Journées de Soleure, rendez-vous du cinéma Suisse

Soleure

Les 56es Journées de Soleure du 20 au 27 janvier 2021 vont en ligne!

Le festival du cinéma suisse aura bien lieu : ce sera une édition en ligne d’une grande diversité, enrichie d’une nouvelle section et d’un nouveau prix. Tous les prix et toutes les sections sont maintenus : le «Prix de Soleure», le «PRIX DU PUBLIC» et le tout nouveau Prix «Opera Prima» ainsi que le «Prix d’honneur» seront bien remis aux lauréats. De plus, dans la mesure où la situation le permettra, un programme de films adapté à cette situation est prévu sur place : en collaboration avec les cinémas Canva, Capitol et Palace, un certain nombre de séances pourraient être proposées à Soleure. Par contre, les grandes salles de spectacle comme le Konzertsaal, le Landhaus et la Reithalle ne pourront pas ouvrir leurs portes en janvier 2021.

Le programme spécial «Rencontre»  est dédié à l’œuvre de Villi Hermann, réalisateur et producteur tessinois qui marque de son empreinte la création cinématographique suisse depuis plus d’un demi-siècle et est considéré comme un pionnier du film en langue italienne. L’occasion de redécouvrir par exemple le documentaire «Es ist kalt in Brandenburg – Hitler töten» (1980) sur Maurice Bavaud, le Suisse qui a tenté de tuer Hitler, ou la fiction «Bankomatt» (1989), avec Bruno Ganz dans son premier rôle principal parlé italien. Tous les films de la «Rencontre» et les entretiens avec leur auteur seront proposés en ligne. Plus sur la «Rencontre».

Le programme spécial «Focus» se penche sur la situation de la critique de films. A l’enseigne de «Éloge de la critique – Lob der Kritik», tables rondes en ligne, webinaires et master classes s’interrogeront sur le rôle qu’elle peut jouer aujourd’hui et pourra jouer demain. A l’affiche du programme de films, on pourra voir des productions suisses et internationales traitant de la création cinématographique elle-même, puisque, comme l’avait formulé à peu près Jacques Rivette en son temps, «la seule critique véritable d’un film ne peut être qu’un autre film». Parmi ces films, signalons la première suisse de la série «Women Make Film» (2019), de même que «Fluchtweg nach Marseille» (1978) de Ingemo Engström et Gerhard Theuring. Une autre première suisse, «Forensickness» (2020) de Chloé Galibert-Laîné, sera l’occasion de visionner un remarquable essai en vidéo. L’œuvre de Jean-Luc Godard et l’insistance du réalisateur à répéter que la parole et l’écriture sur le cinéma constituent un volet essentiel du média sont une des sources d’inspiration du «Focus» des 56es Journées de Soleure. Plus sur le «Focus»
Nouveau prix doté de 20’000 francs à un premier long métrage du cinéma suisse et nouvelle section: «Opera Prima» qui place les jeunes réalisatrices et réalisateurs prometteurs sur le devant de la scène et leur offre un tremplin pour la suite de leur carrière.  La nouvelle section «A l’atelier» installera le processus de création cinématographique et les échanges entre les professionnels de tous les métiers au cœur des débats. Ce forum interactif créera de l’espace pour des rencontres – au-delà des frontières linguistiques et nationales. C’est ainsi que «First Cut Lab», le réputé programme indépendant de conseil destiné aux longs métrages, fera halte pour la première fois en Suisse. En guise de coup d’envoi, la réalisatrice et scénariste Petra Volpe («Frieden», «L’Ordre divin») tiendra une discussion en atelier et en même temps donnera un aperçu de son propre processus de création artistique. Les inscriptions sont ouvertes.

Plus sur «Opera Prima» et «A l’atelier»

Les 54e Journées de Soleure du 24 janvier au 31 janvier 2019 dans divers salles de cinéma à Soleure

