Plateforme 10 : Beaux-Arts, photographie, design, arts textiles – une nouvelle plateforme des arts à Lausanne

Tatyana Franck, directrice du Musée Elysee

Tatyana Franck, directrice du Musée Elysee

Plateforme 10, le nouveau «quartier des arts » à côté de la gare de Lausanne réuniera le Musée cantonal des Beaux-arts (mcb-a), le Musée de l’Elysée et le mudac, complétée par la présence des Fondations Toms Pauli et Félix Vallotton. Lieu de vie accueillant et ouvert à tous les publics avec librairie/boutique, centre de documentation/bibliothèque, espaces de restauration ainsi que des auditoires. Le futur édifice qui abritera le mcb-a, conçu par le bureau d’architecture de l’Italien Fabrizio Barozzi et de l’Espagnol Alberto Veiga, est en construction depuis octobre 2016 et ouvrira ses portes en 2019. Le projet de bâtiment qui abritera le mudac et le Musée de l’Elysée, élaboré par les architectes portugais Manuel et Francisco Aires Mateus, a été retenu par un jury unanime en octobre 2015. Au total, quelque 180 millions de francs seront investis dans la culture, dont près de 75 millions par l’engagement de mécènes et de sponsors, et le solde par les collectivités publiques.

Photo: L’Arsenic, Centre d’art scénique contemporain à Lausanne a accueilli dans le cadre de Plateforme 10: le Colloque international: Le Muse au défi. Quels rôles pour l’innovation numérique? du 26 au 28 avril 2018.


Le Musée cantonal des Beaux-Arts a déjà quitté le Palais de Rumine et présentera Balthus Unfinished du 31 août au 9 septembre 2018 sur le site de PLATEFORME 10 près de la gare de Lausanne.

L’exposition, conçue et scénographiée par le célèbre metteur en scène américain Robert Wilson, investira ce cadre insolite: le chantier du futur musée dont la réouverture aura lieu en 2019. L’événement permettra de découvrir, de manière immersive, des dessins et des œuvres inachevées du peintre Balthus – qui seront pour la plupart présentés pour la première fois – au cœur d’un bâtiment lui aussi inachevé.

Le site de Plateforme 10 se dévoile au public tout au long de la journée du samedi 2 juin, de 10h à 17h sur le site (entrée par la Place de la Gare, en haut de l’Avenue William-Fraisse, Lusanne. Un peu plus d’un an avant son ouverture officielle, découvrez le chantier du nouveau Musée cantonal des Beaux-Arts et familiarisez-vous avec ce qui constitutera très prochainement, un nouveau quartier des arts au coeur de la ville.


Musée de l’Elysée, avenue de l’Elysée, au bord du lac Léman, Lausanne

Deux expositions en parallèle du 31 janvier au 6 mai 2018

  • La beauté des lignes. Chefs-d’oeuvre de la collection Sondra Gilman et Celso Gonzalez-Falla »

L’exposition présente une sélection de chefs-d’oeuvre de l’histoire de la photographie issus de la collection de Sondra Gilman et Celso Gonzalez-Falla. Basée à New-York, celle-ci comprend plus de 1500 tirages originaux des plus grands photographes des 20e et 21e siècles. Par des confrontations visuelles, le visiteur est ainsi invité à expérimenter, à travers ces oeuvres sublimes, la puissance de la ligne photographique.

  • Exposition « Nicolas Savary. Conquistador »

Conquistador est un projet photographique échafaudé à partir de l’archive très dense de la vie de Louis de Boccard (1866-1956), un Suisse de la petite noblesse fribourgeoise exilé en Argentine à la fin des années 1880 et décédé au Paraguay en 1956. Nicolas Savary, photographe lausannois, est entré fortuitement en possession d’une partie de cette archive en Suisse d’abord, puis au Paraguay, dans le cadre de recherches liées à une résidence artistique en Amérique du Sud qu’il a fréquentée en 2014.

  • LabElysée du mardi 10 avril au dimanche 6 mai à l’espace d’expérimentation du Musée de l’Elysée dédié à la culture numérique.

Découvrez des œuvres photographiques en cinq dimensions grâce à la technologie Artmyn dans le LabElysée. Depuis plus d’une année, le Musée de l’Elysée poursuit un projet pionnier de numérisation d’œuvres de ses collections, avec PLATEFORME 10 et le soutien d’Engagement Migros. A découvrir  dans l’espace du Lab!

3e édition du Prix Elysée (2018- 2020) avec le soutien de Parmigiani Fleurier.

