Genève: Théâtre de l’Orangerie, parc La Grange

Ouverture de la Saison 2021 ce jeudi 24 juin 2021 au Théâtre de l’Orangerie, Parc La Grange, Genève

Andrea Novicov, directeur TO

Théâtre de l’Orangerie (TO): tente

Des concerts prix libre ont lieu sous la tente, en extérieur les vendredis de juillet: Barlovento (folk latino) le 9 juillet, Duo Rokhs (reflets de musiques classiques persanes) le 16 juillet, Joao Selva (tropicalia funk jazz disco) le 23 juillet, Sourdure (traditionnel occitan auvergnat électronique) le 30 juillet, Tout Blue (transe kroutrock électronique) le 31 juillet, Louis Jucker (folk) le 6 août, El Khat (yéménite rock) le 13 août, Meril Wubslin (folk rock) le 14 août, Yalla Mika (kraft intermèdes) le 20 août. La Haute école de musique de Genève propose également des brunchs en musique, certains dimanches matin.

Pour commencer la saison théâtrale, le TO présente deux créations genevoises : Un ennemi du peuple, chef-d’oeuvre de Henrik Ibsen mis en scène par Eric Devanthéry du mardi 6 au dimanche 25 juillet: les bains thermaux d’une petite ville – attraction touristique et noyau économique – sont contaminés. Un fait divers d’une rare banalité aujourd’hui… Sauf que la pièce a été écrite en 1882 par le grand dramaturge Henrik Ibsen, et qu’il s’agit d’un de ses chefs-d’oeuvres, puis Sylvestre et Urbania avec Laurie Comtesse et Marc Berman du 7 juillet au 1er août du côté du jeune public. Tout est bien dans le meilleur des mondes, et pourtant deux choses ont disparu pour ces humains sélectionnés avant la naissance avec grand soin en fonction de leur beauté, de leur intelligence algorithmique et de leur calme : l’amour et l’art.
Deux belles propositions pour questionner notre temps. A suivre: Les Rigoles, d’après la BD de Brecht Evens, conception et mise en scène Mathias Brossard du mardi 27 au vendredi 30 juillet. Sans Effort, un projet de Joël Maillard et Marie Ripoll du mardi 3 au dimanche 8 août. Auréliens, mise en scène François Gremaud du mardi 10 au jeudi 12 août. – Création: Moitié-Moitié de Daniel Keene, mise en scène Mariama Syllaberaient du mardi 17 au dimanche 29 août. Sur le site, vous trouvez également du théâtre et des ateliers jeune public, +d’infos.

Vernissage des expositions: Alexia Turlin / Z1 Studio / Nicolas Nova & Disnovation.org / Etienne Krähenbühl / Conservatoire et Jardin botaniques de Genève le 24 juin 2021

Alexia Turlin: Déplacer des Montagnes

Les peintures d’Alexia Turlin ont été imaginées pour la façade du théâtre de l’Orangerie (TO). Elles nous invitent à regarder à l’intérieur de la salle de théâtre, non pas comme un lieu étriqué, sans oxygène et rempli de gesticulation, de paroles et de conflits humains, mais comme un espace d’une grande ouverture qui permet l’envoi de la pensée et des émotions. Les notions de montagne et d’eau se retrouvent dans une grande partie des oeuvres d’Alexia Turlin. 

Nicolas Nova, chercher franco-suisse, professeur associé à la Haute Ecole de Design. Son bestiaire de l’Athropocène investit la Petite Serre du TO. Elle devient laboratoire dans lequel de nouvelles formes de vie nous interpellent, entre science et monde visible, matière brute et vivante, approche rationnelle et animisme, raison analytique et pensée binaire. Inspirée des bestiaires médiévaux et des observations de notre planète à l’ère de l’Anthropocène, l’installation est une compilation de créatures et d’objets hybrides de notre temps, rassemblés en une collection au croisement des mondes animal, végétal, minéral et du règne technologique.

