sa carrière, de 1892 à 1908, est le peintre du peuple, des ouvriers et de la misère, préoccupé par l’actualité des luttes sociales. Il s’intéresse surtout au petit peuple des villes, Paris essentiellement, où il vit et où sa carrière débute. Sa peinture participe pleinement à l’engouement pour le naturalisme du régime républicain installé depuis 1870. Ces années sont celles du développement d’un langage singulier au sein du naturalisme, celles des toiles comme La Rue, Les Las, La Soupe des Pauvres où l’artiste affirme une palette sombre pour peindre la misère sociale. Celles où il descend dans les mines de Charleroi pour représenter ce « pays noir », celles où il part au Creusot observer, dessiner et peindre les luttes des ouvriers des usines Schneider. Plus rarement à cette époque, Adler peint certains sujets plus légers, fêtes populaires ou petits métiers des rues, pour lesquels sa palette s’éclaircit et se colore. Ces hésitations entre une peinture socialement très engagée et une vision plus « anecdotique » de la société, se doublent d’une manière qui hésite entre une peinture épaisse et pâteuse, une touche brossée presque impressionniste, et une facture lissée au dessin très présent qu’il choisira finalement franchement après la guerre de 14 -18. Au tournant de 1908-1910, le peintre des luttes urbaines et sociales laisse peu à peu la place au peintre humaniste qui désormais représente « les humbles » au lieu de la misère, et retrouve les campagnes, basculement qui s’affirme après le traumatisme de la Grande Guerre. Cette exposition est l’occasion de réécrire et de découvrir l’œuvre complexe de ce peintre, prise entre modernité et académisme.

Divers animations: Projection en boucle durant l’exposition du documentaire : Géographie dans la région de Massiges. Reconstitution de la vie des tranchées pendant et à la fin de la Grande Guerre. Gaumont Pathé archives (fondation Jérôme Seydoux-Pathé). Concert: La Musique française à l’heure de la Troisième République dimanche 18 mars, présenté par Alter Duo, autour des œuvres de Saint-Saëns, César Franck, Jules Massenet, Gabriel Fauré, Maurice Ravel, Edouard Nanny et Reinhold Glière à l’Auditorium du Palais Lumière. Conférence: Jules Adler entre académie et modernité 30 mars à 19h15, animée par Amélie Lavin, conservatrice du patrimoine, directrice du musée des Beaux-arts de Dôle et commissaire de l’exposition à l’Auditorium du Palais Lumière. Peintre de la seconde génération des artistes naturalistes, Jules Adler, fit carrière à Paris avec une œuvre singulière, moderne et académique à la fois. Visites thématiques avec lecture d’œuvres majeures sur le thème du travail les dimanches 11 mars, 22 avril et 6 mai de 16h à 17h, Palais Lumière. A l’occasion de la Journée de lutte pour les droits des femmes dimanche 4 mars: table-ronde autour des droits des femmes avec des personnalités féminines de différents secteurs professionnels, politiques, culturels et associatifs à 14h30, Hall d’honneur du Palais Lumière, entrée libre et concert thématique Portraits de femmes, autour d’œuvres de femmes compositrices et des grandes héroïnes de l’Opéra avec Sihem-Laura Thomasson (flûte) et Caroline Delcampe (piano) et exposition « portraits de femmes » par Florence le Guyon, dessinatrice à 17h, Hall d’honneur du Palais Lumière, payant (rés. conseillée par : lessalonsdemilie@terresmusicales.org ou tél. 09 81 12 59 91)


Archives: Expositions passées

Images de femmes, le chic français 1900-1950. Collections du musée Nicéphore Niepce du 28 octobre 2017 au 21 janvier 2018 au Palais Lumière, Evian

Marc Francin, Magali Modaffar, Francois Cheval, William Saade, Sylvain Besson, Martine Plante-Moral

Exposition temporaire Palais Lumière EvianA travers plus de 300 oeuvres (magazines, photographies, dessins,…), l’exposition au Palais Lumière porte son regard sur l’histoire de la photographie de mode au début du 20ème siècle en France. Une évolution étroitement liée à celle de la place de la femme dans la société. Les débuts de la photographie de mode sont timides et peu audacieux. De nombreux magazines diffusent la mode au début du XX ème siècle mais le dessin y occupe une place prépondérante. Si dans les médias, la place de la photographie de mode connaît un essor similaire à celui de la photographie en général, jusque dans les années 1920 les contraintes liées aux techniques d’impression ne favorisent pas sonutilisation.

