L’actualité muséale du bassin lémanique

L’actualité muséale du bassin lémanique

Genève

Depuis le 23 décembre 2024, le MAMCO est fermé pour rénovation. Le bâtiment du musée sera, entre 2025 et 2028, remis aux normes énergétiques, équipé du contrôle climatique et ses circulations seront restructurées. Pendant toute cette période, le MAMCO produira des projets hors-site, à l’invitation de partenaires et dans des lieux inédits, +d’infos.

Le Pavillon Simone Weil : un monument pour l’art et la philosophie à Genève du 31 mars au 16 juin 2026, Pavillon Sicli, Route des Acacias, Genève

Invité par la Fondation Pavillon Sicli et la FASe – Fondation genevoise pour l’animation socioculturelle, Thomas Hirschhorn transformera le grand dôme et le parvis du Pavillon Sicli en une œuvre d’art vivante, gratuite et accessible à toutes et tous, portée par sa présence continue sur place et une production artistique quotidienne. Le « Pavillon Simone Weil » sera un espace dédié à la philosophe française Simone Weil, qui a œuvré et combattu toute sa vie, de manière radicale, pour ses idées et pour la justice sociale. Conçue selon la ligne de conduite « Présence et Production », cette œuvre d’art se déploiera pendant 78 jours en collaboration avec la population genevoise, tous les jours de 10h à 22h,  + d’infos.

Notre História – les collectivités portugaises à Genève : 12 lieux du parcours visibles jusqu’au au 30 juin 2026

Le canton de Genève, en partenariat avec la Ville de Genève lance «Notre História», un dispositif déployé dans l’espace public dédié à la reconnaissance de l’histoire et des contributions des collectivités portugaises, dans un canton où plus de quatre personnes sur dix sont de nationalité étrangère. Saviez-vous que les premiers cours de portugais du canton ont été organisés dès 1913, dans le bâtiment qui abrite l’école Saint-Antoine ? Ou encore que la place Lise-Girardin fut un point de passage de cortèges de maçons, de saisonniers et de syndicats ? Ces éléments, parmi bien d’autres, jalonnent le parcours mémoriel et culturel « Notre História » dédié aux collectivités portugaises, composé de 12 lieux. Sur chacun de ces sites, un support d’information permet de retracer l’histoire et de mettre en lumière les contributions majeure des collectivités portugaises au développement économique, social et culturel du canton, + d’infos. Un journal de l’itinéraire permet de parcourir l’ensemble du dispositif sans smartphone. Il peut être commandé gratuitement via ce lien.

Exposition temporaire au Musée d’histoire des sciences, Genève

Exposition permanente dans les magnifiques salles de la Ville Barthonoli en accès libre.

Tous les jours sauf le mardi, de 10h à 17h, entrée libre, + d’infos.

Salvatore Emblema (Naples, 1929–2006) du 12 mars au 1er mai 2016, SOMA, rue de l’avenir, Genève

L’exposition réunit des œuvres produites entre la fin des années 1960 et le début des années 1980. Durant cette période, Emblema vécut et travailla sur son domaine au pied du mont Vésuve, délibérément éloigné des principales capitales artistiques. Loin d’impliquer un désengagement, cette distance a permis une assimilation soutenue et critique des changements esthétiques de l’art d’après-guerre, libérée des pressions de l’alignement stylistique. Assez proche pour absorber leurs révolutions, assez lointain pour les recomposer, il forgea un langage visuel cohérent et profondément méditatif — un langage qui ne pouvait émerger que de la proximité sans adhésion. L’exposition est organisée en collaboration avec la Fondazione Museo Emblema à Naples, sous la direction curatoriale d’Emmanuele Leone Emblema et Mighela Lorenceau. Vernissage mercredi 11 mars, 18h. , mercredi – vendredi : 14h – 19h, samedi : 12h – 18h, + d’infos.

Sauvages. Les coulisses du film de Claude Barras, exposition immersive du 4 octobre 2025 au 23 mai 2026 à la Bibliothèque de la Cité, Genève

L’envers du décor du dernier film de Claude Barras se dévoile: entre immersion dans la forêt de Bornéo, making of du tournage en stop motion et mémoire des luttes écologiques. Les publics se retrouvent au Sarawak, région de l’île de Bornéo menacée par la déforestation. Peuple autochtone Penan, biodiversité foisonnante et mémoire du militant suisse Bruno Manser constituent la toile de fond qui a inspiré le réalisateur valaisan. Une sélection de documents originaux (dessins, carnets de voyages, décors, figurines) révèle le processus créatif du réalisateur, déjà reconnu pour « Ma vie de Courgette » (2016). 

La deuxième partie de l’exposition dévoile la genèse du film d’animation en stop motion, de l’écriture du scénario à la naissance des personnages: marionnettes, accessoires et décors conçus en collaboration avec des artisans Penan. Un plateau interactif permet même au public de tester cette technique image par image. Enfin, les clichés du photographe Claude Dussez et de la cinéaste Léa Favre plongent dans l’atmosphère unique du tournage. 

