MAH Genève: Musée d’art et d’histoire

Musée d'art et d'histoire de Genève

Le MAH, cinquième institution muséale de la Ville de Genève, est constitué de 4 musées: Musée d’art de d’Histoire / Musée Rath, plus / Cabinet d’arts graphiques, plus / Maison Tavel, plus

Inauguré en 1910, le Musée d’art et d’histoire figure parmi les trois plus grands musées de Suisse et il est le seul à rassembler des collections aussi variées. Fruit de la réunion de plusieurs fonds muséaux régionaux, de dons et de legs de collectionneurs, de fondations et de citoyens au goût éclairé, la richesse du musée est rehaussée par la présence d’oeuvres majeures et de séries uniques qui en font une institution de référence internationale. Peintures, sculptures, estampes, objets historiques… autant de témoignages qui dévoilent la multiplicité des aspects liés à l’évolution de l’art et de la vie quotidienne sur plusieurs millénaires. La collection des beaux-arts est issue de la Société des Arts, fondée en 1776. Le Musée d’art et d’histoire et sa Bibliothèque centrale se trouve aujourd’hui dans le bâtiment néoclassique signé de l’architecte genevois Marc Camoletti.

Pour la galerie. Mode et portrait du 17 septembre 2021 au 14 novembre 2021, MAH – Musée d’art de d’Histoire, Genève

Longtemps réservé à l’élite, aujourd’hui à portée de téléphone mobile, le portrait est le lieu de la projection et de la fabrication de l’image de soi par excellence. Le vêtement, des somptueux drapés des portraits d’apparat à la variété du vestiaire contemporain, en constitue un élément clé : il est un moyen de distinction, entre conformisme et quête d’originalité. Et au-delà de tout ce qui caractérise une époque, les codes traversent les modes comme autant de signes d’un statut affirmé ou rêvé. En confrontant les peintures et les objets du MAH à la collection d’histoire de la mode de la Fondation Alexandre Vassiliev, du XVe siècle à la période contemporaine, cette exposition invite à s’élancer dans un tourbillon de matières et de couleurs, un grand défilé déployé dans les salles palatines du musée transformées en galerie des miroirs. Instruments de pouvoir, de séduction ou d’évasion, vêtements et portraits nous entraînent dans une foire aux vanités où trouve à s’exprimer, de manière éblouissante ou dérisoire, toute la gamme des aspirations et des émotions humaines.

De 11h à 18h du mardi au dimanche, de 12h à 21h le jeudi. Entrée libre.

Nocturnes les jeudis, de 18h à 21h. Midi de l’expo les jeudis à 12h30. Conférences vendredi 17 septembre, 12h30 et jeudi 11 novembre à 11h30. Animations pour familles sur inscription.. Entrée libre. + d’infos.

Feuilles d’éventails, entre Europe et Japon du 1er octobre 2021 au 30 janvier 2022, MAH – Musée d’art de d’Histoire, Genève

En écho à l’exposition « Pour la galerie. Mode et portrait«  autour des rapports entre art et mode, proposée au même moment dans les salles palatines, le Cabinet d’arts graphiques s’intéresse à un accessoire de mode, à la fois support artistique et sujet de nombreuses représentations : l’éventail. Dans les trois cabinets du deuxième étage, sont rassemblés des feuilles d’éventails, dessinées ou gravées, destinées à être montées ou à servir de modèle, des représentations de leur usage en Europe du XVIe à l’aube du XXe siècle ainsi qu’un ensemble de gravures et d’éventails japonais. Cette présentation offre à voir en particulier une série exceptionnelle de huit feuilles peintes au XVIIIe siècle, dévoilée pour la première fois au public. Cette présentation revient sur les influences croisées de l’art de l’éventail entre Europe et Asie, qui atteint son apogée au XIXe siècle avant son déclin irrémédiable. Elle témoigne surtout de l’engouement européen pour cet accessoire, dont les formes les plus répandues (brisé et plié) proviennent d’Extrême-Orient. Certains exemplaires, par le choix de matières précieuses ainsi que par la finesse et la qualité de leur travail sont de véritables œuvres d’art. Car au-delà de son utilité, un éventail présente également une dimension artistique, et même parfois politique, selon ses créateurs et les sujets représentés. Sans surprise, il rejoint le panthéon des objets avec lesquels l’on aime – et doit – se montrer. Accessoire de mode, il arbore des formes variées (brisé, plié, ballon, plein vol…) et des matériaux divers, au gré des tendances (plumes, dentelle, parchemin…). Feuilles d’éventails, entre Europe et Japon puise sa sélection dans le fonds d’arts graphiques du MAH, ainsi que dans sa collection d’arts appliqués. Autour de quelques splendides éventails, se déploie une sélection de feuilles d’éventails provenant elles aussi d’Europe et du Japon. Dessinées ou gravées, celles-ci étaient destinées à être montées ou à servir de modèle. Cet ensemble inclut une série exceptionnelle de huit feuilles peintes au XVIIIe siècle, dévoilée pour la première fois au public. Enfin, une quinzaine de représentations de leur usage en Europe, du XVIe à l’aube du XXe siècle, côtoie des gravures japonaises mettant en scène des personnages hauts en couleurs munis d’éventails.

