Lausanne: Musées cantonales, Palais de Rumine

Riponne Palais de Rumine

Palais de Rumine, Place de la Riponne, Lausanne

L’architecture du Palais de Rumine, situé au coeur de Lausanne, s’inspire des palais toscane, et son style néo-florentin. Inauguré en 1902, le Palais de Rumine a toujours eu vocation de service public – selon la volonté de son mécène, Gabriel de Rumine. Initialement conçu pour abriter différents départments de l’Académie, puis de l’Université, il accueille les collections scientifique et artistique du Canton de Vaud, ainsi que la bibliothèque cantonale et universitaire. Retrouvez: Musée cantonal d’archéologie et d’histoire – Musée cantonale de géologie – Musée cantonale de zoologie.

Indisérables !? Les animaux mal-aimés de la ville du 9 décembre 2022 au 2 juillet 2023, Musée cantonal de zoologie, Palais de Rumine, Lausanne

Rats, cafards, pigeons ou punaises constituent une faune intimement liée aux villes, mais avec laquelle beaucoup de citadins préféreraient ne pas coexister, surtout dans l’intimité de leur foyer. INDÉSIRABLES !? est dédiée à ces animaux-là, souvent aussi qualifiés de nuisibles ou de pestes. Venez découvrir ce monde des « indésirables » selon trois points de vue : celui des habitants qui y sont confrontés, celui des personnes qui luttent contre leur prolifération et celui des animaux eux-mêmes. À l’heure où les moustiques tigres arrivent dans les villes suisses à la faveur du changement climatique, INDÉSIRABLES !? permet de lancer un débat aussi original que nécessaire sur l’animal dans la ville contemporaine. + d’infos.

Un collaboration entre l’Institut de géographie et de durabilité de l’UNIL et le Musée cantonal de zoologie

Bombe insecticide gigantesque, salle 2 (chez soi)

La première salle propose, au moyen de grandes projections, une immersion dans tout ce que les indésirables peuvent évoquer en nous. Gros plans d’insectes, manchettes à sensation des journaux, photos de pièges, mais aussi vie quotidienne de cette faune urbaine, les «indésirables» colonisent l’espace. Une installation sonore propose des témoignages de citadins et citadines confrontés à des punaises des lits, cafards ou rats qui apportent des exemples concrets de relations entre humains et faune non désirée en ville. Pour compléter le regard de l’habitant face aux «indésirables», une série de spots publicitaires de différents pays donnent à voir la variété des approches, pour la plupart humoristiques, pour présenter les produits de lutte.

L’évolution de la lutte contre les blattes, rats, souris… au cours du temps

La deuxième salle (chez soi), évoque un décor d’appartement. Ici, on joue avec les échelles. Les plinthes en bas des murs deviennent très grandes, ou est-ce le visiteur qui rappetisse? Discrets, cachés, mais bien présents, 23 portraits d’insectes, arthropodes et vertébrés hôtes de la ville et des appartements sont à découvrir. La salle évoque aussi la lutte. Au milieu git une bombe insecticide gigantesque, comme abandonnée après usage par les habitants de la pièce. On y parle des moyens de se protéger des indésirables ou de les exterminer. Comment faire pour éliminer les blattes, capturer rats et souris, ou éloigner les pigeons? Les solutions sont multiples et ont évolué au cours du temps. Grâce à une importante collection de pièges offerte au musée − encore jamais montrée au public − et à la collaboration avec des professionnels de la désinfestation, l’histoire
de la lutte contre les indésirables peut être racontée au visiteur.

Chez eux (salle 3) : La ville, ses constructions, ses égouts, ses canalisations… Pour les indésirables, le milieu urbain est un écosystème incroyablement riche, offrant cachettes, lieux de vie, de reproduction, nourriture à gogo et chaleur toute l’année. Le pigeon des villes, descendant du pigeon biset, retrouve dans les façades des bâtiments les falaises rocheuses où nichent ses ancêtres. Le rat brun, ou surmulot, excellent nageur, est parfaitement à l’aise dans les égouts et peut même remonter dans les canalisations. Originaires de pays chauds, les blattes trouvent dans les appartements chauffés un climat qui leur convient à merveille.

Anne Freitag, commissaire de l’exposition

Seuls, les «indésirables» n’auraient pas pu coloniser si facilement et si rapidement les villes. Grâce aux humains qui circulent sans cesse à travers le monde et transportent d’innombrables biens d’un continent à l’autre ou entre cités, les blattes, fourmis ou punaises des lits ont pu se répandre sans problème. Pour transporter involontairement une colonie de fourmis, il suffit d’une plante en pot dont le terreau abrite une reine et quelques ouvrières. Les punaises des lits collent leurs œufs sur le mobilier de la chambre à coucher, et se déplacent ainsi d’un logement à l’autre à la faveur d’un déménagement.