Mardi à vendredi de 10h à 19h , samedi de 10h à 17h, entrée libre, + d’infos.

Pleasing the Spirits propose un voyage à travers les collections Barbier-Mueller, extraordinaire ensemble d’œuvres en provenance du monde entier 29 octobre 2025 31 mai 2026, Musée Barbier-Mueller en vielle ville de Genève

Imaginée par Séverine Fromaigeat, directrice du musée, et par Paul Maheke, artiste performeur, l’exposition invite à un cheminement en compagnie de ces objets aux formes et aux usages extrêmement variés. Très librement associés, ils s’égrènent au fil des salles, comme autant de territoires à explorer, comme une mémoire qui affleure, comme des esprits qui s’éveillent. Dès le 17 novembre 2025 : une exposition met en lumière des oeuvres kanak issues des collections, à l’occasion de la parution des ouvrages Les Kanak de Nouvelle-Calédonie. Cosmologie et échanges en pays Paîci-Cèmuhi et du livre pour enfants Toé. La monnaie sacrée et le cachalot géant, la Fondation culturelle Musée Barbier-Mueller accueille deux artistes kanak venus spécialement à Genève : TrotroYmeResh, conteur, chanteur, mime et Hiandjing Pagoubanehote, sculpteur, +d’infos.

Tous les jours de 11h à 17h, + d’infos.

Carlos Schwabe du 7 mars au 16 août 2026, Musée d’art et d’histoire de Genève (MAH), Genève

Pour commémorer le centenaire de la disparition de Carlos Schwabe (1866 -1926), le Musée d’art et d’histoire (MAH) rend hommage à cette figure singulière avec une rétrospective conçue comme un parcours initiatique et musical. Réunissant une cinquantaine d’œuvres, l’exposition fait dialoguer les pièces du MAH – qui conserve la collection publique la plus importante du monde de cet artiste – avec des collections particulières suisses et françaises. Carlos Schwabe s’est distingué par son activité d’illustrateur au service des milieux littéraires de son temps – Zola, Baudelaire, Mallarmé, Maeterlinck–, mais aussi par ses compositions picturales. Également impliqué dans le mysticisme du cercle de la Rose -Croix de Joséphin Péladan et ayant exposé à Paris comme au Pavillon de la Sécession munichoise, son travail continue, un siècle après sa mort, à nous fasciner. Né en 1866 près de Hambourg mais arrivé à Genève dès l’âge de quatre ans, il y forge sa sensibilité artistique, notamment au sein de l‘École des Arts Industriels. Ce lien indéfectible avec Genève, où il reviendra sans cesse, constitue le fil rouge d’un parcours qui explore la transition entre l’artisanat d’art et la quête métaphysique. À travers des illustrations emblématiques et des œuvres symbolistes, l’exposition explore la tension entre le réel et l’étrange se concluant sur l’influence durable de l’esthétique de Schwabe dans la culture visuelle contemporaine, notamment la scène Metal. L’exposition retrace ainsi les multiples facettes de la carrière de cet artiste, révélant l’évolution de son style et de ses sujets au sein d’une scénographie qui incorpore l’expérience auditive. En écho avec les œuvres, le parcours s’accompagne d’une ambiance sonore habitée par les compositions de Erik Satie, Claude Debussy, Maurice Ravel, Guillaume Lekeu ou Vincent d’Indy, offrant une véritable immersion dans l’univers lyrique de l’artiste. En contrepoint, des casques audios invitent le visiteur à plonger dans l’univers de la musique metal, avec les albums de groupes tels que Varathron, Gorement, Concrete Block, Vomitose et Gomorra qui s’inspirent directement du travail du peintre, + d’infos.

Observatoires, Carte Blanche à John M Armleder du 29 janvier au 25 octobre 2026, Musée d’art et d’histoire de Genève (MAH), Genève

Pour cette sixième Carte Blanche, John M Armleder propose une traversée libre de la collection du MAH. Artiste majeur de la scène contemporaine suisse et genevoise, il s’intéresse depuis longtemps à la manière dont un objet, d’art ou du quotidien, peut se déployer simultanément dans plusieurs régimes : usage et esthétique, présence ordinaire et artistique. Dans Observatoires, cet intérêt devient principe de composition. Les œuvres du musée sont regroupées par grandes familles : portraits, abstractions, animaux, instruments, cadres vides ; tels des ensembles ouverts. Elles n’imposent pas un récit, mais offrent des choix de directions. Le visiteur est invité à circuler, associer, observer. L’exposition transforme ainsi la salle en dispositif d’attention. Chaque objet peut être perçu à la fois comme chose et comme œuvre, les deux dimensions coexistant dans un même regard, sans hiérarchie. Ce glissement léger, presque musical, réactive la capacité des objets à surprendre.

art&tram sans titre

Observatoires invite à expérimenter cela : prendre le temps d’observer, laisser le regard dériver, et découvrir comment une collection peut redevenir un champ ouvert de possibles. Vernissage jeudi 5 février 2026, dès 16h30 : Le temps d’un Afterwork festif, en présence de John M Armleder, le musée se transforme en un espace de rencontres et d’expériences. Portraits esquissés en quelques minutes, DJ set, interventions artistiques et rendez-vous autour de la collection rythmeront cette soirée inédite, + d’infos.

