L’actualité muséale du bassin lémanique

L’actualité muséale du bassin lémanique

La Collection de l’Art Brut, à Lausanne, fête ses 50 ans en 2026

L’émergence de la notion d’Art Brut remonte au milieu du XXe siècle, lorsque le peintre parisien Jean Dubuffet (1901-1985). L’expression « Art Brut » s’impose à lui en 1945 lors de son voyage en terres helvétiques, durant lequel il visite notamment des collections asilaires et ethnographiques, des hôpitaux psychiatriques et des prisons. En 1971, il lègue sa collection d’Art Brut à la Ville de Lausanne, et c’est ainsi qu’en février 1976, la Collection de l’Art Brut est fondée. En 1976, la Collection de l’Art Brut comptait un peu plus de 5 000 œuvres ; elle en possède aujourd’hui plus de 70 000 et attire près de 40 000 visiteur·euse·s chaque année. Il est maintenant temps pour elle d’envisager de s’agrandir afin que Lausanne demeure, tel que l’avait souhaité en 1971 Jean Dubuffet, le centre de référence pour l’Art Brut.

Inauguration de l’exposition anniversaire des 50 ans vendredi 27 février 2026 par l’historien de l’art lausannois Michel Thévoz, nommé officiellement conservateur responsable de la collection le 1er juillet 1975 – Sarah Lombardi, directrice depuis mars 2013 – le graphiste lausannois Werner Jeker (les Ateliers du Nord, Lausanne) qui collabore avec le musée depuis son ouverture. Inauguration le 27 février 2026 de l’exposition Art Brut en Suisse. Des origines de la collection à aujourd’hui qui présente jusqu’au 27 septembre 2026 un large éventail d’œuvres d’une grande variété, dessins, peintures, sculptures, broderies, écrits, assemblages issues exclusivement des collections du musée lausannois, dont un noyau historique de l’artiste français Jean Dubuffet par l’historien de l’art lausannois Michel Thévoz, nommé officiellement conservateur responsable de la collection le 1er juillet 1975 – Sarah Lombardi, directrice depuis mars 2013 – le graphiste lausannois Werner Jeker (les Ateliers du Nord, Lausanne) qui collabore avec le musée depuis son ouverture. Un programme riche en événements pour les 50 ans, lien vers le programme.

Lancement d’un concours d’architecture pour l’extension de la Collection de l’Art Brut qui prévoit la création de nouveaux espaces d’exposition permettant de valoriser les collections et d’enrichir la programmation, + d’infos.

Michel Butor à l’Espace Vallon

Le 14 septembre 2026 Michel Butor aurait eu 100 ans…

A l’occasion du Centenaire de l’écrivain Michel Butor, plusieurs événements auront lieu en 2026. L’Archipel Butor accueillera du 7 mars eu 7 juin 2026 une nouvelle exposition consacrée à une association de relieurs d’art, l’Association LE CERCLE, intitulée « Michel Butor, de l’écriture à la reliure » elle mettra en lumière le travail de la reliure sur des œuvres de Michel Butor. L’Archipel Butor à Lucinges en Haute-Savoie lance une série de podcasts dédiés à Michel Butor et aux livres d’artiste.

Réouverture de la Fondation  Martin Bodmer dès vendredi 18 septembre 2026, domaine du Beau-Cèdre à Cologny

Après trois années de travaux, la Fondation Martin Bodmer offre désormais une expérience de visite plus immersive, plus fluide et plus accessible, tout en restant fidèle à l’esprit et à l’esthétique conçus par Mario Botta. La nouvelle scénographie met en valeur les trésors de la collection léguée par Martin Bodmer et crée des dialogues uniques entre les livres et les œuvres d’art provenant de musées partenaires.

Parmi les nouveautés, le Grand Livre: un dispositif tactile qui permettra aux visiteurs de naviguer dans un glossaire interactif sur l’histoire du livre. Pour sa part, le guide numérique GEED, disponible sur smartphone en dix langues, propose des mini-documentaires et des parcours thématiques, offrant une visite immersive et personnalisée. La Salle Martin Bodmer a été rénovée pour accueillir à nouveau conférences, rencontres et événements culturels. Rendez-vous le 18 septembre 2026 pour découvrir la nouvelle exposition permanente, + d’infos.

