L’actualité muséale du bassin lémanique
Genève
Depuis le 23 décembre 2024, le MAMCO est fermé pour rénovation. Le bâtiment du musée sera, entre 2025 et 2028, remis aux normes énergétiques, équipé du contrôle climatique et ses circulations seront restructurées. Pendant toute cette période, le MAMCO produira des projets hors-site, à l’invitation de partenaires et dans des lieux inédits, +d’infos.
Marie Ducaté du 20 février au 29 novembre 2026, Ariana, Musée suisse de la Céramique et du Verre, espace d’exposition temporaire au 1er étage, Genève
Avec « Marie Ducaté. Simultanés », l’artiste transpose l’esprit de son atelier au musée et propose une cohabitation heureuse et colorée de ses pièces en céramique, papier calque, aquarelle, textile et verre. Initialement issue de la peinture, Marie Ducaté investit de nombreux médiums artistiques, de la céramique au verre en passant par le dessin et le textile pour matérialiser une œuvre totalisante. Au Musée Ariana, l’artiste vient transposer l’esprit et un aperçu de l’aménagement de son atelier. L’espace accueille ainsi un théâtre d’objets en céramique, papier calque, aquarelle, textile, et verre, au croisement de la culture pop et de l’histoire de l’art.
Site internet de l’artiste. Vernissage public jeudi 19 février 2026, à 18h, +d’infos.
Son univers coloré est ainsi mis en lumière avec des œuvres souvent éclatantes jouant d’une large palette chromatique qui circule des couleurs vives jusqu’à la transparence. Avec une sélection de 130 œuvres, Marie Ducaté propose autant de réflexions simultanées sur comment intégrer le décor dans la forme. La figuration dense de ses débuts se délie et s’abstrait à travers la couleur pour investir la douce transparence avec ses dernières productions en verre réalisées en Tchéquie et exposées ici de façon inédite. Travaillant sans relâche à repousser les frontières, Marie Ducaté nous invite à explorer la sensualité des matières avec, toujours en ligne de mire, cet esprit libre et curieux.
Autour de Michel Butor. Centenaire de sa naissance (1926-2026) du 11 au 27 février 2026 à l’Espace Nouveau Vallon, Chêne-Bougeries
Romancier à ses débuts, il était aussi poète, essayiste s’intéressant à tous les arts, bâtisseur de formes littéraires nouvelles et pédagogue passionné. Sa complicité avec de très nombreux artistes a fait naître des centaines de livres de dialogue, des œuvres musicales et des films (voir aussi Archipel Butor). Une exposition, en collaboration avec Editart, qui permettra de découvrir des livres d’artistes, des poèmes manuscrits et des oeuvres d’artistes ayant travaillé avec Michel Butor, entrée libre, + d’infos. Vernissage mercredi 11 février 2026, à 18h30. Soirée conférence et lecture par Nathalie Piégay vendredi 13 février à 19h, salle J.-J. Gautier, et concert de Stéphan Oliva, pianiste : Duke fantasy.
Simon Edelstein, Indian Travellings – Photographies, 2006 – 2025, cxposition du 21 novembre 2025 au 21 février 2026, Mont-Blanc Centre, Plaza Centre Cinéma, Genève
En lien avec la sortie du livre : Les Cinémas en Inde, un patrimoine exceptionnel de Elisabeth Christeler et Simon Edelstein (Editions Jonglez, 2025). Le nouvel ouvrage de Simon Edelstein et Elisabeth Christeler prolonge en images et en récits la quête et l’exploration des anciens cinémas indiens, entamées il y a près de vingt ans.
De 10h à 19h, du lundi au samedi, entrée libre, + d’infos.
GLACIER(S), exposition d’oeuvres de Bernard Garo et Jacques Pugin du mercredi 4 février 2026 au mercredi 4 mars 2026, au centre des Arts de l’école international de Genève
Bernard Garo
Faisant suite au prix spécial qui a été décerné à Bernard Garo pour son engagement et son oeuvre au dernier festival international du film des glaciers de Genève en décembre dernier et ayant l’honneur de représenter son pays à la 10ème Biennale de Pékin qui a été prolongée jusqu’à fin février en raison de son succès, à visiter une exposition de petits formats jusqu’au 6 février 2026, à la galerie Renaissance, située à la Grand Rue 6 à Genève, ainsi ses œuvres de grands formats – peintures, photographies et vidéos au centre des Arts de l’école international de Genève.
Il sera accompagné du photographe Jacques Pugin pour un dialogue visuel inédit et marquant en lien aux glaciers. L’exposition est ouverte du lundi au vendredi de 9h à 18h selon les informations, jusqu’au 6 mars 2026 mercredi 4 février 2026, + d’infos.