De 11h à 18h du mardi au dimanche de 12h à 21h le jeudi. Entrée libre.

Genève et la Grèce. Une amitié au service de l’indépendance, du 15 octobre 2021 au 30 janvier 2022, MAH – Musée d’art de d’Histoire, Genève

Organisée par la Fondation Hardt pour l’étude de l’Antiquité classique et le MAH, cette exposition rend hommage à trois hommes: un Grec, Jean Capodistrias, et deux Genevois, Charles Pictet de Rochemont et Jean-Gabriel Eynard, qui ont joué un rôle clé pour l’intégration de Genève à la Confédération helvétique et pour l’indépendance de la Grèce. Le banquier Jean-Gabriel Eynard fut, notamment, co-fondateur de la Banque nationale de Grèce.

De 11h à 18h du mardi au dimanche, de 12h à 21h le jeudi. Entrée libre.

Le goût de l’antique. Anna et Jean-Gabriel Eynard, du 15 octobre 2021 au 3 janvier 2022, MAH – Musée d’art de d’Histoire, Genève

Anna et Jean-Gabriel Eynard

Jean-Gabriel Eynard, grand philhellène, ne s’est jamais rendu en Grèce. Mais l’exposition évoque le rapport à l’antique du couple Eynard au travers de l’agencement de leurs intérieurs. Aux aquarelles d’Alexandre Calame répondent ainsi des meubles et des sculptures néoclassiques mais aussi d’autres objets antiquisants. Leur collection de vases antiques récemment redécouverte est également dévoilée. À l’occasion du bicentenaire de la déclaration d’indépendance de la Grèce, la Fondation Hardt pour l’étude de l’Antiquité classique et le MAH rappellent les relations d’amitié unissant la Grèce et Genève au début du XIXe siècle dans le cadre de l’exposition Genève et la Grèce. Une amitié au service de l’indépendance. Cette exposition rend hommage à trois hommes : un Grec, Jean Capodistrias, et deux Genevois, Charles Pictet de Rochemont et Jean-Gabriel Eynard, qui ont joué un rôle clé pour l’intégration de Genève à la Confédération helvétique et pour l’indépendance de la Grèce.

De 11h à 18h du mardi au dimanche, de 12h à 21h le jeudi. Entrée libre.

Le MAH et la Maison Tavel sont accessibles gratuitement et sans réservation (y compris l’exposition « Marcher sur l’eau »).

Suivant la fréquentation, un risque d’attente est toutefois possible.

Recueillement, statue en plâtre de Carl Angst

Marcher sur l’eau jusqu’au 27 juin 2021 au MAH – Musée d’art de d’Histoire, Genève

L’artiste autrichienne Jakob Lena Knebi revisite les collections du MAH en nous invitant à ‘Marcher sur l’eau’, à essayer quelque chose de nouveau: à suivre sa démarche qui mêle sans complexes le design, la culture pop et la « grande » histoire de l’art an abolissant la hiérarchie des genres.

C’est la technique du laser pour restaurer les lapidaires qui est utilisée pour écrire le titre de l’exposition en anglais: « Walk on the Water » sur la cuisse de la statue en plâtre de Carl Angst, intitulée Recueillement (avant 1931) qui accueille les visiteurs dans la Hall d’entrée.