Camille de Dieu et Laurent Nova

« Divine Nature » de Camille de Dieu et Laurent Nova investit la Grande Serre en nous invitant au voyage dans le temps: nous nous retrouvons en 3300 au coeur de fouilles archéologiques dans un lieu de culte qui aurait existé aux alentours de 2100. Voyage multiple dans les strates du futur à la découverte d’une civilisation disparue.

Le jardin du TO accueille cet été plusieurs des créatures mystérieuses d’Etienne Krähenbühl. A première vue, on pourrait attribuer à ces oeuvres une certaine lourdeur, invités à les toucher, nous découvrons au contraire leur élasticité, leur délicatesse, prêtes à s’envoler. Son oeuvre: Notre Terre III prend place dans le trou laissé par l’installation créée en 2020: Le Termitière. Le terre comme un grand vaisseau bleu traverse le temps et l’univers à une vitesse prodigieuse. Peuplé d’humains qui la pilotent sans manuel, elle respire, vit et meurt plusieurs fois par jour. 

Archives – événements passées

La termitière de Sévein Guelpa

La saison du Théâtre de l’Orangerie, Parc La Grange, Genève: Théâtre, musique, arts plastiques du juillet au septembre 2020 s’est terminé samedi 26 septembre 2020 par la traditionnelle Fête de la fin de saison dès 21h avec le Concert du Duo Miss Sodad: mère et fille revisitant les traditions musicales de la Cap Verde à 22h, avant et après le concert : DJ Aloko, entrée libre. En photo: Projet La termitière de Sévein Guelpa, réalisé uniquement avec la terre trouvée sur place et dans un chantier voisin. Le goudron a été retiré, puis la terre excavée pour servir de matière première aux briques de terre crue. Cette construction s’inspire des termitières d’Amazonie pouvant mesurer jusqu’à huit mètres de haut et trente mètres de diamètre au sol. Les termites sont considérés comme de véritables architectes de l’écologie : les structures qu’ils développent sont des modèles de durabilité, tant grâce aux matériaux utilisés qu’à la complexité et à l’efficacité de leurs systèmes de ventilation.

Théâtre de L’Orangerie au Parc La Grange été 2019

Rendez-vous à la Buvette du Théâtre de L’Orangerie au Parc La Grange: accueillante, elle constitue le sien vivant entre le théâtre, les expositions, les installations d’arts plastiques et le potager. Théâtre de l'Orangerie 2019 Parc La Grange, GenèveC’est un projet d’envergure: l’exposition: Sur les traces en plastique de Magallan qui clore la saison Arts plastiques 2019 du Théâtre. Déployée dans la grande serre du 27 août au 28 septembre 2019, elle met en scène une sélection de particules microplastiques trouvées après analyse dans une partie des 208 prélèvements d’eau de surface effectués au total par le voilier suisse de 33 m *Fleur de Passion* dans le cadre du programme *Micromégas* de cartographie de la pollution méso et microplastique, lors de son tour du monde de 4 ans et demi (avril 2015-septembre 2019) sur les traces de Magellan. L’installation graphique et photographique – en version bilingue française/anglaise – proposée par la Fondation Pacifique et l’association Oceaneye raconte une petite partie de cette histoire cauchemardesque qui ne fait que commencer, la colonisation du monde par le plastique, matériau devenu indispensable dans notre vie de tous les jours. Elle donne à voir 20 de ces prélèvements — fragments, fils ou filets de pêche, pellets, mousses ou films plastiques — photographiés en très gros-plan par le photographe genevois Fred Merz de l’agence lundi13 qui en magnifie, au sens propre comme au figuré, les formes, les couleurs chatoyantes et venimeuses ainsi que les textures parfois trompeuses pour mieux suggérer l’ambivalence de notre rapport avec ce matériau, source dont ces fragments proviennent. Concernant l’exposition: Le Grand Lapin Blanc de Christian Gonzenbach(en photo) elle a fait son apparition depuis 1er août dans l’enceinte du TO. Les concerts gratuits en plein air, sous la tente du Théâtre de l’Orangerie s’enchaînent. Plus.