Indésirables!? Les animaux mal-aimés de la ville, ouvrage grand public édité par les PPUR aux Editions 41

Un livre est publié en même temps que l’exposition. Il s’agit d’un ouvrage de 200 pages richement illustré, écrit par Joëlle Salomon Cavin, co-commissaire de l’exposition. Fondé en partie sur les expériences personnelles de l’auteure, le contenu de cet ouvrage donne à voir les multiples facettes des animaux mal-aimés de la ville au travers de récits (romanesques ou scientifiques), de témoignages (d’habitants, de biologistes et de gestionnaires) et de collections naturalistes. De la Métamorphose de Kafka aux rats de Ptiluc, des fourmis de Cully au Léopard de Bombay, de l’invention du DDT à la ville du futur, les dix chapitres nous transportent dans les nombreux mondes qui façonnent notre relation à ces petites bêtes.

Animations autour de l’exposition:

  • Visites-lunch vendredis à 12h15 une fois par mois de janvier à avril (27 janvier, 24 février, 24 mars, 28 avril 2023) pour découvrir l’exposition en compagnie d’une commissaire d’exposition et profiter d’un petit en-cas pour poursuivre la discussion.
  • Trois visites insolites gratuites jeudis à 18h (9 février, 16 mars, 11 mai 2023) à travers des lieux insolites du Palais de Rumine, sous-sols, ateliers ou dépôts, sont proposées pour traquer leurs éventuels habitants, guidées par des désinfestateurs professionnels, les commissaires de l’exposition ou le taxidermiste du Musée de zoologie.
  • Balades gratuites organisées  dans le cadre de «Sauvageons en ville» mardis à 18h, avril à octobre à Lausanne et à Morges , à la découverte d’une autre nature, pour questionner nos liens avec elle, + d’infos.
  • Ateliers « les petites bêtes qui nous embêtent» pour les personnes ayant des phobies face à ces animaux mal-aimés samedis 29 avril et 13 mai à 14h, jeudi 4 mai à 18h, en collaboration avec Aquatis, Aquarium-Vivarium de Lausanne
  • Punaise ! Spectacle d’impro, par le Pool d’Impro du Poly jeudi 2 mars à 19h, Salle du Sénat,
    (EPFL). +d’infos.

Le billet d’entrée donne accès à toutes les expositions du Palais de Rumine, à voir jusqu’à fin janvier 2023: Qanga, le Groenland au fil du temps

Qanga, le Groenland au fil du temps du 13 mai 2022 au 29 janvier 2023, Musée cantonal, Palais de Rumine, Lausanne

Qanga signifie “autrefois” en kalaallisut, la langue des Groenlandais. Cette exposition raconte l’histoire du Groenland, de ses premiers habitants aux enjeux du 21e siècle. Elle se fonde sur quatre bandes dessinées réalisées par le dessinateur et artiste groenlandais Konrad Nuka Godtfredsen, en collaboration avec des archéologues et historiens danois. Découvrez la plus grande île du monde grâce à des planches originales associées à une extraordinaire sélection d’objets historiques et archéologiques, de minéraux, d’animaux et d’œuvres d’art du Groenland. Issus des réserves de musées suisses et danois, beaucoup n’ont jamais été montrés au public. Cette exposition transdisciplinaire des musées de science et d’histoire du Palais de Rumine interroge notre regard et nos connaissances sur le Grand Nord, + d’infos.

Archives: les Expositions passées

7e Festival Histoire et Cité du 29 mars au 3 avril 2022 à Lausanne (Palais de Rumine, Musée historique de Lausanne et rues de la capitale)

Il est portée par l’Université de Lausanne, la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne et le Musée cantonal d’archéologie avec le concours de partenaires tels que les Archives cantonales, Payot Libraire et des enseignant-es d’histoire. Clovis Maillet, historien et performeur, ouvrira les feux avec une conférence sur l’histoire des transidentités au Moyen Âge, faisant écho à une exposition consacrée à la trajectoire du Dr Favez, né à Lausanne sous le nom d’Henriette et devenu médecin à Cuba au début du XIXe siècle ; Mohammad-Mahmoud Ould Mohamedou s’intéressera à la place du racisme dans l’histoire de la Suisse ; des débats et des conférences se saisiront d’enjeux telles les minorités en Islam, les luttes antiracistes en Suisse, le spiritisme et les femmes médiums, la relégation des personnes âgées ou encore le passé occulté de l’Union soviétique ; des visites guidées permettront de découvrir les invisibles de l’archéologie, le travail d’illustration réalisé par divers artistes autour d’archives sensibles, ou d’arpenter certains quartiers médiévaux de Lausanne en quête de leurs habitant-es disparu-es. Sur grand écran, signalons la projection du film iranien, longtemps condamné à l’invisibilité, l’Échiquier du vent.