Genève

Sylvia Sleigh – en collaboration avec le Mamco du 5 juin au 25 octobre 2026, Musée Rath, Genève

Depuis le 23 décembre 2024, le MAMCO est fermé pour rénovation. Le bâtiment du musée sera, entre 2025 et 2028, remis aux normes énergétiques, équipé du contrôle climatique et ses circulations seront restructurées. Pendant toute cette période, le MAMCO produira des projets hors-site, à l’invitation de partenaires et dans des lieux inédits, +d’infos. Dans le cadre d’un nouveau format de collaboration, le MAH invite le Musée d’art moderne et contemporain (MAMCO) à investir investit jusqu’au 25 octobre le Rath. 

L’exposition est consacrée à Sylvia Sleigh (1916-2010), peintre d’origine britannique dont l’œuvre figurative s’est développée entre Londres et New York. Ses portraits renversent les codes traditionnels du regard et du nu, offrant une relecture critique de l’histoire de la représentation. L’exposition rassemble un ensemble d’œuvres emblématiques des années 1960 et 1970, au moment où elle s’intègre à la scène artistique new-yorkaise. De 14h à 19h du mercredi au vendredi et de 11h à 18h du samedi au dimanche, + d’infos.

EXEM aux urnes – 40 ans d’affiches politiques du 2 septembre 2026 au 3 janvier 2027, Espace Quartier Libre SIG, Pont de la Machine, Genève

Découvrez l’exposition « EXEM aux urnes », qui réunit 40 affiches politiques réalisées par EXEM, issues d’une collection privée genevoise. Créées entre 1988 et 2023, ces œuvres retracent près de quatre décennies de démocratie directe suisse, dans lesquelles l’affiche joue un rôle central. L’exposition met en lumière l’un des grands noms de l’affiche politique genevoise. Depuis la fin des années 1980, EXEM développe un langage graphique singulier qui s’est imposé dans l’espace public au fil des campagnes de votations fédérales, cantonales et communales. À la croisée de l’art graphique, de la satire et du commentaire politique, son travail témoigne de la capacité de l’affiche à interpeller, susciter la réflexion et mobiliser les citoyennes et citoyens. En parcourant près de quarante ans de création graphique, découvrez l’évolution des enjeux politiques et des modes de communication qui ont marqué la vie démocratique suisse. L’exposition offre également un accès à des témoignages exclusifs d’EXEM, dans lesquels l’illustrateur revient sur son processus créatif et les coulisses de la réalisation de ses affiches.

Entrée libre du lundi au dimanche de 11h à 17h, + d’infos. 

Genève à la rencontre de l’Egypte antique du 30 mai au 27 septembre 2026, Musée d’art et d’histoire, Genève

L’année 2026 marque le centenaire de la mort d’Édouard Naville (1844 – 1926), premier égyptologue suisse. Il a marqué son époque par son engagement politique, religieux et humanitaire tout en contribuant à faire de Genève un centre majeur pour l’étude de l’Égypte antique. De nombreux objets pharaoniques aujourd’hui conservés au Musée d’art et d’histoire (MAH), proviennent de ses fouilles, menées en collaboration avec son épouse, Marguerite Naville (1844 – 1930). Longtemps restée dans l’ombre, celle-ci est désormais reconnue comme une égyptologue à part entière. Une majeure partie de leurs archives égyptologiques fait partie de la collection du MAH. Elles offrent un regard sur une période clef de l’archéologie égyptienne et les valeurs genevoises au tournant du XXe siècle. De 11h à 18h du mardi au dimanche et de 12h à 21h le jeudi, + d’infos.