Deux références diamétralement opposées, comme le célèbre retable de Konrad Witz conservé au MAH, où l’on voit le Christ marcher sur l’eau dans la rade de Genève, et le tube planétaire Smoke on the Water, que le groupe de hard rock britannique Deep Purple a écrit après avoir assisté à l’incendie qui a ravagé le Casino de Montreux en décembre 1971.

Vénus « italica » en platre signée Antonio Canova dans la cabine de douche devant une estampe japonaise.

vaissaelle: assiettes en étan, récipient antique

De la salle AMAM aux salles palatines, les espaces d’exposition temporaire du MAH sont devenus le terrain de jeu de l’artiste autrichienne. L’hygiène du corps et les nourritures terrestres sont les deux sujets  dans la Salle AMAM: Dans la première partie, trois sculptures semblent prendre une douche, dont une Vénus « italica » en plâtre signée Antonio Canova. La seconde partie, consacrée aux arts de la table et à la bonne chère, voit se télescoper dans un simulacre de cuisine ultra-moderne des assiettes en argent et en étain, des flacons en cristal et casseroles en cuivre, des récipients antiques en céramique.

Sorties des réserves, vous trouvez des pièces de mobilier à restaurer dans trois abris de jardin dans la salle des Armures – des lustres en cristal ou en métal sont encore dans les caisses de bois pour le transport dans la salle médiévale devant les vitraux de la Cathédrale Saint-Pierre de Genève.

Dans la première salle palatine, des paires de chaussures pour femme, du XVIIIe siècle à nos jours, défilent sur un tapis roulant rotatif usuellement destiné aux restaurants servant des sushis.

Dans la salle d’honneur du château de Zizers, des mannequins en robe blanche se réunissent autour d’une boule de cristal, c’est autour de la célèbre table de la combourgeoisie, que en 1584, les délégués des cantons réformés de Zurich, Berne et Genève ont signé un traité assurant la protection de la cité lémanique contre la convoitise du duché de Savoie.

Dans la petite salles palatines les membres manquants d’une statue antique membres amputés renaissent grâce à l’esprit facétieux de l’artiste, qui les a imaginés en version textile rembourré autrement plus pop.

Évocation de l’écoulement irrémédiable du temps dans la seconde salle palatine. Le passage du temps y est évoqué par le biais de projections vidéo et de quatre horloges présentées sur des plateformes tournantes. Le tout sur un fond musical diffusé en continu : les premières notes de la chanson Time de Pink Floyd.

En 2022, Jakob Lena Kebl représentera l’Autriche à la Biennale de Venise aux côtés de sa complice Ashlay Hans Scheirl.

COVID-19 – MAH: Musée d’Art et d’Histoire, Genève en ligne

Le 27 janvier 2021 devait débuter Walk on the Water/Marcher sur l’eau, conçue par l’artiste viennoise Jakob Lena Knebl. Elle est la première invitée d’une série de grandes expositions «carte blanche» visant à multiplier les regards sur le musée et sa collection. Mais c’était compter sans la situation sanitaire… Alors à défaut de vous la faire découvrir au musée, le musée vous en dévoile ces prochaines semaines différents aspects sous forme d’image, audio ou vidéo sur ses réseaux sociaux. Voir l’Episode 1, ICI.

Walk on the Water par Jakob Lena Knebl:

  • les œuvres prennent vie – Vénus sortant du bain à écouter, ICI.
    les œuvres prennent vie – Les chiens de Fô, ICI.

Vénus au bain en plâtre de James Pradier dans la cabine de douche, installation de Jakob Lena Knebl, 2021, exposition Marcher sur l’eau.

Contradictions jusqu’au 4 juillet 2021 au MAH – Musée d’art de d’Histoire, Genève

Une idée répandue veut que toute forme de multiplication soit synonyme de perte d’originalité. Mais ce potentiel de diffusion englobe, au contraire, des aspects inattendus : il interroge la créativité même. Cette exposition convie ainsi à un voyage au cœur même de l’acte artistique. La multiplication permet la variante, la tentative, le remords, l’abandon… Elle nécessite surtout une virtuosité dans la maîtrise de la technique. Car en estampes, en bijoux, en horlogerie ou en médaille, la main de l’artiste ne fait pas tout et le désir du créateur se heurte à nombre de contraintes. C’est ce qui en fait toute la valeur !