Le Festival Histoire et Cité déploie à Genève et à Lausanne un généreux programme sur les individus, les groupes et les phénomènes occultés dans l’histoire. Organisé sous l’impulsion de la Maison de l’histoire de l’Université de Genève (UNIGE), il met en réseau partenaires académiques, institutions culturelles et organismes publics afin de valoriser le dialogue éclairé, la médiation scientifique et la complémentarité des approches dans la connaissance du passé. Gratuit, le festival est ouvert à toutes celles et ceux qui ont le goût de l’histoire et l’envie de décoder le présent. + d’infos

Ciné au Palais: week-end de films documentaires samedi 5 et dimanche 6 février 2022

Les musées du Palais de Rumine, la BCU Lausanne, les musée et jardins botaniques cantonaux proposent un week-end de films documentaires gratuit.

Au programme, des sujets d’actualité, des films pour faire réfléchir ou pour découvrir les beautés de notre planète et de ses habitant-es, animaux, plantes et humains, en faisant la part belle aux réalisateurs et réalisatrices suisses. Par exemple avec The Ivory Game, une enquête haletante sur le trafic d’ivoire et ses ramifications, Dames et princes de la préhistoire, un autre regard sur les relations homme-femmes préhistoriques, Les mains dans la terre, pour découvrir les nouveaux potagers urbains. Ou encore Une histoire à soi, dans lequel cinq adultes adoptés parlent de leur parcours. Ciné au Palais, c’est un festival pour petits et grands, avec des films pour les plus jeunes : Bike to wild, pour découvrir le chat sauvage, le gypaète barbu et les insectes aquatiques avec humour et simplicité, ou encore Pompéi, sur les traces des Romains, série destinée au jeune public.

Ciné au Palais, c’est enfin l’occasion de redécouvrir les musées entre deux films. Tout est gratuit, projections et entrée dans les musées, 10h à 17h. Téléchargez le programme en pdf. + d’infos.

Froid du 18 juin 2021 au 23 janvier 2022, Palais de Rumine, Lausanne

Exposition commune des musées de sciences et d’histoire, en collaboration avec la Cité des Sciences de Paris. Cruauté de l’hiver, douche froide ou regard glacé : le froid renvoie souvent à des émotions négatives. Pourtant, dès l’Antiquité, on a su conserver la glace et la neige pour garnir les glacières et s’offrir le luxe d’un sorbet… Le 19e siècle voit l’invention des machines à fabriquer le froid. ll trouve de nouveaux usages, pour notre alimentation, l’énergie, l’environnement ou la santé. Cette exposition partiellement reprise de la Cité des Sciences à Paris vous emmène dans un parcours à la découverte des multiples facettes du froid, naturel ou fabriqué. MÊME PAS FROID ! En complément de l’exposition conçue par la Cité des Sciences, une deuxième partie propose un regard sur les stratégies adoptées par les êtres vivants -plantes, animaux, être humains- pour se protéger des températures extrêmes, le froid comme le chaud. + d’infos.

Du mardi au dimanche de 10h à 17h. fermé le lundi.

Disparus! au musée de zoologie au Palais de Rumine, Place de la Riponne, Lausanne

Cette espace d’exposition présente sa précieuse collection d’espèces aujourd’hui éteintes.

Musée de zoologie Lausanne exposition temporaire entrée libre

 De nombreux événements, ateliers, visites commentées sont proposés. Plus.

1’800’000’000 kilos de morues ont été pêchés en 1968, la biomasse d’insectes volants a diminué de 75% en Allemagne en moins de 30 ans, 26’500 espèces animales sont en voie d’extinction à ce jour…Surexploitation, dégradation des milieux et introduction d’espèces sont actuellement reconnus comme responsables de la disparition de nombreuses espèces. Des modules temporaires présentent certains aspects liés à l’extinction des espèces : conservation de la faune, programmes de réintroduction d’espèces, exposition artistique, afin de mieux comprendre ces mécanismes et leurs effets, tout en s’émouvant devant des représentants d’espèces disparues à jamais.

Exotic? du 24 septembre 2020 au 28 février 2021 au Palais de Rumine, Place de la Riponne, Lausanne

Exposition commune et interdisciplinair entre les musées de sciences et d’histoire du Palais de Rumine. Comment définir ce qui est « exotique », en Suisse ou ailleurs ? Cette notion changeante conditionne aujourd’hui encore notre façon de voir le monde. Exotic ? est l’aboutissement d’un projet de recherche dirigé par la Professeure Noémie Etienne (Université de Berne). Dans la lignée des travaux qui abordent de manière critique l’histoire suisse, l’exposition examinera les relations entre la Suisse et l’étranger à l’époque des Lumières, mais permettra aussi de faire le lien avec le 21e siècle et de comprendre les visions du monde ou les clichés qui en découlent. Une réflexion sur la place de la Suisse dans l’histoire et dans le monde. Visite virtuelle d’Exotic? Cliquez sur ce lien.