Observatoires, Carte Blanche à John M Armleder du 29 janvier au 25 octobre 2026, Musée d’art et d’histoire de Genève (MAH), Genève

Pour cette sixième Carte Blanche, John M Armleder propose une traversée libre de la collection du MAH. Artiste majeur de la scène contemporaine suisse et genevoise, il s’intéresse depuis longtemps à la manière dont un objet, d’art ou du quotidien, peut se déployer simultanément dans plusieurs régimes : usage et esthétique, présence ordinaire et artistique. Dans Observatoires, cet intérêt devient principe de composition. Les œuvres du musée sont regroupées par grandes familles : portraits, abstractions, animaux, instruments, cadres vides ; tels des ensembles ouverts. Elles n’imposent pas un récit, mais offrent des choix de directions. Le visiteur est invité à circuler, associer, observer. L’exposition transforme ainsi la salle en dispositif d’attention. Chaque objet peut être perçu à la fois comme chose et comme œuvre, les deux dimensions coexistant dans un même regard, sans hiérarchie. Ce glissement léger, presque musical, réactive la capacité des objets à surprendre.

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Observatoires invite à expérimenter cela : prendre le temps d’observer, laisser le regard dériver, et découvrir comment une collection peut redevenir un champ ouvert de possibles. Vernissage jeudi 5 février 2026, dès 16h30 : Le temps d’un Afterwork festif, en présence de John M Armleder, le musée se transforme en un espace de rencontres et d’expériences. Portraits esquissés en quelques minutes, DJ set, interventions artistiques et rendez-vous autour de la collection rythmeront cette soirée inédite, + d’infos.

Marie Ducaté du 20 février au 29 novembre 2026, Ariana, Musée suisse de la Céramique et du Verre, espace d’exposition temporaire au 1er étage, Genève

Avec « Marie Ducaté. Simultanés », l’artiste transpose l’esprit de son atelier au musée et propose une cohabitation heureuse et colorée de ses pièces en céramique, papier calque, aquarelle, textile et verre. Initialement issue de la peinture, Marie Ducaté investit de nombreux médiums artistiques, de la céramique au verre en passant par le dessin et le textile pour matérialiser une œuvre totalisante. Au Musée Ariana, l’artiste vient transposer l’esprit et un aperçu de l’aménagement de son atelier. L’espace accueille ainsi un théâtre d’objets en céramique, papier calque, aquarelle, textile, et verre, au croisement de la culture pop et de l’histoire de l’art.

Site internet de l’artiste. Vernissage public jeudi 19 février 2026, à 18h, +d’infos.

Son univers coloré est ainsi mis en lumière avec des œuvres souvent éclatantes jouant d’une large palette chromatique qui circule des couleurs vives jusqu’à la transparence. Avec une sélection de 130 œuvres, Marie Ducaté propose autant de réflexions simultanées sur comment intégrer le décor dans la forme. La figuration dense de ses débuts se délie et s’abstrait à travers la couleur pour investir la douce transparence avec ses dernières productions en verre réalisées en Tchéquie et exposées ici de façon inédite. Travaillant sans relâche à repousser les frontières, Marie Ducaté nous invite à explorer la sensualité des matières avec, toujours en ligne de mire, cet esprit libre et curieux. 

Le verre, au-delà de la matière. Les collections du Cirva du 24 avril 2026 au 3 janvier 2027, Ariana, Musée suisse de la Céramique et du Verre, Genève

L’exposition rétrospective met en lumière quarante années de création du Centre international de recherche sur le verre et les arts plastiques (Cirva). Elle explore les propriétés du verre à travers le regard des artistes et designer-euses. Elle revient sur les mythes et les fictions associés à l’origine du verre, propose également une approche physico-chimique de la matière et met en exergue la volonté des artistes d’inventer de nouvelles façons de travailler ce matériau pour faire advenir de nouvelles formes. Dix chapitres sont rythmés entre la présentation des grandes séries qui ont marqué l’histoire du Cirva et par des ensembles documentaires permettant de plonger dans le processus créatif. L’exposition révèle des archives de la création inédites qui rendent sensible la démarche des artistes, leurs doutes et leurs découvertes. Cet accrochage est conçu comme vivant et incarné à travers la réunion de documents vidéos, musique, dessins et esquisses, moules et essais techniques, photographies et correspondances. On découvre par exemple comment l’artiste Jean-Michel Othoniel a simulé une explosion volcanique en laboratoire, l’aventure du dépôt d’un brevet de projection de verre en fusion par le designer Gaetano Pesce et le centre d’art (technique « Mistral »), les recherches de Pierre Soulages venu au Cirva pour concevoir un nouveau type de verre pour les vitraux de l’abbaye Sainte-Foy de Conques, ou encore les multiples transformations d’une bouteille Ricard par la designeuse Wendy Andreu. Par ailleurs, l’exposition révèle des verriers et verrières au talent hors norme qui ont contribué à la réussite de ces projets novateurs. Il s’agit de la première présentation des collections du Cirva de cette ampleur. Elle réunit près de deux cents objets.
Des Journées du Verre proposent rencontres, tables rondes, visites et performance les 30 et 31 octobre 2026, ouvert à toutes et tous, + d’infos.

