Journées de Soleure, rendez-vous du cinéma Suisse

Soleure

Les Journées de Soleure, la rétrospective annuelle du cinéma suisse du 19 au 26 janvier 2022 retournent dans les salles de cinéma à Soleure

Les 57es Journées de Soleure se sont terminées mercredi 26 janvier en récompensant trois films: La fiction «Wet Sand» d’Elene Naveriani remporte le «Prix de Soleure». Le jury a salué «la tendresse et l’évidence avec lesquelles les tabous sont abordés et brisés sans le moindre état d’âme. (…) Le jury est impressionné par le talent avec lequel la réalisatrice fait fusionner le son, l’image et la musique, de sorte que le temps se dilate jusqu’à ses extrêmes limites et nous transporte dans un état de vibration.» Avec «Pas de deux», Elie Aufseesser remporte le prix du meilleur premier film dans la catégorie «Opera Prima», un film qui «questionne la filiation, le passage à l’âge adulte, la mort, l’insouciance et la folie»sans préjugés mais ouvert à l’humain dans toute sa singularité et sa complexité. «Presque» de Bernard Campan et Alexandre Jollien s’est vu remettre le «PRIX DU PUBLIC».  Une 57e édition aux couleurs francophones. Près de la moitié des 78 longs métrages sélectionnés proviennent de Suisse romande. Six documentaires et deux fictions sont nominés au «Prix de Soleure», qui sont l’œuvre de quatre réalisatrices et de quatre réalisateurs. Cinq de ces films passeront en première mondiale à Soleure, un autre en première suisse. Les films nominés parlent de solitude, de double vie et d’expérience existentielle. Ils évoquent la puissance du langage et du silence, la migration et la révolution. Le coeur du programme est la section «Panorama», dans laquelle son présentées beaucoup de fictions d’une grande force mais aussi beaucoup de documentaires, dans lesquels des formes narratives sophistiquées deviennent toujours plus la norme qui rivalisent pour les trois prix: Le «Prix de Soleure», le «PRIX DU PUBLIC» et le prix «Opera Prima». Au chapitre des 79 courts métrages, des expérimentations conduites à partir des moyens de la réduction filmique apparaissent : par exemple des films en «tableau», dans lesquels la caméra statique est dirigée sur une scène particulière afin d’observer comment l’histoire va évoluer dans un cadre prédéfini. Le programme spécial «Rencontre» est dédié au Zurichois Jürg Hassler, une talent universel à la vie mouvementée. Une exposition à la Freitagsgalerie lui est dédiée.

Film Brunch – pendant les Journées de Soleure, SSA/SUISSIMAGE invitent au brunch et à des entretiens avec des invités tous les jours de 10h à 11h30 au Barock Café & Bar: jeudi, 20 janvier: Loving Highsmith, film d’ouverture avec Eva Vitija, régie, Franziska Sonder, production, Ensembe Film (en allemand) – vendredi, 21 janvier La menace politique, avec Adrian Blaser, production, Philipp Gut, vice-président de l’association « Nein zu staatlichen Medien », Matthias Müller, président des Jeunes Libéraux-Radicaux Suisse et Géraldine Savary, rédactrice en chef Femina (en français et allemand, traduction simultanée) –  samedi 22 janvier, Par-delà les frontières, avec Daneille Jaeggi, réalisatrice (en français et allemand, traduction simultanée) – dimanche, 23 janvier: Le cinéma contestataire hier et aujourd’hui, invité d’honneur Jürg Hassler, Frédéric Choffat, réalisateur et Alexandra Slotte, protagoniste « Tout commence« (en français et allemand, traduction simultanée), lundi 24 janvier: Personnages de séries, avec Isabelle Caillat, Marlise Fischer et Estelle Bridet, lauréates du Pric SWISSPERFORM – Prix d’art dramatique 2022(en français et allemand, traduction simultanée) – mardi, 25 janvier: Inclusion, exclusion, subversion? Le handicap au cinéma, avec Tommaso Donatti, réalisateur et Achim Hättich, auteur CINEMA (en français et allemand, traduction simultanée). Vers le programme, ICI.

Les 56es Journées de Soleure du 20 au 27 janvier 2021, une édition en ligne!

L’édition à domicile des 56e Journées de Soleure s’est terminée mercredi 27 janvier avec 30 000 billets de cinéma vendus en ligne (29’815 entrées). Dans le même temps, le nouveau site web des Journées de Soleure, qui servait aussi de centre numérique du festival, a reçu 90’183 visites pendant le festival et accueilli 57’000 visiteurs uniques pendant les 7 derniers jours. Le film d’ouverture, «Atlas», de Niccolò Castelli a été vu par plus de 95’000 téléspectateurs sur SRF 2, RSI LA 2 et RTS 2 dans l’ensemble de la Suisse. En savoir plus.

Le «Prix de Soleure» a été attribué à Andrea Štaka pour «Mare». Le nouveau prix «Opera Prima» doté de 20’000 francs a été décerné à la première oeuvre de Stefanie Klemm pour «Von Fischen und Menschen» dans la nouvelle section: «Opera Prima» qui place les jeunes réalisatrices et réalisateurs prometteurs sur le devant de la scène et leur offre un tremplin pour la suite de leur carrière. Le public a élu son film préféré et donné le «Prix du public» à «Beyto» de Gitta Gsell. Le film Mare et Atlas sont aussi nominés au Prix du cinéma suisse 2021 qui aura lieu le 26 mars à Genève. Les 56es Journées de Soleure continuent dans les pages magazine du site. Découvrez ou redécouvrez une centaine de discussions disponibles sur le site web du festival.