(mardi à dimanche, 10h à 17h). En savoir plus.

Rhinocéros féroce? du 11 octobre 2019 au 23 février 2020 au Musée de zoologie, Palais Rumine, Place de la Riponne, Lausanne

Musée e zoologie Lausanne exposition temporaire entrée libre

Exposition rhinocéros féroce?

Le musée cantonal de zoologie au Palais de Rumine présente deux rhinocéros restaurés et les mets en lien avec  Gaston Dufour, auteur d’Art Brut, a peint et dessiné de nombreux animaux protéiformes et multicolores, qu’il nomme, faisant la nique à l’orthographe, Rinâûçêrshôse, Rînhâûzhâîrhhâûsês, Rônâûsêrôse, Rhin’-hhhâûçêros ou encore Irâûçerâûse. Cette exposition est l’occasion de présenter l’oeuvre de ce créateur majeur de l’Art Brut, en lien avec une présentation plus scientifique des deux rhinocéros du musée, tout récemment restaurés et représentants d’espèces en grand danger d’extinction. Musée de zoologie Lausanne exposition temporaire entrée libreCette exposition grand public s’adresse en priorité aux adultes, mais elle est également appropriée pour les enfants et les adolescent. Autour de l’expo: Visite commentée par Lucienne Peiry, commissaire de l’exposition dimanche 17 novembre, 15h. Table ronde pluridisciplinaire Le rhinocéros, sens et symbole. Avec le regard d’une historienne de l’art, de biologistes, d’un vétérinaire et d’un psychiatre jeudi 28 novembre, 18h – Lecture du roman Ganda par son auteur, l’écrivain lausannois Eugène. Pour les plus jeunes et en parallèle, lecture de contes et dessins de rhinocéros dimanche 19 janvier 2020, 15h. Mardi à dimanche 10h à 17h, entrée libre.

Exposition temporaire gratuite Lausanne Palais Rumine Musée ZoologieC’est aussi l’occasion de visiter le nouvel espace d’exposition Disparus! du musée de zoologie au Palais de Rumine, Place de la Riponne, Lausanne qui présente sa précieuse collection d’espèces aujourd’hui éteintes. 1’800’000’000 kilos de morues ont été pêchés en 1968, la biomasse d’insectes volants a diminué de 75% en Allemagne en moins de 30 ans, 26’500 espèces animales sont en voie d’extinction à ce jour…

Musée de zoologie Lausanne exposition temporaire entrée libre

Disparus, le nouvel espace du Musée de Zoologie

Surexploitation, dégradation des milieux et introduction d’espèces sont actuellement reconnus comme responsables de la disparition de nombreuses espèces. Des modules temporaires présentent certains aspects liés à l’extinction des espèces : conservation de la faune, programmes de réintroduction d’espèces, exposition artistique, afin de mieux comprendre ces mécanismes et leurs effets, tout en s’émouvant devant des représentants d’espèces disparues à jamais. De nombreux événements, ateliers, visites commentées sont proposés. Plus.

COSMOS, la grande exposition commune des Musées cantonaux d’archéologie et d’histoire, de géologie, de zoologie et du Musée monétaire cantonal du 2 mai 2018 au 6 janvier 2019 au Palais de Rumine, Lausanne

OSMOS, la grande exposition commune des Musées cantonaux d’archéologie et d’histoire, de géologie, de zoologie et du Musée monétaire cantonal du 2 mai 2018 au 6 janvier 2019 au Palais de Rumine, Lausanne

Affiche bleu©Atelier Poisson

L’exposition célèbre les 200 ans de la création du premier Musée cantonal à l’Ancienne Académie. Elle met en scène des compositions selon plusieurs thèmes : merveilles et curiosités, beautés et structures, raretés et valeurs, nature et artifice, ordre et chaos, enfers et disparitions,… qui permettent de mettre en valeur les trésors des Musées de façon interdisciplinaire, grâce à l’implication de nombreuses institutions partenaires. Dans une scénographie élégante et surprenante, l’exposition s’envisage comme un cabinet de curiosités. Ce lieu de merveilles et d’énigmes invite le visiteur à recomposer des liens face au désordre apparent du monde, à s’approprier la complexité dans laquelle nous vivons, mais aussi à s’émerveiller, entre science et passion, rêverie et savoir.