À l’ombre des découvertes du 3 juin 2026 au 11 avril 2027, Musée d’histoire des sciences, Genève

Musée d’histoire des sciences, Genève

Notre œil est facilement attiré par la lumière et ce qui brille. Pourtant, quoi de plus passionnant que l’ombre? L’ombre a permis de nombreuses découvertes fondamentales: la forme de la Terre, le calcul de sa circonférence, l’identification des électrons ou la compréhension des mouvements de planètes. Les ombres nous accompagnent et enrichissent notre pensée. Venez jouer avec elles pour en apprendre un peu plus sur leur rôle en science.Tous les jours sauf le mardi, de 10h à 17h, entrée libre, + d’infos.

Exposition permanente dans les magnifiques salles de la Ville Barthonoli en accès libre.

Tous les jours sauf le mardi, de 10h à 17h, entrée libre, + d’infos.

Lausanne, Vaud

A Plateforme 10, quartier des arts derrière la gare de Lausanne, plusieurs expositions à visiter:

Installation d’Otobong Nkanga

Au Musée Cantonal des Beaux-Arts, Lausanne : Otobong Nkanga. I dreamt of you in colours jusqu’au 23 août 2026 : Figure majeure de la scène artistique contemporaine, Otobong Nkanga, née à Kano au Nigeria en 1974 et installée aujourd’hui à Anvers, en Belgique, déploie une œuvre nourrie de son histoire et de recherches attentives aux liens entre écologie, mémoire et circulation des ressources.  L’artiste creuse le sillon de questions en lien avec l’extraction minière et l’utilisation des richesses du sol, examinant nos relations sociales, politiques et matérielles complexes à l’espace et au territoire au travers d’une pratique pluridisciplinaire faite de dessins, peintures, installations, tapisseries, photographies, vidéos, sculptures, céramiques, performances, sons et poésies.

Au  Mudac  jusquau 27 septembre 2026 l’exposition Isao Takahata. Pionnier du dessin animé contemporain, de l’après-guerre au Studio Ghibli qui retrace le parcours de Takahata, de Heidi (1974) à Le Tombeau des Lucioles (1988) et Le Conte de la princesse Kaguya (2013), à travers ses carnets et storyboards, des dessins originaux, celluloïds, extraits de films et documents audiovisuels, + d’infos. En parallèle : Une exposition avec près de 300 animaux en verre, issus de la collection de Pierre Rosenberg — éminent historien de l’art et directeur honoraire du Louvre — ainsi que des pièces provenant de sa donation au Musée du Grand Siècle, l’exposition met en lumière cet univers, interrogeant notre rapport complexe et ambivalent au vivant, +d’infos.

Deux expositions temporaires à découvrir : Alfredo Jaar /Hannah Darabi du 26 juin au 1er novembre 2026, Photo Elysée, Plateforme 10, Lausanne

Vernissage public jeudi 25 juin, micro-visites dès 18h30 (20′) de l’exposition d’Hannah Darabi – 19h30 (20′) : micro-visite de l’exposition d’Alfredo Jaar. Performance (10′) Self-Care for Uncertain Times (prendre soin de soi en période d’incertitude) à 19h15, 20h, 20h45, mêlant humour, discours sur le bien-être, culture pop iranienne et exercices pour le système nerveux, cette performance de danse aérobique — conçue comme un cours fictif de gymnastique — explore les corps confrontés à l’incertitude, aux catastrophes et à l’adaptation. Une quête d’équilibre entre plaisir, anxiété, résilience et survie. DJ set dès 19h. Les expositions sont en accès libre de 18h à 21h, + d’infos.