Stitches: A Haunted House and Other Ghost Stories du 21 janvier au 22 mars 2026, Villa Bernasconi, Grand-Lancy
Peuplée de présences impalpables, fragiles et inquiétantes, la Villa Bernasconi présente l’exposition Stitches: A Haunted House and Other Ghost Stories, proposée par le Collectif Détente. Dans la continuité du projet curatorial Stitches initié en 2020, l’exposition explore ici les potentialités spectrales du textile. Habillant l’invisible pour lui donner forme, le tissu devient messager entre les mondes, porteur d’histoires suspendues et de mémoires oubliées. Vernissage mardi 20 janvier, 18h, + d’infos. Du côté de la Ferme de la Chapelle : Gregory Sugnaux : Almost Tender du 28.1–15.3.2026, + d’infos.
Libre comme le Rhône de Robert Hainard du 15 décembre 2025 au 29 mars 2026, l’Espace Quartier Libre SIG, Pont de la Machine, Genève
Cette exposition aborde le lien entre la nature et l’énergie, avec le Rhône genevois comme fil conducteur. Elle invite le public à remonter le temps au bord du fleuve, des derniers paysages sauvages d’avant les grands aménagements du Rhône aux décisions énergétiques majeures prises au cours du XXe siècle. Elle montre comment, sur un territoire cantonal restreint, se sont entremêlés besoins en électricité, transformations du paysage et émergence d’une conscience environnementale. Organisée par SIG, en partenariat avec la Fondation Hainard, cette exposition présente un récit fluvial entrelacé d’art, à travers les œuvres de Robert Hainard, et d’histoires sur le Rhône genevois. Elle mêle sur près de cent ans l’augmentation des besoins en énergie à Genève et le désir de protection de la nature sur un petit territoire cantonal. Entrée libre du lundi au dimanche de 11h à 17h (sauf le 25 décembre 2025 et le 1 er janvier 2026), + d’infos.
Au coin d’une rue, une personnalité du 7 février au 26 avril 2026 au Musée de Carouge
Derrière les plaques de rue se cachent des parcours, des choix et des mémoires qui témoignent de la richesse de Carouge et racontent une histoire. Au coin d’une rue : une personnalité est la première exposition d’un cycle thématique qui explorera, dans les prochaines années, les dénominations des axes urbains de Carouge selon quatre volets : personnalités, histoire, paysages et savoir-faire.
Cette première étape met en lumière les figures dont les noms jalonnent la ville : personnages politiques, artistes ou personnalités locales. Chaque lieu devient un récit révélant les transformations de Carouge et sa mémoire collective. L’exposition invite à les découvrir au travers d’œuvres de la collection du musée et d’images d’archives, qui font revivre la ville au fil du temps, de la rue Alexandre-Gavard à l’avenue Cardinal-Mermillod, du parc Louis-Cottier à la rue Joseph-Girard.
Vernissage samedi 7 février à 11h. Conférence « Un nom, une image : du portrait de famille au portrait public entre mémoire, représentation et intime » samedi 25 avril de 14h à 15h30 par Anne-Laure Oberson, philosophe photographe, tout public, dès 14 ans, inscription obligatoire. Durant l’exposition, le Musée de Carouge propose un rallye en ville, dès 14 ans ou enfants accompagnés, durée env. 1h – 1h30, activité tout public et gratuite, + d’infos.
Anatomie, exposition temporaire du 16 avril 2025 au 17 avril 2026, Musée d’histoire des sciences, Genève
Et si le corps était encore et toujours un territoire à découvrir? Cette exposition fascinante vous embarque dans un voyage anatomique, à travers des pièces prestigieuses de collections: des écorchés, des moulages en plâtre, des cires et de précieux livres anciens finement illustrés. Les microscopes poursuivent l’exploration à l’intérieur des organes. D’anciens outils d’apprentissage croisent des moyens d’enseignement les plus récents, de l’imagerie médicale à l’impression 3D d’organes, tels qu’ils sont utilisés aujourd’hui par les étudiant·es en médecine de l’Université de Genève. Des dispositifs interactifs invitent les apprenti·es anatomistes à venir exercer leurs talents au bord du lac! Avec la collaboration de l’Université de Genève. À partir de 7 ans (attention: certaines images et objets présentés peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes et des personnes sensibles.
Exposition permanente dans les magnifiques salles de la Ville Barthonoli en accès libre.
Tous les jours sauf le mardi, de 10h à 17h, entrée libre, + d’infos.