Les 54e Journées de Soleure du 24 janvier au 31 janvier 2019 dans divers salles de cinéma à Soleure

Une nouvelle réussite des Journées de Soleure, rétrospective annuelle du cinéma suisse et rendez-vous des professionnels suisses et internationaux avec 65’000 entrées. Fanny Bräuning remporte le «Prix de Soleure» pour son documentaire «Immer und ewig»: Pour ce documentaire, elle a accompagné ses parents dans leur voyage à travers le sud de l’Europe. Son père Niggi, photographe et bricoleur passionné, est au volant du camping-car; sa mère Annette, atteinte de sclérose en plaques, est assise à ses côtés. Le jury s’est montré impressionné par ce «film personnel d’une grande intensité. Martin Witz remporte lui le Prix du public pour «Gateways to New York». Le documentaire raconte l’histoire du grand ingénieur suisse Othmar H. Ammann, qui a émigré à New York en 1904 et y a redéfini les règles de la construction de ponts. Le cœur du programme de cette 54e édition a été la section «Panorama», qui a présenté des productions suisses récentes de tous genres et toutes durées. Le programme spécial «Focus»a été consacré au nouvel accord de coproduction entre le cinéma mexicain et suisse. La section parallèle «Rencontre» a rendu hommage à l’acteur suisse Bruno Todeschini, qui a présenté un choix de ses filmset a participé à des tables rondes consacrées à son travail. Des films aux figures féminines les plus diverses en provenance de différents coins du monde et un hommage au chef opérateur Pio Corradi, décédé récemment. Sa filmographie, commencée dans les années 1970, comprend plus d’une centaine de documentaires et de fictions. Photographe, cameraman et chef opérateur, Pio Corradi a marqué le langage visuel du cinéma suisse pendant plus de quarante ans. Le film «Reisen ins Landesinnere» (Matthias von Gunten, 1988) a été projeté en présence de quelques-uns de ses compagnons de route. Les Prix du film de télévision suisse 2019 a récompensé. Anna Pieri, Thibaut Evrard, Annina Euling et Beat Marti. Prolongez les Journées de Soleure en allant voir l’exposition sur les films d’animation: «Swiss Animation – ça bouge!» du Groupement suisse du film d’animation (GSFA), vous avez encore jusqu’au 16 février pour vous rattraper et aller au Künstlerhaus S11. Le 10 février, il y aura en outre une discussion avec les réalisateurs de film d’animation Melanie Caroline Wigger et Joder von Rotz. La 55e édition du festival se déroulera du mercredi 22 au mercredi 29 janvier 2020.


Les 53es Journées de Soleure du 25 janvier au 1er février 2018 dans divers salles de cinéma à Soleure:

Au programme 159 courts et longs métrages, dont 20 premiers longs métrages et 38 premières de toutes les régions du pays. Le 25 janvier 2018, Fernand Melgar ouvrira les feux de cette 53e édition avec «À l’école des Philosophes», en présence du président de la Confédération Alain Berset. Le documentaire sur la vie quotidienne dans une école de jour pour enfants en situation de handicap est nominé au «Prix de Soleure». Six autres documentaires convoitent cette distinction suprême, et parmi eux l’ani-doc «Chris the Swiss» d’Anja Kofmel. Dans son premier long métrage, la réalisatrice reconstitue l’histoire de son cousin, mort dans des circonstances non élucidées alors qu’il exerçait son métier de reporter pendant la guerre en Yougoslavie. Dieter Fahrer a aussi choisi une approche personnelle pour décrire le système médiatique suisse. Dans «Die Vierte Gewalt», il conjugue expériences propres et réalités d’un secteur en mutation, soumis à de fortes pressions. Luc Schaedler étudie, à l’exemple de cinq artistes chinois, les cycles de la politique autoritaire de la Chine et le rôle de l’art dans l’émergence d’une pensée libérale («A Long Way Home»). Dans «Das Leben vor dem Tod», Gregor Frei place son père et les voisins de celui-ci devant les questions ultimes et présente un premier film aussi personnel qu’universel. Kaleo La Belle fait de même dans «Fell in Love with a Girl» en lançant un coup de sonde dans sa propre famille et en évoquant les dangers et les chances des expérimentations relationnelles peu orthodoxes. Journées de Soleure festival de films SuissePour ses débuts derrière la caméra, intitulés «Des moutons et des hommes», Karim Sayad plonge dans les structures sociales d’un quartier d’Alger où le statut social, la virilité et les perspectives d’avenir sont étroitement corrélés avec la détention de béliers. Marcel Gisler porte à écran une question taboue dans «Mario». Sa fiction raconte la carrière d’un footballeur homosexuel qui tombe amoureux et se retrouve face à un dilemme. Le second film de fiction concourant au «Prix de Soleure» est l’œuvre de Christine Repond : «Vakuum» jette en regard derrière la façade d’un mariage vieux de 35 ans, ébranlé dans ses fondements mêmes par le diagnostic du sida.

Composé en 2018 de Xavier Koller, Pascale Kramer et Flavia Kleiner, le jury décernera le Prix de Soleure pour la dixième fois le 1er février prochain. Une nouvelle section intitulé «Future Lab» accueille les nouvelles technologies, en particulier la réalité virtuelle et la réalité augmentée. Le bricoleur Jacques Boolsky, inventeur de la caméra 16mm de marque Bolex, fut dans les années 1920, un innovateur sur tous les plans. D’un prix abordable et facile à manier, la caméra compacte fabriquée à Sainte-Croix, dans le canton de Vaud, devint la compagne très prisée des amateurs et des professionnels. Avec «Bolex: une caméra suisse à l’échelle du monde», les Journées de Soleure consacrent leur programme historique à une invention made in Switerland. Plus.