Let’s Move : Bougez !, un espace ludique, interactif et gratuit, ouvert à tous à découvrir 12 avril 2025 au 12 avril 2027, Musée Olympique à Lausanne

Le Musée Olympique invite les enfants de 4 à 10 ans à tester leur équilibre, leur souplesse, leur endurance et leur coordination grâce à des activités ludiques et pratiques.

Des modules ont été imaginés pour les encourager à prendre soin de leur santé et les inciter à être régulièrement en mouvement. Les enfants et leurs familles peuvent ainsi relever des défis par le jeu et se découvrir un intérêt ou des aptitudes naturelles pour une activité physique. L’espace s’articule autour d’une maison imaginaire, dont chaque pièce a été recréée pour montrer qu’il est possible d’être actif n’importe où, même chez soi. Se faufiler entre les cordes à linge pour maintenir sa souplesse ? Rebondir sur un lit musical afin de consolider ses os ? Tester son équilibre sur des briques tombées d’un mur ? Allumer un ordinateur en pédalant ? Autant d’activités originales et accessibles qui font rimer mouvement avec amusement. A découvrir gratuitement au Musée Olympique depuis le 12 avril 2025, + d’infos.

La Muette – espaces littéraires est la nouvelle institution culturelle de la Ville de Pully dédiée à C. F. Ramuz et à la littérature.

Développée en collaboration avec le Centre des Littératures en Suisse romande (CLSR) de l’Université de Lausanne, +d’infos, La Muette – espaces littéraires propose trois lieux de rencontre avec Ramuz et avec la littérature. Un espace d’exposition, élaboré à partir du bureau de l’écrivain et centré sur son œuvre. Un espace numérique, lamuette.ch, destiné à mettre en valeur la richesse des documents d’archives liés à l’auteur. Et enfin, un espace de rencontre, sous la forme d’une programmation d’événements et de projets ponctuels de médiation. Dans une atmosphère intimiste, le parcours d’exposition en sept chapitres emmène les visiteuses et visiteurs à la rencontre de l’œuvre et de la vie de Ramuz sur plus de 100m2. Des livres, objets historiques et manuscrits sont présentés aux côtés d’œuvres d’art contemporaines, comme autant de facettes d’un patrimoine littéraire vivant. Les visiteuses et visiteurs sont invités à prendre le temps de déambuler, à s’imprégner de l’atmosphère calme et paisible, à s’asseoir et consulter les livres à disposition, à profiter de la vue sur le jardin et de la fraîcheur de la maison vigneronne, + d’infos.

Kurt Businger, C. F. Ramuz devant La Muette, 1941

« Pully Culture » dispose dorénavent d’un nouveau lieu culturel : La Muette, le Musée d’art de Pully, l’ArchéoLab, L’Octogone – Théâtre de Pully, le Café-Théâtre de la Voirie et la Bibliothèque de Pully.

Nyon – Prangins – Morges – Vevey

Le Château de Nyon est une forteresse romane construite au 12e siècle et transformée au 16e siècle. Longtemps cœur politique et administratif de la cité, il abrite également un musée depuis 1888. A travers son exposition permanente, le musée retrace l’histoire bimillénaire de la ville. Il présente la finesse de porcelaines produites dans la célèbre manufacture de Nyon au 18e siècle, l’ambiance saisissante des prisons fermées en 1979 et une collection hétéroclite d’objets disséminés dans ses combles, + d’infos.