Le Prix Elysée est ouvert à des photographes ou des artistes prometteurs utilisant la photographie, quelle que soit leur nationalité, dont le travail a fait l’objet de premières expositions et publications. Ils sont recommandés par un professionnel reconnu dans le domaine de la photographie, de l’art contemporain, du cinéma, de la mode, du journalisme ou de l’édition. Tous les genres et techniques photographiques sont bienvenus. Le prix n’a pas de thème. L’appel à candidature a lieu tous les deux ans. Le Musée de l’Elysée sélectionne huit nominés sur la base de leur dossier de candidature. Ils reçoivent une contribution de 5’000 CHF en vue d’une première présentation d’un projet inédit dans le livre des nominés, publié pour l’occasion. Ce livre ainsi que le dossier complet des nominés sont examinés par un jury d’experts pour désigner le lauréat, qui reçoit 80’000 CHF. Cette somme est attribuée pour moitié à la production du projet et pour moitié à la publication du livre de ce projet. Le lauréat doit mener son travail à terme en une année, au cours de laquelle il est suivi par un conservateur du Musée de l’Elysée. Le projet et le livre du lauréat sont présentés à l’occasion d’un événement majeur du Musée, la Nuit des images.

René Burri, photographe

René Burri est décédé ce lundi 20 octobre 2014 à Zurich, à l’âge de 81 ans.

De son vivant, René Burri avait voulu créer la Fondation René Burri pour préserver son oeuvre qui est hébergée depuis juin 2013 par le Musée de l’Elysée à Lausanne pour une durée de 20 ans, renouvelable. Le fonds photographique de René Burri est composé de près de 30’000 images (tirages d’époque, modernes, planches contact et diapositives) réalisées en noir et blanc et en couleur. Reçu à ce jour pour un tiers par le musée, le fonds fera l’objet, dès l’année prochaine, d’une exposition à ciel ouvert à Lausanne.

En photo lors de son exposition: Utopie au Musée des Suisses dans le Monde, Château de Penthes en 2013.


MUDAC, Musée de Design et d’Arts Appliqués contemporains, Lausanne

ligne de mire du 14 mars – 26 août 2018 au MUDAC, Musée de Design et d’Arts Appliqués contemporains, Lausanne

Avec ligne de mire, le mudac s’intéresse à l’univers des armes à feu, sujet de société actuel et sensible, en l’observant par le prisme du design et de la création contemporaine. Première exposition du genre en Suisse, elle ques onne les rela ons paradoxales que nous entretenons avec ces objets ambigus. Les relations entre design et violence restent taboues – la question du design létal se heurtant notamment au mutisme de l’armement –, mais les artistes et les designers sont nombreux à travailler autour de ce sujet. Réappropriation, recyclage, recherche sur les contextes environnant les armes, voire utilisation de l’arme comme motif ou memento mori, les pièces présentées dans l’exposition permettent d’ouvrir le débat sur ce fait sociétal complexe. Vernissage mardi 13 mars à 18h.

Archives: les Expositions passées

Futur archaïque et Freitag ad absurdum. Carte blanche aux frères Freitag feat. Patrik & Frank Riklin du 28 octobre au 28 février 2015 au MUDAC à Lausanne

Freitag: AdAbsurdum au Mudac à Lausanne

En invitant Markus et Daniel Freitag qui ont créé en 1993 le fameux sac FREITAG, le Mudac met en avant une réussite entrepreneuriale suisse marquante dans le domaine du design. Dans leur recherche d’un sac à la fois fonctionnel, hydrofuge et solide, les deux frères graphistes se sont inspirés par le trafic multicolore des poids-lourds qui passaient chaque jour devant leur appartement située en plein axe à Zurich pour mettre au point un sac fabriqué à partir de bâches de camion recyclées, réalisant un produit fonctionnel à partir d’un matériau brut vil et usagé. Sans le vouloir, les deux frères ont ainsi lancé une nouvelle tendance dans l’univers des sacs qui, partie de Zurich, s’est propagé jusque en Asie, en passant par les capitales européennes, faisant de FREITAG l’équipementier officieux de tous les individualistes urbains qui circulent en vélo.

image©David Gagnebin de Bons©Friklin

Afin d’appliquer ces principes et ces idéaux dans les salles du mudac, de prendre du recul et de s obliger à repenser le recyclage, les deux frères se sont associés aux jumeaux Frank et Patrick Ricklin, des artistes conceptuels St Gallois connus pour leur pratique de l art décalée en dehors des circuits artistiques ordinaires. Les frères Freitag et Ricklin on lancé leur projet en partant dans les rues de Zurich et de Lausanne à la rencontre des passants, les invitant à une opération inédite: rendre leur sac FREITAG en poussant ad absurdum le principe du recyclage: sacs recyclé de bâches de redeviennent bâche de camion. A la stratégie de transparence implémentée dans leur entreprise à Zurich répond le dévoilement, au sein de l exposition, des différentes étapes de sa conception et de sa réalisation.