Elles. Artistes aborigènes contemporaines du 11 décembre 2025 au 19 avril 2026, Musée Rath, Genève
Le Musée d’art et d’histoire, en collaboration avec la Fondation Opale, consacre une exposition majeure à la peinture aborigène contemporaine. À travers une sélection d’œuvres puissantes et colorées, le public est invité à explorer l’univers artistique de grandes figures féminines comme Mirdidingkingathi Juwarnda Sally Gabori et Emily Kam Kngwarray. Ces artistes, ancrées dans une tradition millénaire, réinventent les récits culturels et spirituels de leurs communautés avec une liberté plastique saisissante. De 14h à 19h du mercredi au vendredi et de 11h à 18h du samedi au dimanche. Visite inaugurale: mercredi 10 décembre de 18h à 21h, + d’infos.
Sauvages. Les coulisses du film de Claude Barras, exposition immersive du 4 octobre 2025 au 23 mai 2026 à la Bibliothèque de la Cité, Genève
L’envers du décor du dernier film de Claude Barras se dévoile: entre immersion dans la forêt de Bornéo, making of du tournage en stop motion et mémoire des luttes écologiques. Les publics se retrouvent au Sarawak, région de l’île de Bornéo menacée par la déforestation. Peuple autochtone Penan, biodiversité foisonnante et mémoire du militant suisse Bruno Manser constituent la toile de fond qui a inspiré le réalisateur valaisan. Une sélection de documents originaux (dessins, carnets de voyages, décors, figurines) révèle le processus créatif du réalisateur, déjà reconnu pour « Ma vie de Courgette » (2016).
La deuxième partie de l’exposition dévoile la genèse du film d’animation en stop motion, de l’écriture du scénario à la naissance des personnages: marionnettes, accessoires et décors conçus en collaboration avec des artisans Penan. Un plateau interactif permet même au public de tester cette technique image par image. Enfin, les clichés du photographe Claude Dussez et de la cinéaste Léa Favre plongent dans l’atmosphère unique du tournage.
Mardi à vendredi de 10h à 19h , samedi de 10h à 17h, entrée libre, + d’infos.
Pleasing the Spirits propose un voyage à travers les collections Barbier-Mueller, extraordinaire ensemble d’œuvres en provenance du monde entier 29 octobre 2025 31 mai 2026, Musée Barbier-Mueller en vielle ville de Genève
Imaginée par Séverine Fromaigeat, directrice du musée, et par Paul Maheke, artiste performeur, l’exposition invite à un cheminement en compagnie de ces objets aux formes et aux usages extrêmement variés. Très librement associés, ils s’égrènent au fil des salles, comme autant de territoires à explorer, comme une mémoire qui affleure, comme des esprits qui s’éveillent. Dès le 17 novembre 2025 : une exposition met en lumière des oeuvres kanak issues des collections, à l’occasion de la parution des ouvrages Les Kanak de Nouvelle-Calédonie. Cosmologie et échanges en pays Paîci-Cèmuhi et du livre pour enfants Toé. La monnaie sacrée et le cachalot géant, la Fondation culturelle Musée Barbier-Mueller accueille deux artistes kanak venus spécialement à Genève : TrotroYmeResh, conteur, chanteur, mime et Hiandjing Pagoubanehote, sculpteur, +d’infos.
Tous les jours de 11h à 17h, + d’infos.
Angélica Serech Pach’un Q’ijul (Temps entrelacés – Deep time) du 9 octobre 2025 au 30 août 2026, Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Genève
Le Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge présente la première exposition personnelle d’Angélica Serech (*1982, Guatemala) en Europe. Pach’un Q’ijul (Temps entrelacés – Deep time) est un dialogue entre la production récente de l’artiste d’origine Maya Kaqchikel et les collections du Musée. Guidée par une démarche expérimentale et intuitive, Serech construit ses propres métiers à tisser pour relier des gestes ancestraux à son histoire personnelle marquée par la guerre civile guatémaltèque. Ses œuvres rendent hommage à son héritage culturel, tout en explorant la dimension réparatrice de la création artistique. Tissant des liens entre les mémoires individuelle et collective, l’exposition nous invite à nous plonger dans les relations entre textile et action humanitaire, + d’infos.
Lausanne, Vaud
La Collection de l’Art Brut, à Lausanne, fête ses 50 ans en 2026
Art Brut en Suisse. Des origines de la collection à aujourd’hui du 28 février au 27 septembre 2026, Collection de l’Art Brut, Lausanne, Château de Beaulieu, Lausanne
Cette exposition anniversaire présentera un large éventail d’œuvres d’une grande variété, dessins, peintures, sculptures, broderies, écrits, assemblages issues exclusivement des collections du musée lausannois. Certaines émanent du noyau historique dont on doit l’existence à l’artiste français Jean Dubuffet ; d’autres sont contemporaines et ont intégré le fonds de la Collection de l’Art Brut entre 1976, année de son ouverture, et 2026. Cependant, elles ont toutes été réalisées par des autrices et auteurs d’Art Brut suisses ou ayant créé en Suisse. Avec le thème de la Suisse comme fil rouge, cette exposition et la publication qui l’accompagne, contenant notamment un tapuscrit inédit de Dubuffet sur son voyage en 1945, ont pour objet de rappeller les liens étroits et durables entre l’artiste français et ce pays, qui l’ont conduit à offrir sa collection d’Art Brut à la Ville de Lausanne afin d’en assurer la pérennité et sa présentation au public. Vernissage vendredi 27 février à 18h30, + d’infos.