Plancton, le minuscule peuple du lac du 6 novembre 2025 au 28 février 2027 au Musée du Léman à Nyon

Une invitation à plonger dans l’infiniment petit pour découvrir les animaux et végétaux microscopiques, essentiels et fascinants, qui peuplent le lac par milliards. Mais qu’est-ce qui se cache dans une goutte d’eau du lac ? Le plancton, de nature animale ou végétale, invisible à l’œil nu. Il est à l’origine, il y a plusieurs milliards d’années, de tous les animaux et plantes qui existent ou ont existé.

Il figure parmi les premières formes de vie qui ont peuplé le Léman, peu de temps après sa formation il y a environ 15’000 ans. Indispensables à l’écosystème lacustre, les planctons sont infiniment plus nombreux que tous les animaux et plantes visibles du lac. Ils sont à la base de ses chaines alimentaires et jouent un rôle central dans son équilibre écologique. Ils sont tout à la fois indicateurs, acteurs et victimes de menaces telles que le réchauffement climatique, les espèces invasives ou les micropolluants. Leur observation révèle l’état de santé du Léman. S’intéresser au plancton, c’est ouvrir une porte vers un monde extraordinaire et souvent méconnu. Sans s’adresser à un public restreint de scientifiques, la nouvelle exposition du Musée du Léman est ludique et instructive, et elle invite toute personne curieuse à explorer, à travers le plancton, l’essentiel du monde vivant de notre lac.

Des rendez-vous artistiques et scientifiques : Tout au long de l’exposition le public est invité à explorer le plancton sous toutes ses facettes : participer à des expériences interactives, observer zooplanctons et phytoplanctons au microscope, s’inspirer de leurs formes, couleurs et mouvements lors d’ateliers de dessin animés par quatre artistes de la région nyonnaise, ou encore fabriquer un nettoyant doux à base de terre de diatomée, issue de la fossilisation de micro-algues planctoniques, + d’infos.

Colonialisme. Une Suisse impliqueé, exposition temporaire du 29 mars au 11 octobre 2026, Musée National suisse, Château de Prangins

Dès le 16e siècle, des citoyens et citoyennes et des entreprises helvétiques entre tiennent des liens étroits avec le système colonial. Certaines firmes suisses ainsi que des individus prennent part à la traite transatlantique, exploitent des personnes réduites en esclavage et font fortune grâce au commerce de produits coloniaux. Des Suisses et des Suissesses partent comme missionnaires à travers le monde. D’autres, mus par la pauvreté ou la soif d’aventure, s’engagent comme mercenaires dans les armées européennes, lesquelles enchaînent les conquêtes territoriales et écrasent la résistance de peuples autochtones.

Des experts suisses mettent leur savoir au service des puissances coloniales. Les Universités de Zurich et de Genève enseignent et diffusent des thèses racistes qui connaissent une résonance internationale et servent à légitimer le système colonial. Basée sur les tout derniers résultats de la recherche, l’exposition offre, pour la première fois en Romandie, une vue d‘ensemble de l’histoire des liens coloniaux de la Suisse et s’appuie sur de nombreux objets, documents d’archives, photographies et œuvres d’art, + d’infos.

L’Alimentarium à Vevey célèbre ses 40 ans en 2026

Artichaux qui fleurissent au jardin de l’Alimentarium, juin 2025

L’Alimentarium, musée pionnier consacré à l’alimentation, célèbre ses 40 ans avec une exposition d’envergure : « SYSTEMA ALIMENTARIUM. Vers une grande révolution alimentaire ? » Cette exposition interroge les enjeux globaux liés à l’alimentation : comment nourrir sainement et durablement une humanité toujours plus nombreuse, tout en préservant les écosystèmes de la planète ? Nourrir le monde à l’ère de l’Anthropocène, concilier santé plantétaire et préservation de la biodiversité à l’horizon 2025. L’exposition débute en plein air, dans un jardin vivant où sont cultivées 300 espèces, avant d’emmener le visiteur à travers un parcours intérieur mêlant installations monumentales, photographies, objets historiques, dispositifs numériques et œuvres d’art contemporaines. Chaque étape révèle les tensions du système alimentaire global : perte de biodiversité, gaspillage, dépendances, inégalités. Heures d’ouverture du mardi au dimanche: 10h à 18h, fermé les lundis, sauf les lundis fériés + d’infos.