Angélica Serech Pach’un Q’ijul (Temps entrelacés – Deep time) du 9 octobre 2025 au 30 août 2026, Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Genève

Le Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge présente la première exposition personnelle d’Angélica Serech (*1982, Guatemala) en Europe. Pach’un Q’ijul (Temps entrelacés – Deep time) est un dialogue entre la production récente de l’artiste d’origine Maya Kaqchikel et les collections du Musée. Guidée par une démarche expérimentale et intuitive, Serech construit ses propres métiers à tisser pour relier des gestes ancestraux à son histoire personnelle marquée par la guerre civile guatémaltèque. Ses œuvres rendent hommage à son héritage culturel, tout en explorant la dimension réparatrice de la création artistique. Tissant des liens entre les mémoires individuelle et collective, l’exposition nous invite à nous plonger dans les relations entre textile et action humanitaire, + d’infos.

Marie Ducaté du 20 février au 29 novembre 2026, Ariana, Musée suisse de la Céramique et du Verre, espace d’exposition temporaire au 1er étage, Genève

Avec « Marie Ducaté. Simultanés », l’artiste transpose l’esprit de son atelier au musée et propose une cohabitation heureuse et colorée de ses pièces en céramique, papier calque, aquarelle, textile et verre. Initialement issue de la peinture, Marie Ducaté investit de nombreux médiums artistiques, de la céramique au verre en passant par le dessin et le textile pour matérialiser une œuvre totalisante. Au Musée Ariana, l’artiste vient transposer l’esprit et un aperçu de l’aménagement de son atelier. L’espace accueille ainsi un théâtre d’objets en céramique, papier calque, aquarelle, textile, et verre, au croisement de la culture pop et de l’histoire de l’art.

Site internet de l’artiste. Vernissage public jeudi 19 février 2026, à 18h, +d’infos.

Son univers coloré est ainsi mis en lumière avec des œuvres souvent éclatantes jouant d’une large palette chromatique qui circule des couleurs vives jusqu’à la transparence. Avec une sélection de 130 œuvres, Marie Ducaté propose autant de réflexions simultanées sur comment intégrer le décor dans la forme. La figuration dense de ses débuts se délie et s’abstrait à travers la couleur pour investir la douce transparence avec ses dernières productions en verre réalisées en Tchéquie et exposées ici de façon inédite. Travaillant sans relâche à repousser les frontières, Marie Ducaté nous invite à explorer la sensualité des matières avec, toujours en ligne de mire, cet esprit libre et curieux. 

Le verre, au-delà de la matière. Les collections du Cirva du 24 avril 2026 au 3 janvier 2027, Ariana, Musée suisse de la Céramique et du Verre, Genève

L’exposition rétrospective met en lumière quarante années de création du Centre international de recherche sur le verre et les arts plastiques (Cirva). Elle explore les propriétés du verre à travers le regard des artistes et designer-euses. Elle revient sur les mythes et les fictions associés à l’origine du verre, propose également une approche physico-chimique de la matière et met en exergue la volonté des artistes d’inventer de nouvelles façons de travailler ce matériau pour faire advenir de nouvelles formes. Dix chapitres sont rythmés entre la présentation des grandes séries qui ont marqué l’histoire du Cirva et par des ensembles documentaires permettant de plonger dans le processus créatif. L’exposition révèle des archives de la création inédites qui rendent sensible la démarche des artistes, leurs doutes et leurs découvertes. Cet accrochage est conçu comme vivant et incarné à travers la réunion de documents vidéos, musique, dessins et esquisses, moules et essais techniques, photographies et correspondances. On découvre par exemple comment l’artiste Jean-Michel Othoniel a simulé une explosion volcanique en laboratoire, l’aventure du dépôt d’un brevet de projection de verre en fusion par le designer Gaetano Pesce et le centre d’art (technique « Mistral »), les recherches de Pierre Soulages venu au Cirva pour concevoir un nouveau type de verre pour les vitraux de l’abbaye Sainte-Foy de Conques, ou encore les multiples transformations d’une bouteille Ricard par la designeuse Wendy Andreu. Par ailleurs, l’exposition révèle des verriers et verrières au talent hors norme qui ont contribué à la réussite de ces projets novateurs. Il s’agit de la première présentation des collections du Cirva de cette ampleur. Elle réunit près de deux cents objets.
Des Journées du Verre proposent rencontres, tables rondes, visites et performance les 30 et 31 octobre 2026, ouvert à toutes et tous, + d’infos.