Exposition gratuite, sans réservation. De 11h à 18h, fermé le lundi.

Archives: Expositions passées

Covid-19: MAH – Musée d’art de d’Histoire, Genève

Mesures sanitaires: Chaque étage a été étudié pour déterminer le nombre de visiteurs à ne pas dépasser. Un marquage au sol dans des endroits clés facilitera la distanciation sociale. À son arrivée, chaque visiteur se verra remettre un plan des salles, ainsi qu’un flyer détaillant la manière de télécharger les parcours de visite et ainsi se servir de son smartphone comme d’un audioguide. Deux parcours seront proposés aux visiteurs par le biais de « playlists » sur Soundcloud. Les oeuvres concernées bénéficieront d’un marquage au sol pour être repérées. La première visite dévoilera les coups de coeur des médiateurs et médiatrices du MAH, et la seconde sera une invitation au voyage qui nous est pour l’instant interdit, grâce au pouvoir évocateur des oeuvres. Aucune autre information ou documentation ne sera à disposition sous forme de papier. Le parcours permanent est accessible, sans réservation, mais il a fait l’objet d’aménagements pour rationaliser les flux de visiteurs. L’étage de la collection des Beaux-Arts et celui de l’Archéologie imposent désormais un sens de visite unique. L’accès aux salles du rez-de-chaussée (salle des Armures, Arts appliqués, château de Zizers…) sera limité de manière à respecter la jauge imposée. Le musée a été nettoyé et les zones stratégiques (poignées de portes, rampes d’escalier…) seront quotidiennement désinfectées. Du gel hydro-alcoolique est également mis à disposition à divers endroits du musée. Les casiers des vestiaires ont été répartis entre les salles AMAM et Pradier pour éviter la concentration de personnes.

L’étage des Beaux-Arts a rouvert dès le 9 juin avec le nouvel accrochage de la collection et la présentation originale L’enfant dans l’art suisse. D’Agasse à Hodler, dont l’inauguration était prévue fin mars. Les activités culturelles reprendront, quant à elles, très progressivement. Elles demeurent gratuites mais se feront uniquement par le biais d’une réservation en ligne sur le site du musée mah-geneve.ch. Le restaurant Le Barocco accueillera à nouveau la clientèle dès le 21 mai 2020.

Gilbert Albert, joaillier de la nature du 10 juillet au 15 novembre 2020 au Musée d’art et d’histoire, Genève

Près de cent bijoux révèlent le travail du maître genevois Gilbert Albert (1930-2019), joaillier de la nature. L’alliance de matériaux d’origine terrestre; céleste et marine contribue à la réalisation de parures singulières qui se distinguent par la force de leur graphisme, le chatoiement de leurs couleurs et la variété de leurs écritures. Cinquantaine pièces d’autres créateurs, choisis dans les collections du MAH et cultivant la même veine, offrent des éclairages stylistiques et d’influences: il s’agit moins de représenter les choses de la nature, que de magnifier ses miracles.
Ouvert de 11h à 18h, fermé le lundi. Libre jusqu’à 18 ans et le premier dimanche du mois. Plus.

Année 2019: placée sous le signe de l’Antiquité

Métamorphoses du 10 mai 2019 au 16 février 2020 dans les Salles permanentes du Musée d’art et d’histoire

L’ouvrage parangon d’Ovide Les Métamorphoses constitue un riche sujet pour une présentation thématique des collections beaux-arts en lien avec l’Antiquité. Ce long poème imprègne profondément la culture occidentale, tant au niveau littéraire qu’iconographique, mais il invite aussi à interroger le processus créatif. Plusieurs thèmes seront abordés dans la salle 15 à travers les œuvres des collections, de l’art ancien à l’art contemporain : le monde en création et en constante mutation ; le désir comme origine des métamorphoses ; la métamorphose comme « entre-deux » qui, comme l’art, remodèle indéfiniment l’espace et le temps. Centrée sur la fortune d’Ovide à l’âge moderne, la salle 23 accueillera un ensemble de gravures des XVIe et XVIIe siècles donnant à voir la richesse des inventions formelles et des interprétations morales et philosophiques suscitée par Les Métamorphoses. Visites commentées  – Visites-SandwichMercredi FamilyVisites en familleVisites à petits pasAfterwork jeudi 28 novembre, 18h à 22h.