Les photographes travaillent en studio, les modèles restent statiques et les mises en pages sont rigides et peu inventives. Cette manière de mettre en scène la mode et le vêtement est évidemment à mettre en correspondance avec le statut de la femme dans la société. Dans les années 1920-30, une « Nouvelle Vision » s’impose. Des photographes comme Jean Moral, Maurice Tabard, André Steiner, pratiquent une photographie résolument moderne et différente. Pendant l’entre-deux guerre, la photographie et les magazines accompagnent et soutiennent l’émancipation des femmes. Les photographes multiplient les expérimentations formelles, inventent des angles de prises de vue spectaculaires, proposent des cadrages audacieux et des sujets modernes ; ils offrent une nouvelle image de la femme, une «vision» enfin libérée. Véritables touche-à-tout, ces photographes, recrutés par le monde de la mode, mettent leur savoir-faire éprouvé au service des magazines et contribuent à diffuser l’image d’une féminité moderne, chic, dynamique et urbaine. Les séances enfin libérées des studios, et réalisées dans les rues de Paris participent pleinement à la reconnaissance de Paris comme capitale de la mode. A ne pas manquer la projection des trois documentaires en boucle qui illustrent à merveille l’évolution de la libération de la femme au niveau vestimentaire dans le documentaire Paul Poiret, le Roi de la mode: du corset en passant par le style Art déco de Paul Poiret à la mode garçonne de Choco Chanel et Documentaires INA: Erté, Mademoiselle Chanel, Christina Dior et le documentaire Diana Vreeland, l’Oeil doit vagabonder (magazine Harper’s Bazaar, rédactrice en chef du Vogue américain).

Ouvert tous les jours 10h-19h (lundi 14h-19h). Conférence Jean Moral, photographe pour Harper’s Bazar vendredi 1er décembre à 19h15, Auditorium du Palais Lumière, entrée libre. Concert le chic français en musique dimanche 3 décembre par l’association Terres musicales à 17h.


Raoul Dufy, le bonheur de vivre du 11 février au 5 juin 2017 au Palais Lumière, Evian

Palais Lumière Dufy bonheur vivreCette magnifique exposition au Palais Lumière, Evian est consacrée à l’oeuvre décoratif de Raoul Dufy et met en avaleur les fructueuses collaborations avec ce remarquable dessinateur et brillant coloriste avec le couturier Paul Poiret et la maison Bianchini-Férier, pour la création de soieries imprimées de tissus d’ameublement et de
tentures murales et le potier catalan Llorens Artigas et l’architecte Nicoalu Maria Rubio pour la production de céramique et avec Jean Concteau et autres pour la conception de décors et costumes de théâtre.

Evian Palais Lumière DufyL’exposition célèbre l’aisance, la profusion et l’éclat du travail d un artiste épris de nature et de liberté́. Pierre Courthion avait reconnu en lui le « roi de la fantaisie, magicien de la couleur, le décorateur le plus vivant et le plus riche de notre temps ». Celui-ci nous fait partager ainsi le plaisir renouvelé de la peinture et de ses riches applications au domaine de la mode et des arts décoratifs. L’exposition du Palais Lumière réunit quelque 200 oeuvres de Dufy provenant de grandes collections publiques, et privées. Elle met en valeur les fructueuses collaborations développées par l’artiste avec: le couturier Paul Poiret et la maison Bianchini Férier (pour la création de soieries imprimées et de tissus d’ameublement); le potier catalan Josep Llorens Artigas (pour la production de céramiques); Jean Ajalbert, Marie Cuttoli, Jean Lurçat, Louis Carré (pour la confection de tapisseries); Jean Cocteau, Jean Poueigh, René Kerdyk, Armand Salacrou, Jean Anouilh (pour la conception de décors et costumes de théâtre). Après la dispersion des décors éphémères réalisés pour l’exposition de 1925 et l ajournement d’une commande pour le paquebot Normandie (1935), l’Exposition universelle de 1937 consacre le travail de l’artiste. La mise en oeuvre des décors de la Fée électricité, du bar du théâtre de Chaillot et de la singerie du Jardin des Plantes accrédite la place majeure que Pierre Courthion lui avait réservée au panthéon des peintres décorateurs du XXe siècle.