Lausanne, Vaud

La Collection de l’Art Brut, à Lausanne, fête ses 50 ans en 2026

Art Brut en Suisse. Des origines de la collection à aujourd’hui du 28 février au 27 septembre 2026, Collection de l’Art Brut, Lausanne, Château de Beaulieu, Lausanne

Cette exposition anniversaire présentera un large éventail d’œuvres d’une grande variété, dessins, peintures, sculptures, broderies, écrits, assemblages issues exclusivement des collections du musée lausannois. Certaines émanent du noyau historique dont on doit l’existence à l’artiste français Jean Dubuffet ; d’autres sont contemporaines et ont intégré le fonds de la Collection de l’Art Brut entre 1976, année de son ouverture, et 2026. Cependant, elles ont toutes été réalisées par des autrices et auteurs d’Art Brut suisses ou ayant créé en Suisse. Avec le thème de la Suisse comme fil rouge, cette exposition et la publication qui l’accompagne, contenant notamment un tapuscrit inédit de Dubuffet sur son voyage en 1945, ont pour objet de rappeller les liens étroits et durables entre l’artiste français et ce pays, qui l’ont conduit à offrir sa collection d’Art Brut à la Ville de Lausanne afin d’en assurer la pérennité et sa présentation au public. Vernissage vendredi 27 février à 18h30, + d’infos.

Deux expositions temporaires à découvrir du 6 mars au 31 mai 2026, Photo Elysée, Plateforme 10, Lausanne

  • Luc Delahaye : Le Bruit du Monde. Cette exposition monographique, consacrée au photographe français Luc Delahaye retrace vingt-cinq années de création, de 2001 à 2025. Cette période marque son retrait du photojournalisme et son engagement dans le champ de l’art. À travers des images qui révèlent les désordres du monde contemporain, Delahaye compose une vision saisissante du premier quart du 21e siècle, traversé par le tumulte, + d’infos.
  • Ella Maillart : Récits photographiques. Voyageuse extraordinaire, photographe et écrivaine, Ella Maillart a parcouru l’Asie à de nombreuses reprises. En 2025, l’ensemble de son œuvre a été reconnu par l’UNESCO. Cette exposition met en lumière le dialogue entre les images et les textes, et explore le rôle de ce patrimoine photographique dans la constitution et la préservation de la mémoire du monde, + d’infos.

Hermitage, fermée pour travaux jusqu’en 2027

L’Hermitage voyageL’Hermitage hors murs pendant la fermeture du musée pour travaux jusqu’à l’automne 2027 

Pro Senectute x Maison de la Femme, conférence & atelier mardi 21 avril et jeudi 21 mai 2026, Maison de la Femme à Lausanne

L’Hermitage voyage à la Maison de la Femme pour une journée dédiée aux femmes artistes, en collaboration avec Pro Senectute Vaud! Sylvie Wuhrmann, directrice du musée, vous invite à découvrir trois artistes femmes de la collection de l’Hermitage, en présence d’œuvres originales, + d’infos.

Dépôt, restau expo – coup d’oeil sur les collections du 20 mars au 21 juin 2026, à l’Abbatiale de Payerne

Cette exposition de la série “Coup d’œil sur les collections” invite à découvrir des œuvres rarement exposées et à entrer dans les coulisses du musée. Elle met en lumière une vingtaine de tableaux de Victor de Mestral Combremont, peintre broyard inspiré par les paysages suisses et français. Visites guidées Victor de Mestral Combremont : du geste artistique au geste technique vendredi 17 avril et vendredi 29 mai à 18h, + d’infos.

Deux expositions en parallèle du 24 avril au 27 septembre 2026, Mudac, Musée cantonal de design et d’arts appliqués contemporains, Plateforme 10, quartier des arts, Lausanne

  • Et nous alors? Les animaux en verre de la collection Pierre Rosenberg

Avec près de 300 animaux en verre, issus de la collection de Pierre Rosenberg — éminent historien de l’art et directeur honoraire du Louvre — ainsi que des pièces provenant de sa donation au Musée du Grand Siècle, l’exposition met en lumière cet univers, interrogeant notre rapport complexe et ambivalent au vivant, +d’infos.

  • Isao Takahata. Pionnier du dessin animé contemporain, de l’après-guerre au Studio Ghibli

Cette exposition, unique en Suisse, retrace le parcours de Takahata, de Heidi (1974) à Le Tombeau des Lucioles (1988) et Le Conte de la princesse Kaguya (2013), à travers ses carnets et storyboards, des dessins originaux, celluloïds, extraits de films et documents audiovisuels, + d’infos.

Vernissage jeudi 23 avril 2026

Let’s Move : Bougez !, un espace ludique, interactif et gratuit, ouvert à tous à découvrir 12 avril 2025 au 12 avril 2027, Musée Olympique à Lausanne

Le Musée Olympique invite les enfants de 4 à 10 ans à tester leur équilibre, leur souplesse, leur endurance et leur coordination grâce à des activités ludiques et pratiques.