Le Salon de Cartigny à l’Heure Néoclassique dès le 18 octobre 2019

À la faveur de cette Saison antique, l’occasion s’offre de déployer au coeur du salon de Cartigny, conçu en 1805 par l’architecte Jean Jaquet (1754-1839), quelques perles de goût néoclassique puisées dans les collections du musée. Orfèvrerie à motifs gréco-romains, guitare-lyre, mobilier d’inspiration pompéienne y côtoient ainsi bijoux en micro-mosaïque ou robe « à la grecque ». Cet éventail de pièces témoigne d’un répertoire ornemental et formel nouveau, dérivant pour partie des découvertes archéologiques faites à Herculanum (1738) et à Pompéi (1748). Il révèle l’influence profonde de l’anticomanie sur les arts décoratifs et, corollairement, sur l’art de vivre au quotidien à la fin du XVIIIe siècle. Enfin, il rencontre un écho particulier dans cet écrin de bois sculpté, quintessence d’un décor intérieur genevois de style néoclassique. Entrée libre.

L’exposition revient sur le passé antique de la cité fondée par César, période faste d’échanges avec le reste de l’Europe via Genève et le Rhône et propose une immersion dans la colonie fondée en 46 av. J.-C. par Jules César. L’exposition s’articule en cinq sections, qui mettent en scène plus de quatre-cents œuvres –  un ensemble d’objets remarquables, exceptionnellement prêtés par le Musée départemental Arles antique (MDAA) et le musée du Louvre ainsi que par plusieurs autres institutions.

Le commerce rhodanien

Vénus d’Arles

Exposition temporaire 2019 César et le Rhône, chefs-d'oeuvre antiques d'Arles

Sarcophage orné d’un lion

Exposition temporaire 2019 César et le Rhône, chefs-d'oeuvre antiques d'Arles

le revers du sarcophage orné d’un lion

Exposition temporaire 2019 César et le Rhône, chefs-d'oeuvre antiques d'Arles

Inscription antiques, Arles

Midi de l’expo jeudis, 12h30 Du vin, du marbre et du plomb, le commerce le long du Rhône jeudi 14 février, par Béatrice Blandin, commissaire de l’exposition – A voile ou..à pied? Naviguer dans le monde romain jeudi 7 mars, par Marie Bagnoud – Genève et le Rhône jeudi 21 mars, par Nathalie Wüthrich – César toujours jeudi 11 avril, par David Matthey. Un captif, Vénus et César jeudi 9 mai, par Béatrice Blandin. Païen ou chrétien? Le sarcophage de Proéthée jeudi 23 mai, par David Matthey. Nuit de Césars samedi 18 mai, dès 18h (pass Nuit des musées). Visite et week-end en famille.

Section 1 : Le Rhône, fleuve aux trésors : Les découvertes subaquatiques sont une source archéologique précieuse non seulement pour la connaissance de l’architecture navale, mais aussi pour celle de l’urbanisme, du commerce ou de la circulation des biens et des personnes. Les objets sortis du Rhône, de l’Arve et du Léman sont présentés au travers d’une scénographie évoquant le pont d’un chaland ainsi que le milieu subaquatique.

Section 2 : Vie du port et commerce: Le commerce rhodanien, son organisation ainsi que la diffusion des marchandises sont mis à l’honneur. C’est en effet par Arles que transitent les produits parfois pondéreux qui sont ensuite transportés via le Rhône et ses affluents jusque dans nos contrées et même au-delà.

Section 3 : Arles, «Petite Rome» des Gaules: Le plan urbanistique de la colonie d’Arles, ses monuments publics et ses décors sculptés reproduisent l’image de Rome. L’édification du rempart augustéen, du forum et du théâtre contribuent à la monumentalisation et à la romanisation de la colonie. Suit un siècle plus tard, sous les Flaviens, la construction de l’amphithéâtre, et enfin celle du cirque au milieu du IIe siècle. En témoignent une aquarelle de Jean-Claude Golvin, qui présente une vue aérienne de la cité, et des éléments d’architecture (chapiteaux, fragments d’architrave, acrotères) ou de décor sculpté telle la Vénus d’Arles qui ornait le mur de scène du théâtre.

