Lausanne : Mudac

Rencontrons-nous à la gare du 18 juin au 26 septembre 2022, Mudac, Musée cantonal de design et d’arts appliqués contemporains, Plateforme 10, quartier des arts, Lausanne

Automate musical de la gare de Nyon, lanternes d’aiguillage CFF et lanternes de queue de train SNCF

JR eye contact

JR, Eye contact, #360, trains, 2018, 70 pièces de métal, 320 rails, 40 locomotives 360 wagons, galerie Perrotin, New York

Yin Xiuzhen, Portable City (dans une valise), Pace Gallery, Hong Kong

Stéphane Kropf, Collection Hilti Art Foundation, Vaduz, reconnaissez-vous les lignes de vos anciens billets de trains ? Grâce à des couleurs fluorescentes dans un jeu optique avec de subtiles gradations chromatiques, le parcours en colimaçon offre une expérience visuelle particulière.

Le mudac s’attache à l’idée de la rencontre et du roman de gare, en mettant l’individu au coeur de son exposition. Lieu incontournable des retrouvailles, des départs, des rencontres fortuites, la gare et le train sont des espaces de vie propices à l’imaginaire. Cette union entre la réalité et la fiction est au centre de l’histoire narrée par l’exposition Rencontrons-nous à la gare, ponctuée d’objets issus du champ du design mais aussi de l’art contemporain, et prolongée par les images en mouvement de la publicité et des clips musicaux. Les documents d’archives CFF côtoient ainsi des oeuvres de Christian Boltanski, Salvador Dali, Sophie Calle, Marina Abramovic, ou encore Studio Jobs. + d’infos.

Studio Job, Train Crash Table, 2015 – en arrière plan: Ulay/Marina Abramovic, Relation in Space, 1976 

Cette première exposition du mudac au sein de son nouveau bâtiment s’inscrit dans la thématique commune des trois musées de Plateforme 10 : TRAIN ZUG TRENO TREN. Les trois expositions – « Rencontrons-nous à la gare» au Mudac / « Voyages imaginaires » au MCBA , + d’infos / « Destins croisés » à Photo Elysée, + d’infos – conçues par chacun des musées de Plateforme 10, enrichissent la métaphore de cette histoire ferroviaire en rendant hommage à la vocation antérieure du site à proximité immédiate de la gare de Lausanne, étape du mythique Venise-Simplon-Orient-Express. Privilégiant le croisement des regards, les trois expositions s’affranchissent de toute approche littérale ou strictement chronologique. Transdisciplinaires, elles préfèrent au contraire traverser leur sujet de part en part, symbolisant dans un mélange subtil de force identitaire et de versatilité la genèse de cette plateforme unique en son genre qu’est le quartier des arts de Lausanne. + d’infos.

Boris Dennler: Radiator Chair, 2016

La crise climatique et environnementale constitue certainement l’enjeu le plus important du XXIe siècle auquel l’humanité doit faire face. La Terre souffre et tente de nous alerter par divers moyens : dérèglements climatiques, hausse du niveau des eaux, diminution de la biodiversité ou encore extinction de certaines espèces. L’urgence écologique résonne aux quatre coins du globe et ce jusque dans l’univers du design et des arts appliqués. Le mudac – constituant sa collection en résonance avec des thématiques sociétales liées à l’actualité – rassemble depuis quelques années des pièces qui nous rendent attentif·ves à ce que la Terre nous dit. Écouter la Terre propose une immersion dans la collection du mudac où les disciplines variées qui la constituent – design, art verrier, céramique, arts graphiques et bijou contemporain – se côtoient et reflètent les enjeux du changement climatique. Les œuvres attestent de l’engagement des designers et ouvrent le champ des possibles. Elles sont un appel, celui qui nous supplie de ne plus considérer la nature uniquement sous le prisme de la rentabilité, de la productivité ou comme une ressource sans limite devant servir les activités humaines. Elles nous poussent à tendre l’oreille aux phénomènes qui témoignent de la diversité de notre planète et de prendre conscience de la fragilité de cet équilibre. + d’infos.

Tomas Libertiny, The Seed of Narcissus, 2011

studio mischer-traxler : Nocturnal cloud, 2019