Des modules ont été imaginés pour les encourager à prendre soin de leur santé et les inciter à être régulièrement en mouvement. Les enfants et leurs familles peuvent ainsi relever des défis par le jeu et se découvrir un intérêt ou des aptitudes naturelles pour une activité physique. L’espace s’articule autour d’une maison imaginaire, dont chaque pièce a été recréée pour montrer qu’il est possible d’être actif n’importe où, même chez soi. Se faufiler entre les cordes à linge pour maintenir sa souplesse ? Rebondir sur un lit musical afin de consolider ses os ? Tester son équilibre sur des briques tombées d’un mur ? Allumer un ordinateur en pédalant ? Autant d’activités originales et accessibles qui font rimer mouvement avec amusement. A découvrir gratuitement au Musée Olympique depuis le 12 avril 2025, + d’infos.

Imagine Monet, exposition immersive, du 11 mars au 28 juin 2026, Beaulieu, Lausanne (halle 35)

Une plongée sensorielle au cœur de l’œuvre de Claude Monet grâce à la technologie de l’Image Totale, avec plus de 200 œuvres projetées à 360°. Conçue par Annabelle Mauger et Julien Baron, avec l’appui de l’historienne de l’art Androula Michael, elle se structure en plusieurs espaces complémentaires : 

du mercredi au dimanche de 9h à 18h

une entrée fleurie inspirée du pont de Giverny, un espace pédagogique retraçant la vie, les périodes et la démarche artistique de Monet, une grande salle immersive d’une durée de 30 minutes, plongeant le visiteur au cœur des tableaux, un espace InnerVision, en première mondiale, permettant d’explorer des œuvres en très haute définition grâce à des écrans tactiles, ainsi qu’un espace interactif immersif dédié aux enfants . L’exposition met en lumière la quête de Monet pour saisir la lumière et l’instant, faisant de son œuvre, dont notamment les Nymphéas, une préfiguration des expériences immersives contemporaines, dans un parcours accessible, ludique et contemplatif destiné à tous les publics, + d’infos.

La Muette – espaces littéraires est la nouvelle institution culturelle de la Ville de Pully dédiée à C. F. Ramuz et à la littérature.

Développée en collaboration avec le Centre des Littératures en Suisse romande (CLSR) de l’Université de Lausanne, +d’infos, La Muette – espaces littéraires propose trois lieux de rencontre avec Ramuz et avec la littérature. Un espace d’exposition, élaboré à partir du bureau de l’écrivain et centré sur son œuvre. Un espace numérique, lamuette.ch, destiné à mettre en valeur la richesse des documents d’archives liés à l’auteur. Et enfin, un espace de rencontre, sous la forme d’une programmation d’événements et de projets ponctuels de médiation. Dans une atmosphère intimiste, le parcours d’exposition en sept chapitres emmène les visiteuses et visiteurs à la rencontre de l’œuvre et de la vie de Ramuz sur plus de 100m2. Des livres, objets historiques et manuscrits sont présentés aux côtés d’œuvres d’art contemporaines, comme autant de facettes d’un patrimoine littéraire vivant. Les visiteuses et visiteurs sont invités à prendre le temps de déambuler, à s’imprégner de l’atmosphère calme et paisible, à s’asseoir et consulter les livres à disposition, à profiter de la vue sur le jardin et de la fraîcheur de la maison vigneronne, + d’infos.

Kurt Businger, C. F. Ramuz devant La Muette, 1941

« Pully Culture » dispose dorénavent d’un nouveau lieu culturel : La Muette, le Musée d’art de Pully, l’ArchéoLab, L’Octogone – Théâtre de Pully, le Café-Théâtre de la Voirie et la Bibliothèque de Pully.

Nyon – Prangins – Morges – Vevey

Le Château de Nyon est une forteresse romane construite au 12e siècle et transformée au 16e siècle. Longtemps cœur politique et administratif de la cité, il abrite également un musée depuis 1888. A travers son exposition permanente, le musée retrace l’histoire bimillénaire de la ville. Il présente la finesse de porcelaines produites dans la célèbre manufacture de Nyon au 18e siècle, l’ambiance saisissante des prisons fermées en 1979 et une collection hétéroclite d’objets disséminés dans ses combles, + d’infos.