La section 4  initiée par des portraits d’hommes de pouvoir, pose un regard sur l’empreinte politique du modèle romain. Le buste présumé de César découvert à Arles en 2007, dont l’attribution continue à diviser les spécialistes, est mis en exergue. Une installation permet de comparer le profil de la statue avec ceux que l’on connaît par les monnaies frappées de son vivant mais aussi après sa mort. D’autres portraits sculptés ou représentés sur des monnaies émises par l’atelier monétaire d’Arles sont présentés chronologiquement. La visite se poursuit par l’évocation des valeurs que véhiculent les mondes païen et chrétien, tant dans le domaine des croyances et pratiques religieuses (la religion romaine et ses syncrétismes versus le monothéisme du christianisme) que dans le domaine funéraire. Un fragment de sarcophage païen orné d’un lion, dont le revers a été travaillé pour être remployé comme plaque de chancel, illustre le passage d’un monde à l’autre. Il en est de même d’un sarcophage présentant la légende de la création de l’homme par Prométhée qui aurait été réutilisé pour abriter la dépouille d’Hilaire, évêque d’Arles.

Section 5 : Les gens d’alors: Que se passait-il à Genève à l’époque romaine? L’épigraphie livre un témoignage direct exceptionnel et d’une grande richesse. Quatre inscriptions de nature diverse jettent un éclairage sur la vie d’alors : la religion, les institutions, la mort, etc. Leur surface noircie par des années d’exposition à l’air dans la cour du MAH a été habillement restaurée en 2018 par les équipes de conservation-restauration au moyen d’un laser. Soutenues par une installation interactive, ces stèles dévoilent ainsi les échos de passions, de luttes et de drames…

Année 2018: centenaire de la mort de Hodler 1918 – 2018

Le centenaire de la mort de Ferdinand Hodler

Pour marquer le centenaire de la mort de Ferdinand Hodler, les Musées d’art et d’histoire consacrent l’essentiel de leur programmation 2018 à ce grand peintre, rendant ainsi hommage à une figure centrale de leurs collection. Le Musée d’art et d’histoire conserve quelque 150 peintures de Ferdinand Hodler, une sculpture, 800 dessins, carnets et estampes ainsi que le mobilier de l’artiste. 

Hodler intime, une plongée dans la vie du peintre 2 mars 2018 – 30 décembre 2019 dans le cadre de la collection Beaux-Arts revisitée, Salles permanentes du Musée d’art et d’histoire, Genève

mobilier du quai du Mont-Blanc Genève

Entre 2018 et 2019, l’étage des beaux-arts bénéficiera d’un nouvel accrochage complet de la collection. Entamé avec la partie moderne, de Corot à Christo, il s’achèvera au printemps 2019 avec l’art ancien, de Witz à Calame. Chronologique, ce parcours déroulera un fil du Moyen Âge à la seconde moitié du XXe siècle, ponctué par des espaces réservés à des présentations tournantes laissant aussi la place à des œuvres de la collection graphique. Celles-ci sont inaugurées par deux accrochages printaniers. Articulé autour de citations tirées des notes et de la correspondance personnelles du peintre, Hodler intime met en valeur des œuvres du MAH évoquant l’intimité de l’artiste. Quant à l’accrochage Baigneurs, il s’intéresse à l’évolution du thème de la scène de bain suite au développement des bains de mer durant le premier tiers du XIXe siècle. Au milieu de la pièce le mobilier est réalisé par l’architecte sécessionniste viennois Joseph Hoffmann pour l’apparement au 29, quai du Mont-Blanc à Genève où Ferdinand Hodler a vécu depuis 1913 jusqu’à sa mort.

En parallèle les expositions au Musée Rath, Genève: Hodler//Parallélisme du 20 avril au 19 août 2018, ICI et au Musée Rath: L’Esprit de Hodler dans la peinture genevoise du 28 septembre 2018 au 24 février 2019, ICI.