Une nouvelle réussite des Journées de Soleure, rétrospective annuelle du cinéma suisse et rendez-vous des professionnels suisses et internationaux avec 65’000 entrées. Fanny Bräuning remporte le «Prix de Soleure» pour son documentaire «Immer und ewig»: Pour ce documentaire, elle a accompagné ses parents dans leur voyage à travers le sud de l’Europe. Son père Niggi, photographe et bricoleur passionné, est au volant du camping-car; sa mère Annette, atteinte de sclérose en plaques, est assise à ses côtés. Le jury s’est montré impressionné par ce «film personnel d’une grande intensité. Martin Witz remporte lui le Prix du public pour «Gateways to New York». Le documentaire raconte l’histoire du grand ingénieur suisse Othmar H. Ammann, qui a émigré à New York en 1904 et y a redéfini les règles de la construction de ponts. Le cœur du programme de cette 54e édition a été la section «Panorama», qui a présenté des productions suisses récentes de tous genres et toutes durées. Le programme spécial «Focus»a été consacré au nouvel accord de coproduction entre le cinéma mexicain et suisse. La section parallèle «Rencontre» a rendu hommage à l’acteur suisse Bruno Todeschini, qui a présenté un choix de ses filmset a participé à des tables rondes consacrées à son travail. Des films aux figures féminines les plus diverses en provenance de différents coins du monde et un hommage au chef opérateur Pio Corradi, décédé récemment. Sa filmographie, commencée dans les années 1970, comprend plus d’une centaine de documentaires et de fictions. Photographe, cameraman et chef opérateur, Pio Corradi a marqué le langage visuel du cinéma suisse pendant plus de quarante ans. Le film «Reisen ins Landesinnere» (Matthias von Gunten, 1988) a été projeté en présence de quelques-uns de ses compagnons de route. Les Prix du film de télévision suisse 2019 a récompensé. Anna Pieri, Thibaut Evrard, Annina Euling et Beat Marti. Prolongez les Journées de Soleure en allant voir l’exposition sur les films d’animation: «Swiss Animation – ça bouge!» du Groupement suisse du film d’animation (GSFA), vous avez encore jusqu’au 16 février pour vous rattraper et aller au Künstlerhaus S11. Le 10 février, il y aura en outre une discussion avec les réalisateurs de film d’animation Melanie Caroline Wigger et Joder von Rotz. La 55e édition du festival se déroulera du mercredi 22 au mercredi 29 janvier 2020.


Les 53es Journées de Soleure du 25 janvier au 1er février 2018 dans divers salles de cinéma à Soleure:

Au programme 159 courts et longs métrages, dont 20 premiers longs métrages et 38 premières de toutes les régions du pays. Le 25 janvier 2018, Fernand Melgar ouvrira les feux de cette 53e édition avec «À l’école des Philosophes», en présence du président de la Confédération Alain Berset. Le documentaire sur la vie quotidienne dans une école de jour pour enfants en situation de handicap est nominé au «Prix de Soleure». Six autres documentaires convoitent cette distinction suprême, et parmi eux l’ani-doc «Chris the Swiss» d’Anja Kofmel. Dans son premier long métrage, la réalisatrice reconstitue l’histoire de son cousin, mort dans des circonstances non élucidées alors qu’il exerçait son métier de reporter pendant la guerre en Yougoslavie. Dieter Fahrer a aussi choisi une approche personnelle pour décrire le système médiatique suisse. Dans «Die Vierte Gewalt», il conjugue expériences propres et réalités d’un secteur en mutation, soumis à de fortes pressions. Luc Schaedler étudie, à l’exemple de cinq artistes chinois, les cycles de la politique autoritaire de la Chine et le rôle de l’art dans l’émergence d’une pensée libérale («A Long Way Home»). Dans «Das Leben vor dem Tod», Gregor Frei place son père et les voisins de celui-ci devant les questions ultimes et présente un premier film aussi personnel qu’universel. Kaleo La Belle fait de même dans «Fell in Love with a Girl» en lançant un coup de sonde dans sa propre famille et en évoquant les dangers et les chances des expérimentations relationnelles peu orthodoxes. Journées de Soleure festival de films SuissePour ses débuts derrière la caméra, intitulés «Des moutons et des hommes», Karim Sayad plonge dans les structures sociales d’un quartier d’Alger où le statut social, la virilité et les perspectives d’avenir sont étroitement corrélés avec la détention de béliers. Marcel Gisler porte à écran une question taboue dans «Mario». Sa fiction raconte la carrière d’un footballeur homosexuel qui tombe amoureux et se retrouve face à un dilemme. Le second film de fiction concourant au «Prix de Soleure» est l’œuvre de Christine Repond : «Vakuum» jette en regard derrière la façade d’un mariage vieux de 35 ans, ébranlé dans ses fondements mêmes par le diagnostic du sida.

Composé en 2018 de Xavier Koller, Pascale Kramer et Flavia Kleiner, le jury décernera le Prix de Soleure pour la dixième fois le 1er février prochain. Une nouvelle section intitulé «Future Lab» accueille les nouvelles technologies, en particulier la réalité virtuelle et la réalité augmentée. Le bricoleur Jacques Boolsky, inventeur de la caméra 16mm de marque Bolex, fut dans les années 1920, un innovateur sur tous les plans. D’un prix abordable et facile à manier, la caméra compacte fabriquée à Sainte-Croix, dans le canton de Vaud, devint la compagne très prisée des amateurs et des professionnels. Avec «Bolex: une caméra suisse à l’échelle du monde», les Journées de Soleure consacrent leur programme historique à une invention made in Switerland. Plus.