Les murmures. Une machine à voir, avec et à rebours de l’IA par Mathieu Bernard-Reymond du 18 mars au 16 août 2026, Musée suisse de l’appareil photographique, Vevey

Comment faire de l’IA un outil de photographe, et non l’inverse ? Pour répondre à cette question, le photographe et artiste franco-suisse Mathieu Bernard-Reymond a conçu un appareil photographique unique, en collaboration avec le studio de design suisse Mouvement Studio et spécialement développé pour le Musée suisse de l’appareil photographique. Cette machine est dotée d’une IA capable d’écouter et de traiter les paroles du photographe au moment de la prise de vue, sans être connectée à Internet. Cet instrument d’un nouveau genre mélange l’image capturée optiquement et celle hallucinée par les mots. Entre le photographe et son « apporeille photo » se tisse alors un dialogue inédit, qui redéfinit le geste intime de la prise de vue, et interroge notre rapport à l’intelligence artificielle. L’objet, son design, sa technologie et les images qu’il produit invitent à penser l’IA non comme une technologie purement dématérialisée, mais comme un prolongement concret de l’histoire de la technique et de la création photographique, du mardi au dimanche, 11h à 17h30, + d’infos.

Le coq et la sirène du 27 février au 10 mai 2026, Château de Nyon

L’exposition consacrée à Jean Lurçat (1892-1966) et rassemble des œuvres emblématiques de l’univers de Lurçat, où se déploient coqs, sirènes, chouettes, lunes, soleils et autres figures animales ou fabuleuses, associées à des éléments cosmiques. Ces images transportent par leur force poétique dans un univers tout en nuances de couleurs. Peintre, muraliste, lissier et céramiste, cet artiste français et acteur central du renouveau de la tapisserie moderne est à l’origine des Biennales internationales de la tapisserie de Lausanne, lancées en 1962.

Présentant lithographies, céramiques et tapisseries, l’exposition met en lumière la diversité des médiums explorés par l’artiste. La céramique, en particulier, apparaît chez Lurçat comme un espace de grande liberté formelle, en cohérence avec son ambition de démocratiser l’art et de l’inscrire dans le quotidien. En regard de ses œuvres sont présentées des céramiques issues de la manufacture de porcelaines de Nyon, ainsi que des pièces réalisées d’après des dessins de Bodjol et de Jacques Perrenoud. L’exposition est enrichie par des œuvres de Joan Gardy Artigas et Antoni Tàpies, prêtées spécialement pour l’occasion. Dans l’espace dédié à l’art textile, la tapisserie J’en vois de toutes les couleurs, prêtée par la Fondation Toms Pauli, occupe une place centrale. L’exposition présente également des œuvres de Denise Binet (1897–1980), artiste lissière installée à Trélex, contemporaine de Jean Lurçat qui collabora notamment avec Bodjol et Théodore Stravinsky. Conférence par Magali Junet, directrice de la Fondation Toms Pauli dimanche 26 avril à 11h, + d’infos.

Plancton, le minuscule peuple du lac du 6 novembre 2025 au 28 février 2027 au Musée du Léman à Nyon

Une invitation à plonger dans l’infiniment petit pour découvrir les animaux et végétaux microscopiques, essentiels et fascinants, qui peuplent le lac par milliards. Mais qu’est-ce qui se cache dans une goutte d’eau du lac ? Le plancton, de nature animale ou végétale, invisible à l’œil nu. Il est à l’origine, il y a plusieurs milliards d’années, de tous les animaux et plantes qui existent ou ont existé.

Il figure parmi les premières formes de vie qui ont peuplé le Léman, peu de temps après sa formation il y a environ 15’000 ans. Indispensables à l’écosystème lacustre, les planctons sont infiniment plus nombreux que tous les animaux et plantes visibles du lac. Ils sont à la base de ses chaines alimentaires et jouent un rôle central dans son équilibre écologique. Ils sont tout à la fois indicateurs, acteurs et victimes de menaces telles que le réchauffement climatique, les espèces invasives ou les micropolluants. Leur observation révèle l’état de santé du Léman. S’intéresser au plancton, c’est ouvrir une porte vers un monde extraordinaire et souvent méconnu. Sans s’adresser à un public restreint de scientifiques, la nouvelle exposition du Musée du Léman est ludique et instructive, et elle invite toute personne curieuse à explorer, à travers le plancton, l’essentiel du monde vivant de notre lac.

Des rendez-vous artistiques et scientifiques : Tout au long de l’exposition le public est invité à explorer le plancton sous toutes ses facettes : participer à des expériences interactives, observer zooplanctons et phytoplanctons au microscope, s’inspirer de leurs formes, couleurs et mouvements lors d’ateliers de dessin animés par quatre artistes de la région nyonnaise, ou encore fabriquer un nettoyant doux à base de terre de diatomée, issue de la fossilisation de micro-algues planctoniques, + d’infos.

Colonialisme. Une Suisse impliqueé, exposition temporaire du 29 mars au 11 octobre 2026, Musée National suisse, Château de Prangins

Dès le 16e siècle, des citoyens et citoyennes et des entreprises helvétiques entre tiennent des liens étroits avec le système colonial. Certaines firmes suisses ainsi que des individus prennent part à la traite transatlantique, exploitent des personnes réduites en esclavage et font fortune grâce au commerce de produits coloniaux. Des Suisses et des Suissesses partent comme missionnaires à travers le monde. D’autres, mus par la pauvreté ou la soif d’aventure, s’engagent comme mercenaires dans les armées européennes, lesquelles enchaînent les conquêtes territoriales et écrasent la résistance de peuples autochtones.