Deux expositions temporaires à découvrir du 6 mars au 31 mai 2026, Photo Elysée, Plateforme 10, Lausanne
- Luc Delahaye : Le Bruit du Monde. Cette exposition monographique, consacrée au photographe français Luc Delahaye retrace vingt-cinq années de création, de 2001 à 2025. Cette période marque son retrait du photojournalisme et son engagement dans le champ de l’art. À travers des images qui révèlent les désordres du monde contemporain, Delahaye compose une vision saisissante du premier quart du 21e siècle, traversé par le tumulte, + d’infos.
- Ella Maillart : Récits photographiques. Voyageuse extraordinaire, photographe et écrivaine, Ella Maillart a parcouru l’Asie à de nombreuses reprises. En 2025, l’ensemble de son œuvre a été reconnu par l’UNESCO. Cette exposition met en lumière le dialogue entre les images et les textes, et explore le rôle de ce patrimoine photographique dans la constitution et la préservation de la mémoire du monde, + d’infos.
Louis Bosset (1880–1950) : du compas à la truelle du 5 septembre 2025 au 21 février 2026, à l’Abbatiale de Payerne
L’Abbatiale met à l’honneur l’un des principaux artisans de sa restauration : Louis Bosset, architecte, archéologue et homme public engagé. Louis Bosset né à Corcelles-près-Payerne, figure méconnue mais importante du patrimoine vaudois, a profondément marqué le paysage patrimonial, architectural et institutionnel de la Broye vaudoise, et plus largement du canton de Vaud. Architecte, archéologue cantonal et figure politique locale, il fut un acteur central du chantier de restauration de l’Abbatiale de Payerne. Par ses réalisations et son engagement en faveur de la valorisation du patrimoine, il a durablement façonné le visage de la ville et contribué de manière significative à la préservation du patrimoine régional. Cette exposition temporaire invite à découvrir une figure majeure de l’étude et de la mise en valeur du patrimoine, ainsi qu’un témoin éclairant de son époque.
L’un des temps forts de l’exposition réside dans sa dimension visuelle : plusieurs photographies anciennes de l’Abbatiale, issues des cahiers de chantier de Louis Bosset et présentées en grand format, permettent une comparaison directe entre l’état du monument à l’époque des travaux et son apparence actuelle. Ce dispositif « avant/après » met en lumière l’évolution du bâtiment entre le début du XXe siècle et aujourd’hui, et invite le public à un dialogue visuel entre passé et présent. Quatre conférences grand public viennent prolonger l’exposition en abordant les grandes thématiques du parcours de Louis Bosset : restauration du bâti, pratiques archéologiques au début du XXe siècle, héritage architectural et mémoires familiales. Le cycle réunira Ludivine Proserpi (spécialiste de la conservation des monuments), Philippe Baeriswyl et Pierre Blanc (archéologues), Gilles Prod’hom (historien de l’architecture), ainsi que plusieurs descendantes de Louis Bosset. Conférence sur l’archéologie mercredi 3 décembre, 18h30 à 19h30. Souvenirs de famille mercredi 4 février 2026, de 18h30 à 19h30.
Les Monstrueuses – Carte blanche à Kévin Germanier du 7 novembre 2025 au 22 mars 2026, Mudac, Musée cantonal de design et d’arts appliqués contemporains, Plateforme 10, quartier des arts, Lausanne
En grande première, le mudac offre une carte blanche au designer suisse Kévin Germanier. Figure incontournable de la mode, il allie innovation et durabilité dans des créations qui ont su séduire au-delà des frontières helvétiques. Premier couturier suisse contemporain à présenter sa marque en Haute Couture en 2025, il incarne un renouveau nourri par les enjeux environnementaux. Avec un langage singulier et une attention rigoureuse aux matières et savoir-faire, Germanier contribue à faire rayonner la création suisse. Sur 300 m² au cœur du mudac, l’exposition déploie des univers immersifs aux atmosphères uniques. Sont présentées de nombreuses tenues — certaines portées par des figures iconiques de la scène artistique —, des objets issus de collaborations, ainsi que des créations inédites, +d’infos.