Canton de Fribourg

Musée d’histoire naturelle, Fribourg avant déménagement, lien

« Bis bald Baleine ! 120 baleines miniatures » du 13 juin au 25 octobre 2026 au Musée d’histoire naturelle, Fribourg

Une exposition pleine de poésie, d’humour et de créativité, qui témoigne de l’attachement profond du public fribourgeois à sa baleine. Présentation de 120 baleines miniatures aussi étonnantes qu’inventives, issue du Concours  ouvert à toutes et tous — particuliers, groupes, familles : « Notre baleine en miniature » avec le défi : réinventer la baleine en trois dimensions, sans aucune limite de technique ni de matériau. Près de 700 personnes de tous âges ont laissé libre cours à leur imagination. Entrée libre, lundi-Dimanche 14h-18h, + d’infos.

Valais

Rodin selon Rilke, une exposition du musée Rodin, Paris du 26 juin au 22 novembre 2026, Fondation Pierre Gianadda, Martigny

Pour la quatrième fois, Auguste Rodin, figure tutélaire de la sculpture moderne, est l’hôte prestigieux de la Fondation Pierre Gianadda avec un thème inédit: Rodin selon Rilke. En effet, les visiteurs découvriront les oeuvres du sculpteur, depuis les descriptions d’un des plus grands poètes de langue allemande du XXe siècle. L’exposition rythmée de plusieurs chapitres et réalisée par le musée Rodin, propose un itinéraire poétique des oeuvres de l’artiste sous la plume lyrique de Rilke disparu il y a tout juste cent ans. Tous les jours de 10h à 18h, + d’infos.

Auguste Rodin Baiser, vers 1885 en platre et en bronze dans le jardin de la Fondation Gianadda.

Bâle

Pierre Huyghe du 24 mai au 13 septembre 2026, La Fondation Beyeler, Riehen/Bâle

Bâle Musée Beyeler extérieur

9h à 18h, mercredi 9h à 20h, + d’infos.

Cette exposition inédite est consacrée à Pierre Huyghe (1962, Paris), figure majeure de l’art contemporain et reconnu comme l’un des artistes les plus novateurs et influents de sa génération. Conçue exclusivement pour la Fondation, l’exposition réunit de nouvelles œuvres créées pour l’occasion et des œuvres emblématiques de ces dernières années. L’œuvre de Pierre Huyghe se situe à la croisée de la fiction et de la réalité, et explore les limites de nos perceptions. À travers des créations mêlant plusieurs disciplines – cinéma, technologie, biologie, ainsi que des éléments physiques et digitaux – il construit des situations vivantes et évolutives, où émergent de nouvelles sensibilités et subjectivités. L’exposition invite ainsi les visiteurs à explorer l’univers fascinant et incertain de Pierre Huyghe.

Haute-Savoie

Sarah Bernhardt, le mythe vivant. Passion d’un collectionneur du 4 juillet 2026 au 3 janvier 2027, Palais de Lumière, Evian

En parallèle à découvrir la nouvelle exposition temporaire : Aux Sources, Verres de cure & Verre contemporain à la Maison Gribaldi à deux pas du Palais Lumière à Evian

Prétendre aujourd’hui présenter Sarah Bernhardt pourrait sembler, à bien des égards, une entreprise délicate. Pourtant, plus d’un siècle après sa disparition, son parcours continue de fasciner. Actrice, tragédienne, sculptrice, peintre, écrivaine, muse et icône, elle fut bien plus qu’une star : une révolution à elle seule. À l’aube du XXe siècle, elle incarne l’artiste totale, la femme libre, la pionnière qui porta le théâtre français sur les scènes du monde entier et incarna une modernité artistique et médiatique sans précédent. Surnommée « la Divine », « la Voix d’Or » ou encore « l’Immense », elle a su transformer chaque apparition en événement, chaque rôle en légende. L’exposition dévoile un ensemble exceptionnel issu d’une collection privée, constitué au fil des années. Affiches, photographies, sculptures, bijoux de scène, costumes et objets rares permettent d’explorer les multiples facettes de cette artiste hors norme, entre création, représentation et légende, + d’infos.