Des experts suisses mettent leur savoir au service des puissances coloniales. Les Universités de Zurich et de Genève enseignent et diffusent des thèses racistes qui connaissent une résonance internationale et servent à légitimer le système colonial. Basée sur les tout derniers résultats de la recherche, l’exposition offre, pour la première fois en Romandie, une vue d‘ensemble de l’histoire des liens coloniaux de la Suisse et s’appuie sur de nombreux objets, documents d’archives, photographies et œuvres d’art, + d’infos.

Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry du 7 mars au 7 juin 2026, Musée Bolle, Morges

En 2026 nous célébrons les 80 ans de la parution en français du Petit Prince. Depuis sa première parution à New York en 1943, Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944) est devenu un véritable phénomène de la littérature mondiale. Œuvre à la fois poétique, philosophique et universelle, elle offre une leçon de vie qui touche toutes générations confondues. Ouvert du mercredi au dimanche de 14h à 17h, + d’infos.

Evénements autour du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry

  • Conférence au Musée Bolle mercredi 29 avril  à 19h : Comment devient-on le plus grand collectionneur du livre du Petit Prince ? Jean-Marc Probst nous racontera sa rencontre avec Le Petit Prince et l’histoire de sa collection, sur inscriptions : info@museebolle.ch ou au 079 349 22 91
  • À voir un soir à Morges vendredi 8 mai de de 16h à 22h
  • Lecture du conte Le Petit Prince sous le Dôme lors de la Fête de la Tulipe samedi 9 mai à 15h30, tout public.

Portes ouvertes, inauguration de la nouvelle exposition temporaire les 21 au 22 juin 2025, Alimentarium, Vevey

Verrière : Les plats factices illustrent la diversité des cuisines du monde.

Artichaux qui fleurissent au jardin de l’Alimentarium, juin 2025

L’Alimentarium, musée pionnier consacré à l’alimentation, célèbre ses 40 ans avec une exposition d’envergure : « SYSTEMA ALIMENTARIUM. Vers une grande révolution alimentaire ? » Cette exposition interroge les enjeux globaux liés à l’alimentation : comment nourrir sainement et durablement une humanité toujours plus nombreuse, tout en préservant les écosystèmes de la planète ? Nourrir le monde à l’ère de l’Anthropocène, concilier santé plantétaire et préservation de la biodiversité à l’horizon 2025. L’exposition débute en plein air, dans un jardin vivant où sont cultivées 300 espèces, avant d’emmener le visiteur à travers un parcours intérieur mêlant installations monumentales, photographies, objets historiques, dispositifs numériques et œuvres d’art contemporaines. Chaque étape révèle les tensions du système alimentaire global : perte de biodiversité, gaspillage, dépendances, inégalités. Heures d’ouverture du mardi au dimanche: 10h à 18h, fermé les lundis, sauf les lundis fériés + d’infos.

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Trois expositions temporaires au Musée Jenisch du 1er mai au 9 août 2026

  • Uwe Wittwer. Avant que le verre ne cède
  • Frédéric Cordier. Mécanique du paysage
  • L’odyssée de Kokoschka

Vernissage le 30 avril 2026, + d’infos.

Canton de Fribourg

Olivier Zappelli : Explositions du 26 mars au 28 juin 2026, Musée d’art et d’histoire de Fribourg

Olivier Zappelli : Rhinocéros dans la jungle – Les tourments du moine

L’exposition est consacrée à l’artiste fribourgeois Olivier Zappell. À cheval entre le rêve et l’hyperréalisme, l’humour et la tragédie, l’horreur et la beauté, l’œuvre du peintre fribourgeois Olivier Zappelli nous emmène dans un voyage haut en couleurs. La virtuosité technique est mise au service d’un imaginaire débridé, où se côtoient les nains de jardins, les hamburgers mutants, les dieux de l’Inde, les squelettes et les femmes opulentes, les paysages helvétiques et les dérives de la civilisation moderne, + d’infos.

Valais

De Manet à Kelly L’art de l’empreinte du 12 décembre 2025 au 14 juin 2026, Fondation Pierre Gianadda, Martigny

L’exposition rassemble une sélection de 178 chefs-d’œuvre de la gravure des XIXe et XXe siècles de la bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA). D’Édouard Manet à Ellsworth Kelly, en passant par Francisco de Goya, Edvard Munch, Käthe Kollwitz ou encore Vera Molnár, cette présentation exceptionnelle d’œuvres modernes et contemporaines révèle l’immense créativité des artistes dans le domaine de l’estampe à travers l’histoire. Elle porte un regard inédit à la fois sur le caractère unique de cette collection, initiée au début du XXe siècle par un amateur d’art et mécène visionnaire, Jacques Doucet, et sur le dynamisme de ses développements les plus récents. Tous les jours de 10h à 18h, + d’infos.