Let’s Move : Bougez !, un espace ludique, interactif et gratuit, ouvert à tous à découvrir 12 avril 2025 au 12 avril 2027, Musée Olympique à Lausanne
Le Musée Olympique invite les enfants de 4 à 10 ans à tester leur équilibre, leur souplesse, leur endurance et leur coordination grâce à des activités ludiques et pratiques.
Des modules ont été imaginés pour les encourager à prendre soin de leur santé et les inciter à être régulièrement en mouvement. Les enfants et leurs familles peuvent ainsi relever des défis par le jeu et se découvrir un intérêt ou des aptitudes naturelles pour une activité physique. L’espace s’articule autour d’une maison imaginaire, dont chaque pièce a été recréée pour montrer qu’il est possible d’être actif n’importe où, même chez soi. Se faufiler entre les cordes à linge pour maintenir sa souplesse ? Rebondir sur un lit musical afin de consolider ses os ? Tester son équilibre sur des briques tombées d’un mur ? Allumer un ordinateur en pédalant ? Autant d’activités originales et accessibles qui font rimer mouvement avec amusement. A découvrir gratuitement au Musée Olympique depuis le 12 avril 2025, + d’infos.
La Muette – espaces littéraires est la nouvelle institution culturelle de la Ville de Pully dédiée à C. F. Ramuz et à la littérature.
Développée en collaboration avec le Centre des Littératures en Suisse romande (CLSR) de l’Université de Lausanne, +d’infos, La Muette – espaces littéraires propose trois lieux de rencontre avec Ramuz et avec la littérature. Un espace d’exposition, élaboré à partir du bureau de l’écrivain et centré sur son œuvre. Un espace numérique, lamuette.ch, destiné à mettre en valeur la richesse des documents d’archives liés à l’auteur. Et enfin, un espace de rencontre, sous la forme d’une programmation d’événements et de projets ponctuels de médiation. Dans une atmosphère intimiste, le parcours d’exposition en sept chapitres emmène les visiteuses et visiteurs à la rencontre de l’œuvre et de la vie de Ramuz sur plus de 100m2. Des livres, objets historiques et manuscrits sont présentés aux côtés d’œuvres d’art contemporaines, comme autant de facettes d’un patrimoine littéraire vivant. Les visiteuses et visiteurs sont invités à prendre le temps de déambuler, à s’imprégner de l’atmosphère calme et paisible, à s’asseoir et consulter les livres à disposition, à profiter de la vue sur le jardin et de la fraîcheur de la maison vigneronne, + d’infos.
Kurt Businger, C. F. Ramuz devant La Muette, 1941
« Pully Culture » dispose dorénavent d’un nouveau lieu culturel : La Muette, le Musée d’art de Pully, l’ArchéoLab, L’Octogone – Théâtre de Pully, le Café-Théâtre de la Voirie et la Bibliothèque de Pully.
Nyon – Prangins – Morges – Vevey
Le coq et la sirène du 27 février au 10 mai 2026, Château de Nyon
L’exposition consacrée à Jean Lurçat (1892-1966) et rassemble des œuvres emblématiques de l’univers de Lurçat, où se déploient coqs, sirènes, chouettes, lunes, soleils et autres figures animales ou fabuleuses, associées à des éléments cosmiques. Ces images transportent par leur force poétique dans un univers tout en nuances de couleurs. Peintre, muraliste, lissier et céramiste, cet artiste français et acteur central du renouveau de la tapisserie moderne est à l’origine des Biennales internationales de la tapisserie de Lausanne, lancées en 1962.
Présentant lithographies, céramiques et tapisseries, l’exposition met en lumière la diversité des médiums explorés par l’artiste. La céramique, en particulier, apparaît chez Lurçat comme un espace de grande liberté formelle, en cohérence avec son ambition de démocratiser l’art et de l’inscrire dans le quotidien. En regard de ses œuvres sont présentées des céramiques issues de la manufacture de porcelaines de Nyon, ainsi que des pièces réalisées d’après des dessins de Bodjol et de Jacques Perrenoud. L’exposition est enrichie par des œuvres de Joan Gardy Artigas et Antoni Tàpies, prêtées spécialement pour l’occasion. Dans l’espace dédié à l’art textile, la tapisserie J’en vois de toutes les couleurs, prêtée par la Fondation Toms Pauli, occupe une place centrale. L’exposition présente également des œuvres de Denise Binet (1897–1980), artiste lissière installée à Trélex, contemporaine de Jean Lurçat qui collabora notamment avec Bodjol et Théodore Stravinsky.
Vernissage de l’exposition : jeudi 26 février à 18h
Conférences : dimanche 8 mars à 14h : sur Denise Binet, artiste lissière à Trélex et dimanche 26 avril à 11h : par Magali Junet, directrice de la Fondation Toms Pauli, + d’infos.