La portée mondiale du mythe de Sarah Bernhardt résonne avec la ville d’Évian qui accueille depuis la fin du XIXe siècle, des visiteurs du monde entier. Le Palais Lumière propose une plongée dans l’univers de ce personnage anticonformiste et extravagant à travers l’œil du collectionneur Pierre-André Hélène. Un événement grand public, accessible dès le plus jeune âge et accompagné d’une riche programmation culturelle, +dépliant à télécharger

Colette Deblé : Jeux de dames du 20 juin au 23 septembre 2026, Manoir des Livres, Lucinges

L’exposition qui met en lumière le travail artistique de cette artiste plasticienne. Elle est accessible au public du mercredi au vendredi de 14h à 18h, le samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h, et, chaque 1er dimanche du mois de 14h à 18h, entrée libre. Vernissage samedi 20 juin 2026 à 11h. À la suite du vernissage, une présentation de l’exposition est proposée avec par Frédérique Dubard, professeur des Universités en Littérature italienne (Université de Paris IV – Sorbonne). Visites guidées (payantes) les 4 juillet 2026, 1 août 2026 et 5 septembre juin 2026 à 15h, d’infos.

Biennale (re)connecting.earth du 30 avril au 20 septembre 2026, Villa du Parc, Centre d’art contemporain, Annemasse

Villa du Parc, Annemasse

Ana Alenso, artiste : the mine gives – the mine takes, 2020

L’exposition réunit les œuvres de 11 artistes internationaux·ales autour du thème des ressources géologiques. Ce thème a été choisi relativement à des temps troublés mais aussi à l’espace singulier que nous habitons : de Genève, capitale du commerce des matières premières, à toute une zone frontalière dont le paysage est marqué par la multiplication massive des chantiers de construction en béton répondant à une forte demande immobilière. Produit du creusement du tunnel ferroviaire, la Voie Verte se présente ici comme un espace des possibles, où s’observent un écosystème tout neuf, d’autres rythmes et mouvements, forces motrices de nouveaux imaginaires. Pour l’heure, les œuvres, si elles assemblent des effets visuels, des mythes et des formules poétiques, ne tentent d’aucune manière d’enjoliver la réalité. Sans catastrophisme ni morale, elles ouvrent des pistes de réflexion critique sur notre histoire et nos pratiques d’extraction. Percevoir ces dimensions – sous-terraines, hors-champs, infiniment grandes ou petites – est un exercice sensible auquel nous invitent les œuvres d’art, du mercredi au dimanche de 14h à 18h, + d’infos.

Inauguration de la Maison des Mémoires à Annemasse (avenue de la Gare)

Le 8 novembre 2025, année du 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Ville d’Annemasse inaugure la Maison des Mémoires – couper de ruban par le Conseil Municipal des Enfants

La Maison des Mémoires est ouverte à tous, le mercredi, samedi et dimanche de 14h à 18h, en entrée libre et gratuite, + d’infos.

Située dans les anciens locaux de la prison du Pax, lieu hautement symbolique de la Résistance et de l’histoire de la ville, cet établissement permet de valoriser les mémoires liées à la Seconde Guerre mondiale dans un premier temps, puis à terme, d’élargir à l’ensemble des mémoires de la ville. Situé au 21 avenue de la Gare au coeur d’Annemasse, le bâtiment autrefois une entreprise de bonneterie, est aménagé en prison en septembre 1943 de la SS Polizei Regiment Todt. Elle devient la principale prison du département pendant la Seconde Guerre mondiale. Le registre d’écrou indique les noms de 742 personnes. Parmi elles se trouvent des résistants et des personnes juives, dont une centaine d’enfants. Renommé La prison du Pax, ce lieu connut plusieurs figures annemassiennes emblématiques. Notamment Mila Racine et Marianna Cohn, des jeunes résistantes qui sauvèrent de nombreux enfants juifs en leur faisant passer clandestinement la frontière suisse, + d’infos.

Tous les textes et photos Jean-Luc Nabet)