Bâle

Cezanne du 25 janvier au 25 mai 2026, La Fondation Beyeler, Riehen/Bâle

Pour la première fois de son histoire, la Fondation Beyeler consacre une exposition monographique à Paul Cezanne (1839-1906), pionnier de l’art moderne et artiste majeur de sa collection. Réunissant environ 80 œuvres, l’exposition se concentre sur la dernière et la plus significative des périodes de travail du peintre français, donnant à voir Cezanne au sommet de son art : portraits énigmatiques, figures paradisiaques de baigneurs et de baigneuses, paysages provençaux viscéralement évocateurs, et enfin son motif privilégié, la montagne Sainte-Victoire, dont il réalise des vues toujours renouvelées. Dans son atelier du sud de la France, Cezanne met son intuition magistrale au service d’un puissant jeu de tensions entre lumière, couleur et forme, construisant des images révolutionnaires qui inspirent jusqu’à aujourd’hui des générations d’artistes, 9h à 18h, mercredi 9h à 20h, + d’infos.

Haute-Savoie

Flo Kasearu : Pelouse interdite du 17 janvier au 12 avril 2026, Villa du Parc, Centre d’art contemporain, Annemasse

Pour sa première exposition monographique en France, à la Villa du Parc, Flo Kasearu entreprend une enquête in situ à partir des archives du bâtiment. Elle puise dans les multiples vies de cette villa bourgeoise construite en 1865 : dès 1930 le bâtiment fait office de tribunal d’instance, de bureau de police, de service des impôts, mais aussi lieu d’habitation pour des familles. À partir de ces strates institutionnelles et domestiques, elle imagine une fiction où le regard d’une enfant solitaire, habitant les lieux dans les années 1950, devient le fil conducteur d’un récit tissé entre mémoire, jeu et pouvoir. Pelouse interdite explore les relations entre sphère publique et sphère privée. 

À travers jeux de rôles, anecdotes personnelles et détournements d’objets du quotidien, l’artiste estonienne interroge notre rapport aux figures d’autorité, renverse les rôles et bouscule les hiérarchies établies, du mercredi au dimanche de 14h à 18h, + d’infos.

Modernité suisse. L’héritage de Hodler du 7 février au 17 mai 2026 au Palais de Lumère, Evian

Palais de Lumière, Evian

Une exposition dédiée à l’influence du peintre suisse Ferdinand Hodler sur ses contemporains et ceux qui lui ont succédé. L’occasion par-delà le fil rouge hodlérien, d’offrir au public un panorama de la peinture helvétique de 1870 à 1930.À découvrir des artistes suisses qui exposent pour la première fois à l’étranger et d’autres reconnus internationalement tels que Cuno Amiet, Giovanni Giacometti, Ludwig Kirchner ou encore Félix VallottonUne large place est réservée au peintre Albert Schmidt, « fils spirituel de Hodler », ainsi qu’aux artistes et mouvements divergents tels que les membres du Groupe Le Falot, les peintres divisionnistes ou encore les cubo-futuristes. Plus de 140 œuvres de 55 artistes sont réunies pour illustrer la richesse de cette thématique. Avec une majorité de peintures mais aussi des dessins, des gravures et un bronze. Une cinquantaine d’institutions suisses et de collectionneurs privés ont été sollicités pour ce projet hors-norme. Ouvert tous les jours de 10h à 18h, + d’infos.

Inauguration de la Maison des Mémoires à Annemasse (avenue de la Gare)

Le 8 novembre 2025, année du 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Ville d’Annemasse inaugure la Maison des Mémoires – couper de ruban par le Conseil Municipal des Enfants

La Maison des Mémoires est ouverte à tous, le mercredi, samedi et dimanche de 14h à 18h, en entrée libre et gratuite, + d’infos.

Située dans les anciens locaux de la prison du Pax, lieu hautement symbolique de la Résistance et de l’histoire de la ville, cet établissement permet de valoriser les mémoires liées à la Seconde Guerre mondiale dans un premier temps, puis à terme, d’élargir à l’ensemble des mémoires de la ville. Situé au 21 avenue de la Gare au coeur d’Annemasse, le bâtiment autrefois une entreprise de bonneterie, est aménagé en prison en septembre 1943 de la SS Polizei Regiment Todt. Elle devient la principale prison du département pendant la Seconde Guerre mondiale. Le registre d’écrou indique les noms de 742 personnes. Parmi elles se trouvent des résistants et des personnes juives, dont une centaine d’enfants. Renommé La prison du Pax, ce lieu connut plusieurs figures annemassiennes emblématiques. Notamment Mila Racine et Marianna Cohn, des jeunes résistantes qui sauvèrent de nombreux enfants juifs en leur faisant passer clandestinement la frontière suisse, + d’infos.

Tous les textes et photos Jean-Luc Nabet)