Plancton, le minuscule peuple du lac du 6 novembre 2025 au 28 février 2027 au Musée du Léman à Nyon
Une invitation à plonger dans l’infiniment petit pour découvrir les animaux et végétaux microscopiques, essentiels et fascinants, qui peuplent le lac par milliards. Mais qu’est-ce qui se cache dans une goutte d’eau du lac ? Le plancton, de nature animale ou végétale, invisible à l’œil nu. Il est à l’origine, il y a plusieurs milliards d’années, de tous les animaux et plantes qui existent ou ont existé.
Il figure parmi les premières formes de vie qui ont peuplé le Léman, peu de temps après sa formation il y a environ 15’000 ans. Indispensables à l’écosystème lacustre, les planctons sont infiniment plus nombreux que tous les animaux et plantes visibles du lac. Ils sont à la base de ses chaines alimentaires et jouent un rôle central dans son équilibre écologique. Ils sont tout à la fois indicateurs, acteurs et victimes de menaces telles que le réchauffement climatique, les espèces invasives ou les micropolluants. Leur observation révèle l’état de santé du Léman. S’intéresser au plancton, c’est ouvrir une porte vers un monde extraordinaire et souvent méconnu. Sans s’adresser à un public restreint de scientifiques, la nouvelle exposition du Musée du Léman est ludique et instructive, et elle invite toute personne curieuse à explorer, à travers le plancton, l’essentiel du monde vivant de notre lac.
Des rendez-vous artistiques et scientifiques : Tout au long de l’exposition le public est invité à explorer le plancton sous toutes ses facettes : participer à des expériences interactives, observer zooplanctons et phytoplanctons au microscope, s’inspirer de leurs formes, couleurs et mouvements lors d’ateliers de dessin animés par quatre artistes de la région nyonnaise, ou encore fabriquer un nettoyant doux à base de terre de diatomée, issue de la fossilisation de micro-algues planctoniques, + d’infos.
Colonialisme. Une Suisse impliqueé, exposition temporaire du 29 mars au 11 octobre 2026, Musée National suisse, Château de Prangins
Dès le 16e siècle, des citoyens et citoyennes et des entreprises helvétiques entre tiennent des liens étroits avec le système colonial. Certaines firmes suisses ainsi que des individus prennent part à la traite transatlantique, exploitent des personnes réduites en esclavage et font fortune grâce au commerce de produits coloniaux. Des Suisses et des Suissesses partent comme missionnaires à travers le monde. D’autres, mus par la pauvreté ou la soif d’aventure, s’engagent comme mercenaires dans les armées européennes, lesquelles enchaînent les conquêtes territoriales et écrasent la résistance de peuples autochtones.
Des experts suisses mettent leur savoir au service des puissances coloniales. Les Universités de Zurich et de Genève enseignent et diffusent des thèses racistes qui connaissent une résonance internationale et servent à légitimer le système colonial. Basée sur les tout derniers résultats de la recherche, l’exposition offre, pour la première fois en Romandie, une vue d‘ensemble de l’histoire des liens coloniaux de la Suisse et s’appuie sur de nombreux objets, documents d’archives, photographies et œuvres d’art, + d’infos.
Deux expositions temporaires du 28 novembre 2025 au 29 mars 2026, Musée Jenisch, Vevey
Une sélection d’estampes japonaises, léguée par l’artiste et collectionneur Rudolf Schindler (1914–2015). À travers les œuvres des plus grands maîtres de l’école Utagawa tels que Toyokuni, Kunisada et Hiroshige, l’exposition Impressions du Japon met en lumière la richesse et la diversité de la production graphique japonaise et de ses ukiyo-e. Des gravures datant du XVIIIe au XXe siècle révèlent les multiples facettes de la vie quotidienne d’Edo (Tokyo) ou Kyoto, + d’infos.
Kokoschka. Japomanie : À Vienne, les esprits s’ouvrent aux arts extrême-orientaux en 1873 avec l’Exposition universelle. En quelques décennies, on assiste à un véritable engouement, en particulier pour les estampes japonaises : c’est la « japomanie ». Le jeune Oskar Kokoschka (1886–1980), qui a soif de modes d’expression différents, est séduit lui aussi. Tôt déjà, il intègre avec beaucoup de porosité le nouveau vocabulaire formel. À Vienne, à Berlin et à Dresde, où il séjourne longuement en début de carrière, il a l’occasion de se familiariser avec d’importantes collections d’art asiatique. Kokoschka constituera ensuite son propre ensemble d’ukiyo-e, celui qui fait l’objet de cette exposition. Ces gravures, majoritairement réalisées autour de 1800, présentent d’indéniables qualités d’homogénéité et sont le fait des grands maîtres du tournant du XVIIIème et du XIXème siècle. Elles représentent des courtisanes, parfois aussi leurs prétendants, dans des scènes rapprochées qui mettent l’accent sur l’expression des visages et les coiffures élaborées, + d’infos.
Portes ouvertes, inauguration de la nouvelle exposition temporaire les 21 au 22 juin 2025, Alimentarium, Vevey
Verrière : Les plats factices illustrent la diversité des cuisines du monde.
Artichaux qui fleurissent au jardin de l’Alimentarium, juin 2025
L’Alimentarium, musée pionnier consacré à l’alimentation, célèbre ses 40 ans avec une exposition d’envergure : « SYSTEMA ALIMENTARIUM. Vers une grande révolution alimentaire ? » Cette exposition interroge les enjeux globaux liés à l’alimentation : comment nourrir sainement et durablement une humanité toujours plus nombreuse, tout en préservant les écosystèmes de la planète ? Nourrir le monde à l’ère de l’Anthropocène, concilier santé plantétaire et préservation de la biodiversité à l’horizon 2025. L’exposition débute en plein air, dans un jardin vivant où sont cultivées 300 espèces, avant d’emmener le visiteur à travers un parcours intérieur mêlant installations monumentales, photographies, objets historiques, dispositifs numériques et œuvres d’art contemporaines. Chaque étape révèle les tensions du système alimentaire global : perte de biodiversité, gaspillage, dépendances, inégalités. Heures d’ouverture du mardi au dimanche: 10h à 18h, fermé les lundis, sauf les lundis fériés + d’infos.
Canton de Fribourg
Jean Tinguely – Emetteur poétique du 21 novembre 2025 au 22 février 2026, Musée d’art et d’histoire et Espace Niki de Saint Phalle, Fribourg
Après l’évocation des débuts de l’artiste et de ses actions des années 1960-1970, l’exposition se focalise sur son œuvre tardive abordant les dérives et la vanité d’un monde consumériste. Ces sujets résonnent avec les œuvres de Tinguely appartenant à la collection du MAHF. L’œuvre ultime, remarquable par sa profondeur et sa radicalité, permet aussi une réflexion sur le temps, le carnavalesque, la mort et la fragilité de toute entreprise humaine.
Après un apprentissage de décorateur à Bâle, Jean Tinguely s’installe à Paris fin 1952. C’est là qu’il développe des sculptures mobiles en fil métallique et ses premiers reliefs, des oeuvres murales motorisées, combinant matériaux de récupération et mécanisme simples.
Vers 1959, il crée les Meta-Matics, machines à dessiner qui remettent en question le rôle de l’artiste et la notion même de création artistique.
En 1960, Tinguely est membre-fondateur du groupe des Nouveaux Réalistes. A cette époque, il organise des happenings, dont l’action éphémère Hommage to New York, au Museum of Modern Art. Cette oeuvre d’art, conçue pour s’autodétruire, incarne une vision critique et poétique de la modernité.
Dans les années 1980, Tinguely réalise ses Philosophes qui portent les noms de penseurs célébres évolqués par une apparence grotesque et parfois bruyante.
Dans la série des Philosophes : Friedrich Engels
Le parcours se poursuit au soussol où ses collaborations sont évoquées. Tinguely s’est illustré par des oeuvres monumentales et collectives.
En 1964, il crée Heureka pour l’Exposition nationale suisse de Lausanne : une machine inutile qui détourne l’idée du progrès technique pour en révéler l’absurdité. Il développe des projets collectifs avec ses ami(e)s artistes comme La Vittoria (1970), installation monumentale assemblée à Milan ou Le Crocrodrome de Zig et Puce (1977), espace immersif installé au Centre Pompidou. L’exposition se poursuit à l’Espace Jean Tinguely-Niki de Saint Phalle, + d’infos.
Valais
De Manet à Kelly L’art de l’empreinte du 12 décembre 2025 au 14 juin 2026, Fondation Pierre Gianadda, Martigny
L’exposition rassemble une sélection de 178 chefs-d’œuvre de la gravure des XIXe et XXe siècles de la bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA). D’Édouard Manet à Ellsworth Kelly, en passant par Francisco de Goya, Edvard Munch, Käthe Kollwitz ou encore Vera Molnár, cette présentation exceptionnelle d’œuvres modernes et contemporaines révèle l’immense créativité des artistes dans le domaine de l’estampe à travers l’histoire. Elle porte un regard inédit à la fois sur le caractère unique de cette collection, initiée au début du XXe siècle par un amateur d’art et mécène visionnaire, Jacques Doucet, et sur le dynamisme de ses développements les plus récents. Tous les jours de 10h à 18h, + d’infos.
Bâle
Cezanne du 25 janvier au 25 mai 2026, La Fondation Beyeler, Riehen/Bâle
Pour la première fois de son histoire, la Fondation Beyeler consacre une exposition monographique à Paul Cezanne (1839-1906), pionnier de l’art moderne et artiste majeur de sa collection. Réunissant environ 80 œuvres, l’exposition se concentre sur la dernière et la plus significative des périodes de travail du peintre français, donnant à voir Cezanne au sommet de son art : portraits énigmatiques, figures paradisiaques de baigneurs et de baigneuses, paysages provençaux viscéralement évocateurs, et enfin son motif privilégié, la montagne Sainte-Victoire, dont il réalise des vues toujours renouvelées. Dans son atelier du sud de la France, Cezanne met son intuition magistrale au service d’un puissant jeu de tensions entre lumière, couleur et forme, construisant des images révolutionnaires qui inspirent jusqu’à aujourd’hui des générations d’artistes, 9h à 18h, mercredi 9h à 20h, + d’infos.
Haute-Savoie
Modernité suisse. L’héritage de Hodler du 7 février au 17 mai 2026 au Palais de Lumère, Evian
Palais de Lumière, Evian
Une exposition dédiée à l’influence du peintre suisse Ferdinand Hodler sur ses contemporains et ceux qui lui ont succédé. L’occasion par-delà le fil rouge hodlérien, d’offrir au public un panorama de la peinture helvétique de 1870 à 1930.À découvrir des artistes suisses qui exposent pour la première fois à l’étranger et d’autres reconnus internationalement tels que Cuno Amiet, Giovanni Giacometti, Ludwig Kirchner ou encore Félix Vallotton. Une large place est réservée au peintre Albert Schmidt, « fils spirituel de Hodler », ainsi qu’aux artistes et mouvements divergents tels que les membres du Groupe Le Falot, les peintres divisionnistes ou encore les cubo-futuristes. Plus de 140 œuvres de 55 artistes sont réunies pour illustrer la richesse de cette thématique. Avec une majorité de peintures mais aussi des dessins, des gravures et un bronze. Une cinquantaine d’institutions suisses et de collectionneurs privés ont été sollicités pour ce projet hors-norme. Ouvert tous les jours de 10h à 18h, + d’infos.
Flo Kasearu : Pelouse interdite du 17 janvier au 12 avril 2026, Villa du Parc, Centre d’art contemporain, Annemasse
Pour sa première exposition monographique en France, à la Villa du Parc, Flo Kasearu entreprend une enquête in situ à partir des archives du bâtiment. Elle puise dans les multiples vies de cette villa bourgeoise construite en 1865 : dès 1930 le bâtiment fait office de tribunal d’instance, de bureau de police, de service des impôts, mais aussi lieu d’habitation pour des familles. À partir de ces strates institutionnelles et domestiques, elle imagine une fiction où le regard d’une enfant solitaire, habitant les lieux dans les années 1950, devient le fil conducteur d’un récit tissé entre mémoire, jeu et pouvoir. Pelouse interdite explore les relations entre sphère publique et sphère privée.
À travers jeux de rôles, anecdotes personnelles et détournements d’objets du quotidien, l’artiste estonienne interroge notre rapport aux figures d’autorité, renverse les rôles et bouscule les hiérarchies établies, du mercredi au dimanche de 14h à 18h, + d’infos.
Inauguration de la Maison des Mémoires à Annemasse (avenue de la Gare)
Le 8 novembre 2025, année du 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Ville d’Annemasse inaugure la Maison des Mémoires – couper de ruban par le Conseil Municipal des Enfants
La Maison des Mémoires est ouverte à tous, le mercredi, samedi et dimanche de 14h à 18h, en entrée libre et gratuite, + d’infos.
Située dans les anciens locaux de la prison du Pax, lieu hautement symbolique de la Résistance et de l’histoire de la ville, cet établissement permet de valoriser les mémoires liées à la Seconde Guerre mondiale dans un premier temps, puis à terme, d’élargir à l’ensemble des mémoires de la ville. Situé au 21 avenue de la Gare au coeur d’Annemasse, le bâtiment autrefois une entreprise de bonneterie, est aménagé en prison en septembre 1943 de la SS Polizei Regiment Todt. Elle devient la principale prison du département pendant la Seconde Guerre mondiale. Le registre d’écrou indique les noms de 742 personnes. Parmi elles se trouvent des résistants et des personnes juives, dont une centaine d’enfants. Renommé La prison du Pax, ce lieu connut plusieurs figures annemassiennes emblématiques. Notamment Mila Racine et Marianna Cohn, des jeunes résistantes qui sauvèrent de nombreux enfants juifs en leur faisant passer clandestinement la frontière suisse, + d’infos.
(© Tous les textes et photos Jean-Luc Nabet)
